samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 08h19


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La Rupert pour alimenter Toronto

Louis-Gilles Francoeur   12 janvier 2007  Québec
Aux côtés de Jean Charest, le chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Mukash, s’est dit hier habité par des «sentiments partagés» entre sa peine de voir ce territoire ancestral irrémédiablement modifié et son désir de tirer profit de l’appl
Photo : Jacques Nadeau
Aux côtés de Jean Charest, le chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Mukash, s’est dit hier habité par des «sentiments partagés» entre sa peine de voir ce territoire ancestral irrémédiablement modifié et son désir de tirer profit de l’appl
La première pelletée de terre — virtuelle, évidemment — de la centrale Eastmain 1A et de la dérivation de la rivière Rupert n'avait pas encore été faite par le premier ministre Jean Charest, hier à Montréal, que le coût du projet avait grimpé d'un milliard, passant de quatre à cinq milliards de dollars, soit une augmentation de 25 % en deux ans.
C'est ce qu'a confirmé hier le p.-d.g. d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, lors du lancement officiel des travaux de construction de la centrale additionnelle, qui sera construite à l'exutoire du réservoir Eastmain, et de la centrale Sarcelle, éventuellement construite plus en aval. Ces deux ajouts au complexe La Grande serviront à turbiner les eaux dérivées de la tête du fleuve Rupert, un des derniers grands fleuves vierges du Québec, qui prend sa source dans le lac Mistassini, là où se trouve une espèce de truites qu'on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète.

Le chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Mukash, le leader autochtone qui avait fait avorter le projet Grande-Baleine en mobilisant les écologistes québécois et américains et qui s'est fait élire grâce à son opposition aux projets hydro-québécois, a quelque peu mis fin à l'atmosphère de réjouissance qui régnait au siège social d'Hydro-Québec. M. Mukash a dit que c'était un «jour triste» pour sa communauté. Il s'est présenté hier au siège social d'Hydro-Québec après avoir refusé de participer pour cause de conflit d'horaire à la conférence de presse, qui devait initialement avoir lieu dans le bassin de la rivière Eastmain, où plusieurs membres des trois communautés opposées au projet devaient manifester leur désapprobation. Le grand chef cri a dit qu'il était habité par des «sentiments partagés» entre sa peine de voir ce territoire ancestral irrémédiablement modifié et son désir de tirer profit de l'application plus rigoureuse de la convention de la Baie-James par Québec en raison de la paix des Braves, après 30 ans d'insouciance de la part de Québec.

Toutefois, des membres de sa communauté, comme le chef Abraham Rupert, de la communauté de Chisasibi, ainsi que des leaders écologistes de la Fondation Rivières et du Sierra Club du Canada n'abandonnaient pas pour autant la partie hier malgré le lancement des travaux. En conférence de presse improvisée, ils ont réclamé du premier ministre Charest un moratoire d'un an sur le projet de dérivation pour réaliser enfin les études «escamotées par Hydro-Québec dans son étude d'impacts», notamment une étude rigoureuse des avenues alternatives plus propres que l'hydroélectricité, par exemple l'énergie éolienne et les économies d'énergie, ainsi qu'une analyse conforme aux standards nord-américains sur les problèmes du mercure et les impacts de l'ouverture des territoires vierges du bassin de la Rupert, notamment sur les cheptels sauvages que les chasseurs blancs des régions voisines rêvent d'aller ravir aux autochtones.

De son côté, le premier ministre Jean Charest devait révéler que le détournement de ce fleuve vierge du Nord québécois vers les turbines de la rivière Eastmain allait servir en grande partie à des exportations d'électricité vers l'Ontario, «qui en a grandement besoin».

