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Boisclair ne veut pas de crucifix à l'Assemblée nationale

Charest et le chef du PQ taxent en choeur Dumont de démagogie

Antoine Robitaille   19 janvier 2007  Québec
André Boisclair
Photo : Jacques Nadeau
André Boisclair
Québec — Le débat sur les «accommodements raisonnables» et sur la place du religieux dans l'espace public a encore gagné en intensité hier dans l'atmosphère préélectorale qui a saisi la classe politique. D'une part, le chef péquiste André Boisclair, dans une défense de la «laïcité québécoise», a affirmé que le crucifix n'a plus sa place à l'Assemblée nationale. D'autre part, le premier ministre Jean Charest — tout comme M. Boisclair — a accusé l'homme par qui l'affaire a éclaté, le chef adéquiste Mario Dumont, de «démagogie».

Estimant que le débat «dérapait» aux mains «de sondeurs et de démagogues», M. Boisclair a accordé plusieurs entrevues hier sur cette question, qui a fait l'objet d'un nombre incalculable de «dossiers» et «d'émissions spéciales» dans les médias ces derniers jours. Vantant ce qu'il a qualifié de «modèle québécois d'intégration» («Nos banlieues ne brûlent pas», a-t-il noté en référence aux troubles survenue en France de 2005), M. Boisclair a dénoncé de façon virulente les «faussetés» et les «approximations» qui, selon lui, ont été entendues ces derniers jours. Il s'étonne du tollé qu'a soulevé l'accommodement raisonnable, un concept balisé par les tribunaux qui est «rarement invoqué» et dont il n'était même pas question dans les quelques «incidents malheureux» qui ont été «montés en épingles» à l'automne. Du reste, il faudrait selon lui reconnaître que notre société réserve une place spéciale aux signes religieux chrétiens: «Ce que je remarque, c'est que nous nous accommodons bien entre nous. Jamais je n'ai vu des gens remettre en cause le fait qu'il y avait un crucifix en haut de la tête du président de l'Assemblée nationale, même s'il y a des juifs et une députée d'origine musulmane dans notre Assemblée nationale.» À ses yeux, ce signe «n'a pas sa place là». Une déclaration qu'il a tout de suite cherché à relativiser en disant qu'elle était toute «personnelle» et n'engageait pas son parti. «Je ne veux pas aller plus loin dans ce débat-là. J'ai été franc et honnête. [...] Ce n'est pas le parti qui parle. C'est une conviction personnelle.» M. Boisclair a toutefois souligné que cette conviction rejoignait celle de René Lévesque qui, le premier, avait autorisé ses ministres qui le souhaitaient à prêter serment sur leur honneur et non sur la Bible. «Moi, je prête serment sur mon honneur», a-t-il précisé, ajoutant qu'il s'agissait là ses convictions religieuses à lui, «d'ordre privé».

(Notons que c'est aussi le Parti québécois qui a mis fin à la tradition de la prière d'ouverture de séance à l'Assemblée nationale. Le changement avait été fait en 1973, mais la tradition de la prière a été maintenue jusqu'au 15 décembre 1976, où le président Clément Richard avait demandé pour la première fois un moment de recueillement. Le chef créditiste Camil Samson avait alors protesté et déposé une motion réclamant le retour de la prière. Le 8 juin 1977, celle-ci a fait l'objet du dernier vote libre à avoir été tenu à Québec. La motion avait été battue: 37 péquistes avaient voté contre, 31 députés — 22 libéraux, un unioniste, un créditiste et un péquiste — avaient voté pour. Il y avait eu dix abstentions: neuf péquistes et un libéral.)

Aux yeux de M. Boisclair, le «contexte incendiaire» actuel n'est pas le meilleur pour tenir le débat sur le crucifix. Mais il est clair pour lui que «les symboles religieux n'ont pas leur place dans l'espace public». Il confie avoir été déçu lorsque les juifs hassidims ont été autorisés à installer un érouv — un fil de fer servant à délimiter un espace de déplacements permis les jours de sabbat — à Outremont.

