Lettres: Récrire l'histoire ?
Comme une bonne partie des Québécois, si on se fie à la fréquentation des églises, je ne suis pas un catholique pratiquant. Toutefois, j'ai été choqué par la sortie du chef de l'opposition officielle, qui souhaite retirer le crucifix de l'Assemblée nationale.
Plus qu'un symbole religieux, le crucifix est un puissant rappel de ce qu'est le Québec et de son histoire, elle-même indissociable de la religion catholique. Bon nombre de nos institutions scolaires, hospitalières et même syndicales doivent leur existence aux différentes communautés religieuses catholiques ou protestantes qui ont contribué à bâtir le Québec. Combien de villes jouissent aujourd'hui de la présence sur leur territoire d'un cégep parce qu'un collège y avait d'abord été établi par l'une au l'autre de ces communautés religieuses?
Ici même, à Joliette, des générations d'enfants ont pris goût à la lecture parce que les clercs de Saint-Viateur avaient permis l'établissement de la bibliothèque des jeunes en leurs murs, et ce, sans parler de l'école de musique et du musée, qui font encore l'orgueil des Joliettains.
Apprendre maintenant que le crucifix du Salon bleu incommode certains ténors péquistes surprend quand on sait que ces gens-là se drapent du fleurdelisé à la première occasion!
Le PQ est-il en train de préparer un plan visant à laïciser le visage public du Québec? Nous prépare-t-on un projet pour changer notre drapeau, composé, faut-il le rappeler, d'une croix blanche sur fond azur? Un futur ministre péquiste de la Culture déclassera-t-il le lopin de terre où se dresse la croix du mont Royal afin de la déboulonner?
Le silence d'André Boisclair jusqu'à maintenant laissait croire qu'il était une fois de plus incapable de faire face à un tel débat. Son intervention l'a prouvé!
Plus qu'un symbole religieux, le crucifix est un puissant rappel de ce qu'est le Québec et de son histoire, elle-même indissociable de la religion catholique. Bon nombre de nos institutions scolaires, hospitalières et même syndicales doivent leur existence aux différentes communautés religieuses catholiques ou protestantes qui ont contribué à bâtir le Québec. Combien de villes jouissent aujourd'hui de la présence sur leur territoire d'un cégep parce qu'un collège y avait d'abord été établi par l'une au l'autre de ces communautés religieuses?
Ici même, à Joliette, des générations d'enfants ont pris goût à la lecture parce que les clercs de Saint-Viateur avaient permis l'établissement de la bibliothèque des jeunes en leurs murs, et ce, sans parler de l'école de musique et du musée, qui font encore l'orgueil des Joliettains.
Apprendre maintenant que le crucifix du Salon bleu incommode certains ténors péquistes surprend quand on sait que ces gens-là se drapent du fleurdelisé à la première occasion!
Le PQ est-il en train de préparer un plan visant à laïciser le visage public du Québec? Nous prépare-t-on un projet pour changer notre drapeau, composé, faut-il le rappeler, d'une croix blanche sur fond azur? Un futur ministre péquiste de la Culture déclassera-t-il le lopin de terre où se dresse la croix du mont Royal afin de la déboulonner?
Le silence d'André Boisclair jusqu'à maintenant laissait croire qu'il était une fois de plus incapable de faire face à un tel débat. Son intervention l'a prouvé!
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