Cette révélation donne la mesure du projet d'interconnexion que caresse Hydro-Québec vers cette province. L'ampleur du projet débordera vraisemblablement le projet régional qui a fait long feu dans l'Outaouais il y a quelques années. Compte tenu des 900 MW et des 8,5 TWh qu'Hydro-Québec tirera de son «projet de la décennie», la société d'État pourrait planifier une ligne beaucoup plus importante, susceptible d'alimenter jusqu'à Toronto. La rumeur voulait hier que les pourparlers avec Hydro One pourraient déboucher sur un contrat d'approvisionnement ferme, ce qu'Hydro-Québec n'a pas signé depuis longtemps en raison de sa stratégie de vente orientée vers le marché spot du Nord-Est américain.

Le premier ministre Charest a aussi précisé que le triple projet desservira aussi les besoins du Québec, notamment l'aluminerie récemment annoncée par Alcan dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Quant au p.-d.g.. d'Hydro-Québec, il a précisé que le coût du kilowatt-heure du projet Eastmain-Rupert passera de 4,4 ¢ à 5,1 ¢, soit sensiblement moins que les achats courants, qui se situent autour de 8 ¢ du kilowatt-heure. Mais Thierry Vandal a fermé tout net la porte à des baisses de tarifs en raison de l'aubaine que représente pour Hydro la Rupert, dont les eaux rapporteront quelque 500 millions dès la première année, ce qui compensera, a-t-il ajouté, l'augmentation du coût global d'un milliard de dollars.

M. Vandal a aussi expliqué ce dépassement budgétaire considérable par l'inflation normale des coûts de construction, par l'accélération du projet, par un volume accru de travaux — il n'a pas précisé si cet ajout entraînera des impacts environnementaux accrus — et par des «contingences budgétaires» qu'il n'a pas définies, pas plus d'ailleurs qu'il n'a justifié le coussin de 500 millions «pour imprévus» inscrit dans le nouveau budget.

Un cadre d'Hydro croisé hier a ajouté que «cet ajout pourrait bien être le premier d'une belle série, compte tenu des appétits suscités par les trois projets et leur complexité, qui se révèle plus grande d'une révision à l'autre».

Le premier ministre et le président d'Hydro se sont faits rassurants quand un journaliste leur a demandé ce qu'ils feront lorsque des écologistes ou des autochtones se placeront devant les bulldozers. Même si la question ne lui était pas adressée, le maire de la Baie-James, Gérald Lemoyne, un farouche défenseur de l'envahissement des territoires vierges de la Rupert par les Blancs grâce aux nouvelles routes, a discrètement affirmé au ministre québécois des Affaires autochtones, Geoffrey Kelly, qu'on «leur passera dessus». Ces propos ont été entendus par le photographe du Devoir, Jacques Nadeau, qui se trouvait tout juste à côté des deux hommes.

En conférence de presse hier après-midi, le chef de la communauté de Chisasibi, Abraham Rupert, le seul autochtone opposé au projet ayant réussi à se rendre à Montréal dans la nuit de mercredi à hier, a expliqué que sa communauté a massivement rejeté le projet pour plusieurs raisons.

Le mercure des eaux de la Rupert, a-t-il dit, va contaminer une nouvelle fois les poissons que mangent les Cris de sa communauté, posant de nouveaux et complexes problèmes de santé publique qu'il croyait en voie de résorption. La dérivation de la Rupert va accroître le débit de la rivière La Grande, déjà gonflée par les eaux de la Caniapiscau et de l'Eastmain. Ce nouveau gonflement de la rivière La Grande, qui passe devant le village de Chisasibi, va ajouter aux apports massifs d'eau douce dans la baie James, des apports qui ont modifié et fait disparaître des plantes qui attiraient les outardes et les oies convoitées par les chasseurs cris, a dit Abraham Rupert. Il a ajouté que ce flux intensifiera aussi les problèmes de sécurité que subissent les trappeurs et les chasseurs qui doivent se déplacer sur les glaces, de plus en plus minces en raison de l'accroissement de la vitesse de ces eaux au débit sans cesse accru depuis 30 ans.