Dumont démagogue

Interrogé sur ce débat à l'issue du caucus spécial de deux jours de l'aile parlementaire du PLQ (auquel se sont joints des candidats libéraux, donc des non-élus), Jean Charest a reproché au chef adéquiste Mario Dumont hier d'avoir «favorisé la division» dans la société. À son sens, «M. Dumont ne comprend rien au Québec s'il pense que les Québécois font de l'à-plat-ventrisme» à l'endroit des immigrants, une expression que le chef adéquiste a répétée ces derniers jours. «Le mot, c'est de la démagogie, on appelle ça de la démagogie», a laissé tomber M. Charest avec un air dépité.

Le premier ministre a aussi fait remarquer, comme la ministre de l'Immigration cette semaine, que M. Dumont et l'ADQ n'avaient pas cru bon de participer à la commission parlementaire sur le racisme et la discrimination, qui a duré trois semaines à l'automne. Aucun élu de l'ADQ n'a en effet assisté aux travaux et le parti n'a pas déposé de mémoire. «Il va nous dire que son parti était trop petit. C'est drôle, Québec solidaire n'a pas un seul député à l'Assemblée nationale du Québec, ils ont trouvé, eux, le moyen de déposer un mémoire à l'Assemblée nationale», a fait remarquer M. Charest, plus cinglant qu'à son habitude.

Le gouvernement n'a pas attendu que le débat sur la question fasse irruption dans l'actualité avant d'agir, a ajouté le premier ministre. Il a notamment rappelé la motion d'opposition à la création de tribunaux islamiques au Canada, présentée le 25 mai 2005 par la députée Fatima Houda-Pepin et adoptée à l'unanimité. M. Charest a aussi évoqué la création par son gouvernement d'un groupe de travail sur les accommodements raisonnables dans le domaine de l'éducation (lequel déposera son rapport en juin prochain). Il estime que M. Dumont doit des explications aux Québécois: «Pourquoi y voit-il une urgence nationale [et] pourquoi il était silencieux avant, pourquoi il n'a rien dit? Pourquoi, soudainement, un intérêt pour diviser la société québécoise?»

Citoyens ou communautés culturelles?

André Boisclair s'en est aussi pris à Mario Dumont hier. Réagissant à la proposition de M. Dumont de consigner les «valeurs québécoises» dans une constitution du Québec, M. Boisclair s'est lancé: «Il a l'obligation de nous dire s'il veut modifier la Charte québécoise des droits.» Selon M. Boisclair, toutes les valeurs que le chef adéquiste énumère y sont déjà.

Au reste, M. Boisclair croit que la quasi-totalité des arrangements faits avec les minorités sont tout à fait acceptables. «Quand on accorde quelque chose à un groupe ou à un individu, on n'est pas dans un jeu à somme nulle. L'accorder ne m'enlève rien. S'arranger, dans un hôpital, pour respecter les règles juives après un décès, qu'est-ce que ça m'enlève à moi? Rien. Lorsqu'on a accordé le droit de vote aux femmes, on ne l'a pas enlevé aux hommes! On a transformé notre société et on a appris à partager le pouvoir et à mieux vivre ensemble. Et c'est ça, le défi du Québec d'aujourd'hui.»

Par ailleurs, pour M. Boisclair, dans le contexte actuel, il faut valoriser la notion de citoyen. Il rappelle que lorsqu'il était au gouvernement, le ministère responsable de l'immigration avait pour nom «Relations avec les citoyens». Il déplore que, pour des raisons qui tiennent au «clientélisme», les libéraux, à leur retour au pouvoir, se soient «empressés de rebaptiser le ministère des "communautés culturelles", une vision de la société québécoise à [son] avis passéiste, comme si, d'un côté, il y avait des Québécois et, de l'autre, des communautés culturelles». Cela, a-t-il déploré, «contribue bien davantage à élever des barrières entre les gens qu'à les faire disparaître».
 
 
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  • Sylvie Provost - Inscrite
    19 janvier 2007 05 h 53
    les élections s'en viennent...
    La course aux votes est commencée! On casse du sucre sur le dos des autres partis pour se donner du crédit (et des votes). Mais le débat de fonds, c'est vraiment Mario Dumont qui l'a lancé. Il a été franc, il a parlé d'à-plat-ventrisme et il avait raison. Pourquoi balayer la vérité sous le tapis? Pour se montrer politiquement correct? Ne pas perdre de votes... Faire sortir un homme d'une piscine, refuser l'accès à un homme aux cours pré-nataux, givrer des fenêtres, installer un fil de fer, demander aux policières de s'effacer, c'est de l'à-plat-ventrisme! Pourquoi existe-t-il des écoles musulmanes et juives alors que les écoles québécoises mettent le catholicisme dehors? Pourquoi renoncerions-nous à notre religion alors qu'eux nous imposent la leur? Pourquoi fermer des chapelles dans les universités si c'est pour ouvrir des locaux de prière aux musulmans? Pourquoi aurions-nous honte de ce que nous sommes? Les immigrants ont choisi notre pays et doivent s'y intégrer. Ce n'est pas à nous de s'intégrer à eux. S'ils ne sont pas d'accord avec nos valeurs, qu'ils immigrent dans un pays qui leur convient plus. Ce n'est pas du racisme, c'est du gros bon sens!!!
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  • Guy Dubé - Abonné
    19 janvier 2007 07 h 21
    Titre mal venu
    Monsieur Robitaille,
    Il y a bien plus dans ce qu'a déclaré monsieur Boiclair que l'affaire du crucifix de l'Assemblée nationale. Il n'a pas dit qu'il avait le projet de le faire enlever, comme le laisse entendre le titre de votre article. Il a simplement affirmé sa conviction que dans une société laique, la religion est du domaine privé. Il y avait davantage aussi dans ce qu'a déclaré monsieur Charest. Triste que vous et Le Devoir cédiez à la tentation du titre qui fesse.
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  • ethan solal - Inscrit
    19 janvier 2007 07 h 45
    Les juifs hassidim? Encore?
    Désolé, le eruv n'est pas un fil de fer. C'est un fil rouge, aérien, presque invisible et qui court le long des fils électriques, même les oiseaux ne s'en plaignent pas et même Hydro-Québec ne trouve rien à dire. Arrêtez de vous en prendre aux juifs hassidim à tout bout de champ. Il y a des gens qui défilent avec des drapeaux du Hezbollah dans les rues de Montréal et d'autres qui hurlent "Allah ouakbarh" et "Mort à l'Ocident" dans des manifestations pour un oui ou pour un non. Alors de grâce, laissez tomber la rengaine sur les juifs hassidim. Ils sont 6000 à Outremont et ils n'embêtent personne, sinon quelques journalistes en manque de scoop genre LCN. Elevez le débat, vous êtes Le Devoir, pas le Journal de Montréal!
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  • Denis Biron - Inscrit
    19 janvier 2007 08 h 50
    Monsieur Boisclair, vous errez ...
    Monsieur Boisclair vous errez et je vous donne un exemple seulement.
    Il y a quelques dizaines d'années on a modifié ou sinmplement
    démoli les chapelles dans nos anciens collèges classiques qui sont destinés à des études collégiales ou universitaires. Certaines de ces chapelles étaient des chefs-d'oeuvre.

    Aujourd'hui, on y tolère des lieux de prières pour les musulmans. À Rimouski, on a donné des lieux de prières à 15 étudiants musulmans sur 5400 étudiants en totalié.

    Est-ce raisonnable ?

    Vos croyances ou non-croyances religieuses, monsieur Boisclair, n'engagent pas la majorité québécoise... d'accord !