De son côté, l'acteur Roy Dupuis, cofondateur de la Fondation Rivières, a insisté, en marge de la conférence de presse des opposants, sur le fait que «si l'hydroélectricité est une énergie propre, il existe des alternatives encore plus propres et plus créatrices d'emplois qu'Hydro-Québec a mises de côté» dans le cadre de son évaluation environnementale «à rabais».

«Il est clair, a poursuivi Roy Dupuis, qu'on ne peut plus se permettre d'empiéter sur l'environnement» et sacrifier des rivières mythiques comme la Rupert, qui fait partie non seulement de la culture mais aussi de l'identité même des autochtones. Il a ajouté ceci: «Oui, c'est Hydro-Québec qui détourne la Rupert avec l'aide du gouvernement aujourd'hui. Mais Hydro-Québec et le gouvernement, c'est aussi nous autres. C'est nous autres qui détournons en réalité la Rupert, un joyau comme il n'en existe plus beaucoup dans le monde.»

De son côté, Daniel Green, au nom du Sierra Club dont il est le porte-parole au Québec, a demandé à Hydro-Québec de refaire de fond en comble son étude sur les impacts du mercure en se basant sur des relevés que les gouvernements lui ont réclamé mais que la société d'État a refusé de faire.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 12 janvier 2007 02h13
    Peut-on connaitre la vérité?
    « Dans les années 90 Hydro Québec invita les québécois à chauffer au bois avec la répétition de publicité de Jean-Pierre Ferland, d'économie d'énergie avec un beau feu dans son foyer en arrière plan. Hydro ajoute un message sur les factures invitant à chauffer au bois. La demande en électricité durant les années 90 a baisser de 20%. Les Québécois ont compris qu'ils avaient des économies en chaffant au bois.

    Au Québec en 2005 plus de un million de poêles à bois. Il est urgent de mettre fin à cette pollution alors avons-nous l'électricité pour répondre à la demande? Chauffer au bois = une année auto en particules fines et un poêle certifié EPA ou granule 60 heures= une année auto 18 000 kilomètre. Ce sont toujours les gens lésés, les victimes d'actes criminels et répréhensibles, qui deviennent tôt ou tard, des coupables et finalement sont délaissés par la justice, parce qu'ils s'élèvent contre les injustices et les abus dont ils sont ou ont été victimes!

    Quelle misère! Quelle ratée dans le civisme et la justice!! Pire encore, certains choix pour baisser les GES pourrait augmenter la pollution de l'air alors allons-nous connaitre les écocriminels? »

  • Robert Henri
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 07h00
    Dérivation, de la Rupert mais aussi de la démocracie
    « Jean-Charest, le pleutre qui a choisi de faire le lancement de la catastrophe économico-écologique dans le confort des bureaux de Hydro-Québec au lieu d'affronter les questions et les récriminations des autochtones et des écologistes devrait être immédiatement arrêté et emprisonné pour trahison envers la Nation du Québec. Des barrages, il y en a suffisemment et des rivières détournées itou.

    Évidemment, on prétexte que cette électricité fera que l'ontario en produire moins à l'aide du charbon et de l'énergie nucléaire mais il n'y a personne de sensé et d'informé qui peut croire une telle légende. Hydro-Québec et nos gouvernements nous mentent. Pendant ce temps, il y a suffisemment de vent pour tripler la production actuelle de Hydro-Québec en utilisant l'éolienne. Je reviens de Aguanish cette semaine. Quasiment à la fin de la route 138, presqu'à la limite entre moyenne et basse Côte-Nord. Il n'y a pas grand monde par là bas. Encore moins d'emplois. Pour leur survie économique, ils comptent sur le projet de la rivière Romaine touit aussi nocif à l'environnement. Ils seraient certainement très heureux d'avoir des champs d'éoliennes dans les grandes savanes inhabitées.

    Il le confirme de jour en jour, d'heure en heure, Jean-Charest conserve le titre bien mérité de pire premier-ministre du Québec de tous les temps.

    Robert Henri
    Baie-Comeau »

  • Hervé Anctil
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 07h58
    Du journalisme ?
    « Votre texte est très biaisé. Ne mélangeons les genres. Ce genre de commentaires devrait paraître en éditorial ou encore en chronique (column). Comme lecteur, j'aimerais qu'on me livre en une soit un reportage, soit une analyse la plus neutre possible (je sais que l'objectivité absolue n'existe pas, mais tout de même...) qui intègre tous les points de vue. Or, ici les biais sont si nombreux que le jupon n'en finit plus de dépasser. L'auteur est contre le projet, contre la hauteur des investissements, contre les exportations d'électricité, pour la préservation d'une espèce de truite (est-il au moins démontré qu'elle disparaîtra ? pas sûr). Soit. Mais où est l'autre côté de la médaille. Je souhaite être informé, point. Non pas seriné, éduqué ou convaincu. »

  • Pierre Marchand
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 08h12
    Renverser le gouvernement
    « À lire ces lignes je comprend parfois comment un peuple sans histoire de violence en arrive parfois à se soulever de colère et à poser des gestes regaettables lorsqu'il se sent aussi peu écouté et respecté. J'ai compris cela lors des fusions forcées et je ressent ce sentiment encore aujourd'hui, à savoir celui de me demander "comment est-ce que je peux être écouté, entendu" par le gouvernement que J'AI mis en place en votant pour qu'il me représente....Tel que le dit Roy Dupuis,<... le gouvernement c'est nous et Hydro aussi...>, mais de toute évidence nous ne sommes plus maître de nos propres gestes.... »

  • oneil bouchard
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 09h11
    La source d'énergie, c'est le barrage? Non, c'est la rivière?
    « Ce n'est pas que de l'électricité que nous vendons. Ce que nous vendons, c'est de l'énergie. L'électricité n'est qu'un mode de captation et de transfert de l'énergie.

    La source de l'électricité, c'est le barrage, une simple technologie à base de béton et de turbines qui transforme de l'eau ordinaire en un vin puissant... Mais la source de l'électricité, le barrage, n'est pas la source d'énergie. La source d'énergie c'est la rivière, qui résulte de la topographie des lieux suite à l'interaction des éléments: le soleil, les nuages, les vents. L'énergie résulte donc des milieux ambiants, de l'environnement propre au territoire innu. Le barrage est à Hydro-Québec, la rivière Rupert appartiendra toujours aux Innus. En espérant qu'ils seront bons à notre endroit, nous qui gaspillons tant.

    Environnement en effet se dit: "ambiante", ou "medio ambiante"... dans les trois langues espagnole, portugaise et italienne, de quoi réformer notre vision anglo-saxone du mot "environnement" qui dit: "ce qui nous environne", "les environs", les affaires qui concernent les autres, le "d'abord que c'est pas dans ma cour".. alors que le mot "milieu ambiant" rend bien cette idée que l'environnement, c'est comme le palmolive vaisselle, vos doigts trempent dedans.... il faudrait le rappeler parfois à ceux qui font de l'énergie un simple business. Le temps achève ou l'énergie ainsi que l'eau sont soumises aux hasards du commerce.

    Cet élément de discernement, "surplus d'électricité des barrages" versus "surplus d'énergie provenant des surplus d'écoulement des rivières", pourrait être amené dans la discussion comme façon pour chacun de mieux comprendre ce dont il est question et faire les choix appropriés au regard de ce qui était notre engagement collectif lorsqu'il a été question de nationaliser Hydro-Québec. Un certain René Lévesque, ça vous dit de quoi?