    D. Biron
    _____________________________

    confidentiel : 54, Du Pomerol, Boisbriand, Qc
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  • Bernard Renaud - Inscrit
    19 janvier 2007 09 h 42
    Accomodement raisonnable
    Bravo. Pas au PQ mais pour le sujet en question. Si les cricifix tombent un peu partout, cela démontrera notre société laïque. Toutes les confessions, alors devront laisser tomber, en public, TOUS leurs "symboles religieux" eux aussi....Tapis...Turbans...voiles...armes blanches ...etc...
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  • Gilles Néron - Abonné
    19 janvier 2007 10 h 04
    Une première
    Voici le premier bon discours d'André Boisclair. C'est juste et approprié avec le ton qu'il faut. Quand il abandonne la langue de bois il devient celui qu'on attendait.
    Gilles Néron
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  • Maurice Dansereau - Inscrit
    19 janvier 2007 10 h 53
    Oui Mario Dumont à raison?
    Je demeure à Boisbriand au nord de Montréal, tolérer un gh
    etto dans sa ville si çà ce n'est pas de l'aplatvantriste c'est quoi? Çà commence par un ghetto et çà va se mutiplier rapidement, nous verrons
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  • Nicole Duchemin - Inscrite
    19 janvier 2007 10 h 56
    Crucifier monsieur Boisclair
    Monsieur Boisclair, lorsque les membres du PQ vous ont élu, ils ont donné leur confiance à un jeune homme brillant qui est censé avoir du discernement. Or vous êtes trop tiède, prudent, timide, inefficace, à la limite voir dangereux, pour défendre nos valeurs fondamentales et nos droits vers l'indépendance de la nation québécoise du pays du Québec.
    Nos traditions ancestrales, notre culture et notre identité distincte, sont basées sur nos valeurs communes du peuple francophone québécois. Elle ne sont pas jetables ni négociables. C'est-a-dire que nous ne voulons pas renoncer à notre indentité québécoise , et renier nos origine ni oublier notre passé historique.

    Nous ne voulons pas plier aux caprices des accomodements raisonnables pour les immigrants dairaisonnables. Nous ne voulons pas nous faire imposer des valeurs confessionnelles , anti-religion catholique, qui est le fondement social religeux de notre société québécoise. On ne veut pas aplanir les droits de collectivité québécoise au plus bas niveau des groupes minoritaires, au rang de la diversité culturelle de la multiethncommumicité canadienne. Non merci, le crucifix est un symbole puissant encore présent dans notre vie et notre inconscient collectif , qui doit demeurer à l'Assemblée nationale, qui représente la foi et la cohésion sociale basée sur la chrétienté. L'absence du crucifix, notre symbole chrétien,représente le paganisme et l'abolition du respect des valeurs humaines qui entraîne la violence sociale.

    Nous sommes actuelleemnt dans une tourmente de pressions sociales et de harcèlement concernant les accomodements raisonnables. Réal Caouette disait de la révolution tranquille et la réforme du ministère de l'éducation qu'elle allait entrainer la déchéance du système scolaire, pour remplacer la religion par le sexe et la drogue dans nos écoles. Le temps nous ma démontré qu'il avait bien raison.Il n'y a jamais eu autant de violence et d'échec scolaire dans les écoles du Québec, surtout dans les grands centres urbains à cause de la diversité des communautés multiethniques qui représentent un défit important d'intégration dispendieux et difficile à gérer.
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  • Valdor Lagacé-Gallant - Inscrit
    19 janvier 2007 11 h 04
    Croix,crucifx,etc,.
    Bonjour

    Je suis entièrement d'accord pour que l'on fasse disparaître de tous les espaces publiques toutes traces de religion. À chaque fois que j'écoute les débats de l'Assemblée Nationale et que je vois ce crucifix suspendu derrière le Président,je me demande qu'est ce qu'il peut bien faire là.

    À Montréal,ici-même,il nous faudra bien un jour enlever ce monstre de fer cruciforme sur la montagne que l'Église catholique nous a vite refilé pour en faire l'entretien. Eux autres,ils ne s'embarrassent pas des commentaires de leur bon public.

    Personnellement,je suis même contre cette idée d'enseigner à nos enfants l'histoire des religions. De l'argent jeté par les fenêtres. La religion,c'est une affaire personnelle et cela doit rester personnel.Je dirais même que l'on doit cesser de subventionner toute forme de religion. Le résultat sera étonnant.Il y aura une forte baisse de fréquentation. Tout cela n'est que de la manipulation d'esprits par des hommes qui ne cherchent qu'à exploiter leurs semblables.