    Si le fait de moins inonder les territoires Innus tout en régularisant des débits pouvait faire en sorte que nos voisins Ontariens recourrent moins au nucléaire, je serais bien content. Mais si c'est pour faire fonctionner à plein régime les systèmes de climatisation des domiciles de gens qui vont disposer de plus d'hydrocarbures disponibles pour polluer avec de grosses voitures, je crois qu'il n'est pas utile de s'imposer le sacrifice final d'inonder des territoires et d'assécher les rivières en aval des barrages. Cela répugne au bon sens, car cela s'appelle du mal développement, de l'abus de la ressource, du hold up territorial. Il ne manquerait plus qu'une transnationale achète pour un dollar symbolique "l'eau usagée" une fois turbinée à la sortie du barrage pour la mettre en bouteilles destinées à l'exportation et c'en serait fait de notre milieu: une terre inondée dans un pays desséché dont en plus il faut donner le bois à couper avant qu'il ne soit inondé ou privé d'eau. Gageons que les papetières y ont pensé. La cause de la Forêt Boréale et la cause de la Fondation Rivière se recoupent.

    Quand nous vendons de l'électricité à l'excès, nous cédons sans retour de notre milieu ambiant, eau et bois. D'ou le principe de précaution extrême. Il en va de notre vie physique autant que communautaire.

    Oneil Bouchard
    St-Joachim »

  • Gilles Néron
    Abonné
    vendredi 12 janvier 2007 09h46
    Excès
    « M. Francoeur
    Vous êtes toujours excessif comme vos chouchoux, les écologistes en Mercedes habillés à la Che Guevara (voir le grand expert Roy Dupuis). Vous pleurez sur le sort des truites de la Rupert, mais peu sur le développement économique du Québec qui, pourtant, est sain sur le plan de la polution atmosphérique dans le cas présent. On connait votre passion pour la pêche et les balades en canot. Cependant,gouverner une province et lui garder son rang dans l'économie mondiale est une autre paire de rames.
    Continuez à pêcher près de chez-vous, ça vous ira mieux pour le bien général. »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 09h46
    Et les changements climatiques ?
    « Bonjour

    Vivement que les changements climatiques nous défoncent tous ces beaux grands décideurs de dépensiers.

    Rien ne change vraiment. Démocrassie rime avec hommerie.

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Annie Léger
    Inscrite
    vendredi 12 janvier 2007 10h05
    De plus en plus creux...
    « C'est désolant de se rendre compte à quel point je ne suis pas surprise de ce désastre...Un autre parmis tant d'autres...Pourquoi les appelles-ton chefs de nation encore??...Peut-être parce qu'on les laisse agir en notre nom?...Quelle honte, quelle erreur...On ne peut tout de même pas leur en demander trop, ces pauvres, ils ne voient rien d'autre que leur propre intérêt, leur petit nombril moisi d'égoïsme...Développons, développons...on n'en a plus pour longtemps de toute façon...Non, mais...?! »

  • Stephane Gagnon
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 10h19
    nucleaire ou hydro?
    « note: Central nucleaire d'Ontario=26, 14 ne passe pas les criteres de securitees.

    Une chose est certaine; c'est que la demande mondiale d'energie ne va que croitre. Si nous comparons les impacts environementaux du Nucleaire vs. l'Hydro; le choix devient clair: re-equilibre naturelle apres la construction d'un barrage Hydro-electrique est de plus ou moins 30ans vs les dechets d'une centrale Nucleaire de quelques milliers d'annees sans compter que ses ressources sont epuisables, en plus comment peuvent-t-ils nous garantir un enfouissement "geologique" pour 100 000ans?! (France).

    Par contre, Hydro-Quebec devrait avoir des programmes visant a stimuler les citoyens d'avoir le propre source de productions energetiques et de surcroix, devenir de mini producteurs d'energie; cela dynamiserait la conscience public et le cadeau que nous ferions a nos enfants serait moins empoisonnes..

    Il est clair pour moi que l'energie la plus "intelligente" serait l'energie per BioMass (gazeification ou enzimatique)faisant parti d'une diversitee "techno-energetique". »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 12 janvier 2007 11h23
    Et pour générer des taxes cachées
    « Et en plus, pour alimenter la cagnotte des commandites libérales.
    Mais cela reste quand même une des façon la moins polluante de fabriquer de l'énergie.