    Le XX1 ième siècle sonnera la fin de tous ces abus. Enfin !

    Et peu de temps après,et en même temps,on passera le rouleau compresseur des changements climatiques sur les politiciens malsains.C'est pas le travail qui manque, pour arriver à évoluer.

    Valdor Lagacé-Gallant
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  • Desanlis 70 - Inscrit
    19 janvier 2007 11 h 09
    Mauvais jugement de M. Boisclair
    Monsieur Boisclair n'a pas compris que l'augmentation des accommodements raisonnables religieux menaient inévitablement vers l'envahissement de la société publique laïque. Les religieux de toutes catégories disent pourtant assez clairement que leurs principes religieux devraient gérer la vie publique ( Juifs, musulmans, et il y a plus longtemps les chrétiens). La religion n'est qu'une autre forme de pouvoir que les humains aspirent a voir absolu si on leur en donne la chance. D'autre part, un état est laïc ou pas, la laïcité étant une neutralité totale qui ne devrait jamais être corrompue au risque de régresser. La religion est au contraire totalement dogmatique et ne souffre pas la cohabitation lorsqu'elle est orthodoxe et majoritaire (Grande majorité des pays musulmans, Israël).
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  • JACQUES POITRAS - Abonné
    19 janvier 2007 11 h 40
    Accomodements raisonnables...
    Je partage entièrement les idées et les propos
    d'André Boisclair sur le religieux dans l'espace
    public et les "accomodements" quand cela est
    raisonnable...!

    jacques532@sympatico.ca
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  • Marie-Cécile Burns - Abonnée
    19 janvier 2007 12 h 24
    Monsieur Dumont a raison
    Il ne faut permmettre la communautarisation de la société québecoise. Certaines communautés profitent de strès grande liberté pour imposer leur non-démocratie.
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  • Julienne Vigneault - Inscrite
    19 janvier 2007 12 h 27
    Crucifier monsieur Boisclair
    Monsieur Boisclair, lorsque les membres du PQ vous ont élu, ils ont donné leur confiance à un jeune homme brillant qui est censé avoir du discernement. Or vous êtes trop tiède, prudent,timide,inefficace,à la limite voir dangereux, pour défendre nos valeurs fondamentales et nos droits vers l'indépendance de la nation québécoise du pays du Québec.
    Nos traditions ancestrales, notre culture et notre identité distincte, sont basées sur nos valeurs communes du peuple francophone québécois. Elle ne sont pas jetables ni négociables. C'est-a-dire que nous ne voulons pas renoncer à notre indentité québécoise,renier nos origines ni oublier notre passé historique. Nous ne voulons pas plier aux caprices des accomodements raisonnables pour les immigrants dairaisonnables.Nous ne voulons pas nous faire imposer des valeurs confessionnelles,anti-religion catholique,laquelle religion est le fondement social religeux de notre société québécoise. On ne veut pas aplanir les droits de collectivité québécoise au plus bas niveau des groupes minoritaires au rang de la diversité culturelle de la multiethnicité canadienne. Non merci, on enlèvera pas le crucifix à l'Assemblée national. Ce crucifix est un symbole puissant encore présent dans notre vie et notre inconscient collectif,qui doit demeurer visible à l'Assemblée nationale, qui représente la foi et la cohésion sociale basée sur la chrétienté. L'absence du crucifix, notre symbole chrétien,représente le paganisme et l'abolition du respect des valeurs humaines qui entraîne la violence sociale. Nous sommes actuellement dans une tourmente de pressions sociales et de harcèlement concernant les accomodements raisonnables. Réal Caouette disait de la révolution tranquille et la réforme du ministère de l'éducation qu'elle allait entrainer la déchéance du système scolaire, pour remplacer la religion par le sexe et la drogue dans nos écoles. Le temps nous ma démontré qu'il avait bien raison.Il n'y a jamais eu autant de violence et d'échec scolaire dans les écoles du Québec, surtout dans les grands centres urbains à cause de la diversité des communautés multiethniques qui représentent un défit important d'intégration dispendieux et difficile à gérer.
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  • - Abonné
    19 janvier 2007 14 h 31
    Dehors les religions - dehors ti-Jean Chara
    Quand quelqu'un veut se donner un genre et bien paraître, alors en partant il nos envoie un 'QUE dieu VOUS BÉNISSES'. Oh! que c'est beau! Quel grand homme! ... Quand un autre veut établir son pouvoir personnel, il utilise des phrases tel que ' dieu A DIT ...' pour ainsi nous faire la leçon. QUAND VIENDRA LE JOUR OU LES RELIGIONS ET LEURS ADEPTES ARRÊTERONT DE NOUS ARCELLER? J A M A I S ! C'est pourquoi il faut constamment les rappeler à l'ordre et limiter leurs empiètements dans le domaine du PRIVÉ. Il y a beaucoup d'intolérance et de cloisonnement dans les pratiques religieuses. Alors, hors du domaine public les crucifix et autres signes religieux, dans le respect le plus complet des libertés individuelles privées. CHEZ-VOUS, TU PEUX FAIRE CE QUE TU VEUX, MAIS DANS LES LIEUX PUBLIQUES, N'ESSAIE PAS D'IMPOSER TES CONVICTIONS RELIGIEUSES À TOUT LE MONDE. Ok? Non? Bis. Bis. Bis. ... jusqu'à la fin de temps, pour l'éternité. Y KOMPRENDRON JAMA!

    M. Jean Charest, quant à lui, avec son ton hautain pour réprimander M. Mario Dumont, je souhaite son départ le plutôt possible. Il se prend plus fin que les autres, et LUI Y CONNA le Québec plus que quiconque LUI, LE BEAU BLOND FRISÉ ANGLAIS (sa mère est Irlandaise, tsé) des Eastern TownShips qui a passé la plus grande partie de sa vie politique à faire la promotion du parti CONSERVATEUR en dehors du Québec. Il a gagné la faveur des électeurs pour devenir Premier Ministre du Québec(?) en faisant de multiples promesses irréalisables pour ne pas dire des mensonges (tel des baisses d'impôts, pour preuve). C'EST QUOI QUI FAIT AU PARTI LIBÉRAL, sti? C'EST QUOI QUI FAIT qu'on a ÇA comme Premier Ministre du Québec, TA!?! C'est de l'IMPOSTURE. Au prochaine élection, tous ensemble : 'DEHORS, SI VOU PLA, ti-jean CHARA!'
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  • Jasminlafortune.com - Abonné
    19 janvier 2007 15 h 35
    Tirer la couverte jusqu'à temps qu'elle déchire.
    Comme bien des gens, je ne me considère pas religieux, mais j'ai la triste nouvelle de vous annoncer que nous serons obligé de le redevenir si les communautés culturelles n'arrêtent pas. Je ne suis pas raciste, pas encore du moins, et j'espère ne jamais le devenir, mais admettons que pour le sujet des femmes policières qui ne devraient pas donner de contravention aux islamistes, c'est tiré par les cheveux. Je ne comprends même pas pourquoi on en parle. C'est le style de plainte que les gens du ministère auraient dû coller au-dessus de la machine à café pour faire rire tout le monde dans le bureau et sans plus.

    Autant que je souhaite voir un système laïque au Québec que j'en aie peur. Il va falloir être vigilant car cela leur présenterait toutes les opportunités de mettre leur religion en place. Par conséquent, je souhaite que le crucifix à l'assemblée reste en place plus pour commémorer notre passé que notre présent. Même chose pour la croix sur le mont Royal, elle restera notre gousse d'ail pour éloigner les vampires. (ce n'est qu'un exemple, je ne veux pas offusquer personne, je ne considère pas les communautés éthniques comme des vampires)

    Mario Dumont, tant qu'à lui, n'a pas tort. Nous sommes trop tolérants par moment. Les sapins de noël n'existent plus à Toronto, c'est rendu des arbres de festivitées. Ils ont réussi à enlever la dernière chose qui faisait de Noël... Noël, une fête en l'honneur de l'amour. Entre temps, Boisclair dit ne pas vouloir de symboles religieux dans les institutions publiques, mais il semble oublier que c'est les accomodements raisonables qui nous ont fait perdre des millers de dollars pour des procès à l'ÉTS parce que des musulmans ne voulaient pas marcher cinq minutes pour aller à leur mosquée endehors du campus. Ils s'en sont tiré avec le droit de prier dans les classes inutilisées. Ce n'est pas que je suis contre l'idée mais, encore une fois, il se contredit.

    Il va falloir faire attention en Saint-Ciboire. Si on leur donne un coin de la couverte, il vont tirer j'usqu'à temps que nous devenons tous catholique extrêmiste et raciste. Chose qui semble déjà être en cours. J'use ici d'un bon sacre catholique, car, au moins, je sais qu'ils vont devoir travailler avant de me l'enlever.
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  • LUCILLE MURRAY - Inscrite
    19 janvier 2007 16 h 02
    Accomodement très, très raisonnable
    Tout à fait d'accord avec Bernard Renaud... Si nous on laisse tomber le crucifix, alors TOUS LES AUTRES, sans exception, devront laisser tomber leurs symboles religieux...armes blanches, voiles, burqas, et tout le reste. Sont-ils prêts à le faire? J'en doute énormément.
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  • Mohamed Lotfi - Inscrit
    23 janvier 2007 03 h 29
    Le choc des vulnérabilités
    '' Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leurs conneries, pas leurs différences'' Anna Gavalda.

    Le Québec ce n'est pas l'Irak. Personne ne tire sur personne par un simple sentiment d'intolérance. Mais cela ne veut pas dire que le débat sur la tolérance et les accommodements raisonnables se fait en toute sérénité. Je n'entends pas autour de moi, et encore moins dans les médias (excepté quelques émissions de Radio Canada qui font plus d'effort depuis quelques semaines) un débat fondé sur une volonté de construire une culture commune.

    Le barratinage médiatique sur bien des sujets fabriquent une opinion publique plutôt confuse. Comment à partir delà, considérer les résultats d'un sondage sur la tolérance et le racisme avec sérieux..? Pendant de longues semaines, les médias se sont arrêtés (pour ne pas dire acharnés) sur des cas isolés d'imbécillité. Une fois que le consommateur de l'information, même le plus intelligent et le plus averti, a intériorisé les bêtises entendus ici et là, les sondeurs se sont présentés à lui ''Puis, qu'en pensez-vous ?''.

    Jamais nous n'avons encore assisté à des communautés entières d'immigrants, sortant dans la rue pour réclamer tel ou tel affaire. Aucune des personnes mises en causes dans les cas isolés, n'est le porte-parole d'une communauté, encore moins élue par elle. Un de mes amis ne sait plus à qui en vouloir ? À certains médias ou à ceux qui leur donne l'occasion de déclencher la machine de l'amalgame ? Certains médias ont tendance à exploiter, sans honte ni éthique, le choc des vulnérabilités issu du choc des cultures.

    Un jour, un dictateur arabe, en répondant à un journaliste français sur le rapport médias et opinion publique, il a dit à peu près dans ces termes ''Donnez-moi le contrôle de tous vos médias pour quelques semaines et je provoquerai une guerre civile''. Dictateur, mais pas con! Nous sommes très loin d'une guerre civile au Québec, mais il y'a zizanie dans l'air. Des ondes parasites brouillent les signaux. Ici Radio Blablabla...

    Sortons de la bulle médiatique et des sondages qu'elle enveloppe. Laissons à l'immigrant la responsabilité d'assumer naturellement son choix de vie. En s'arrachant à ses racines, il n'a d'autre choix que de s'enraciner dans la terre d'accueil. En regardant ses enfants prendre un accent qui n'est pas le sien, tranquillement, mais inévitablement, il deviendra aussi québécois que le sont devenus tous ceux et celles qui débarquent sur cette terre depuis 5 siècles. Tôt ou tard, l'immigrant finit par arriver à la même réflexion du personnage principal du premier roman d'Abla Farhoud ''Le bonheur a la queue glissante'', ''Mon pays c'est là où mes enfants sont heureux''.

    Tout dernièrement, je découvre que mon facteur, dont l'accent, l'allure et la démarche ne laisse aucun doute sur sa ''purlaineté'', porte le même nom que moi !! N'est-ce pas aussi pour assurer un meilleur avenir à leurs enfants que des milliers d'immigrants débarquent au Canada et au Québec? Le temps et l'accent finit par arranger les choses.

    Par ailleurs, un Québec qui sait davantage ce qu'il veut, par la force de ses institutions et de ses lois, n'aurait pas à faire une liste d'accommodements qui risque de s'allonger interminablement devant les exigences des religions des uns et des autres, incluant la catholique.. Le seul accommodement qui me paraît raisonnable c'est une laïcité qui va au bout d'elle-même. Qui parmi les élus et les élites a le courage d'en réclamer l'urgence ?

    Faisons un effort de vulgarisation pour établir clairement la distinction entre laïcité et absence totale de religion. Beaucoup continuent d'associer laïcité et athéisme. Je n'ai jamais compris que la laïcité appelle à une désacralisation de la société. L'arbre de Noël ne devrait pas disparaître. Mais le crucifix à l'assemblée national, oui. Mais avec une charte canadienne qui établie clairement que ''le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit'', rien n'est encore tout à fait clair. Par contre nul part dans la charte québécoise des droits et libertés on fait allusion à la suprématie de Dieu.

    Au Québec un mouvement de fond vers la laïcité résiste, malgré les apparences et les vulnérabilités, au barratinage médiatique. 2008 connaîtra l'entrée en vigueur des écoles totalement linguistiques et la fin des cours religieux. J'ai entendu dernièrement dans un reportage de Radio Canada une éducatrice religieuse résumer en une phrase les bases de la laïcité ''L'église fera des bons chrétiens et l'école de bons citoyens''. Les espoirs sont permis.

    Par ailleurs, le Québec a besoin de faire un débat plus large sur la notion de "Nous". La construction d'une culture commune doit se faire communément. Qu'il s'agisse d'immigrants, de noirs, de gangs de rue, de sans statuts (Kader, aveugle et diabétique, réfugié dans un sanctuaire catholique depuis un an) ou de personnes incarcérées, derrière le ''Eux autres'', il y'a toujours le ''Nous'' et les responsabilités collectives qui vont avec.

    Mohamed Lotfi
    Journaliste, réalisateur de
    Souverains anonymes
    www.souverains.qc.ca/flash4.html
    http://graines.hautetfort.com
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  • David Gauthier - Inscrit
    25 janvier 2007 00 h 44
    Le Courage de Monsieur Boisclair
    Allez visiter l'Assemblée Nationale Française, les mairies, les tribunaux français et les édifices publics vous n'y verrez jamais une seule croix ou symbole faisant directement un lien avec la religion (peu importe laquelle). C'est cela le principe de laïcité: la machine d'état est hors du champ du religieux. Le clergé n'ingère pas dans le domaine public. Ce n'est pas le cas au Québec ou des municipalités imposent des prières aux ouvertures des séances municipales.

    La religion catholique est un symbole de notre histoire certes mais pas de notre identité (en tout cas pas celle de ma génération). Elle fait partie de notre patrimoine et le principe de laïcité tel qu'exercé en France ne remet pas en question la liberté religieuse, le patrimoine religieux ni l'identité religieuse des gens. LA RELIGION EST DU DOMAINE EXCLUSIF DU PRIVÉ ET PAS DE L'ÉTAT.

    Depuis quelques temps je vois les maires des villes s'indigner et parler de nous en désignant que nous sommes des Canadiens français.... si c'est le cas, nous avons fait un retour de 40 ans dans le passé et nous avons renié toute notre identité formée sur l'expérience de la Révolution Tranquille!
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