    Mais j'ai tout un questionnement sur les réductions individuelles d'énergie qu'on pourrait générer par une bonne recherche sur l'utilisation de celle-ci.
    Un seul exemple, pourquoi chauffer un chauffe eau collectif 24h sur 24 alors qu'un chauffe eau à la demande à chaque point d'emploi, comme en Europe, économise une énergie qui une fois employée n'est plus renouvelable. Pourquoi ne pas faire une réduction de taxe à ceux qui économise leur demande d'énergie, puisque celle-ci génère des revenu pour l'état. »

  • jess Giangioppi
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 12h52
    Dérivation de la Rupert
    « Juste une autre parmi tant d'autre de nos actions suicidaires, n'est pas? »

  • Luc Boivin
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 13h55
    Bravo...!
    « Bravo ! Mille fois bravo, enfin un grand projet à la Baie James, on attendait ca depuis longtemps. Malheureusement une partie de l'électricité produit va être donné aux alumineries, pour sauvé quelques emplois, au lieu d'être vendu au prix du marché aux ontariens et aux américain. »

  • Sébastien Lavoie
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 15h28
    Le Devoir pour défendre les écolo-caviar
    « On est loin du vrai journalisme qui caractérisait Le Devoir à ses débuts. Ce texte est le plus biaisé que j'ai eu l'occasion de lire depuis lontemps.

    Le Devoir est donc devenu un torchon comme les reste de journaux Québécois, c'est triste. »

  • Jean-Marc Bergeron
    Inscrit
    vendredi 12 janvier 2007 21h37
    Enfantillages
    « Sérieusement, M. Francoeur, alors qu'on annonce un des plus importants projets économiques pour le Québec, que ce soit dans le passé ou dans l'avenir, vous trouvez opportun de mettre l'accent sur ce que le maire de la Baie-James murmure à son voisin:

    «Même si la question ne lui était pas adressée, le maire de la Baie-James, Gérald Lemoyne, un farouche défenseur de
    l'envahissement des territoires vierges de la Rupert par les Blancs grâce aux nouvelles routes, a discrètement affirmé au ministre québécois des Affaires autochtones, Geoffrey Kelly, qu'on «leur passera dessus».

    Vous voulez nous faire croire qu'il y a des individus qui se lèvent la nuit pour penser aux manières d'envahir les territoires vierges de la Rupert par des Blancs, et que les ouvriers vont vraiment passer sur le corps des écologistes qui vont se placer devant les bulldozers ?

    Cela n'est pas sérieux. Vous n'avez pas compris l'ampleur et la solennité de ce moment. Paraphrasant Yves Boisvert dans La Presse d'aujourd'hui, je dirais que le respect maniaque de la nature fait de vous un ennemi de l'écologie.

    Il est temps de grandir et de cesser ces enfantillages. »

  • Martine Gagnon
    Abonnée
    vendredi 12 janvier 2007 22h28
    Cinq milliards c'est beaucoup d'argent ...
    « Mais pourquoi ne pas utiliser tous ces milliards pour enfin mettre au point une voiture ÉLECTRIQUE ! Mais où sont passés les plans? Et ne me dites pas que nous n'avons pas suffisamment d'argent, collectivement parlant, pour mettre sur pied une industrie de ce genre ! Cinq milliards c'est pas d'la tarte ! »

  • Gilles Ouimet
    Abonné
    vendredi 12 janvier 2007 23h52
    Cela m'inspire un poème..
    « Bien tard

    Et quand dans les chemins d'eau
    n'onduleront que tourbillons de poison
    et que tous les corps des poissons
    ne seront qu'amas de lourds métaux...

    Et quand toute la gent ailée
    mourra de grippes assassines
    et que multiples têtes bovines
    seront de plus en plus chavirées...

    Et quand faudra moult vaccins
    pour notre ambiant supporter
    et antidotes mille fois répétés
    pour survivre dans le malsain...

    Et quand la passoire d'ozone
    nous confinera à une carapace
    et nous contestera notre place
    en ce jardin notre vitale zone...

    Il sera bien tard pour corriger
    une aussi sotte bifurcation.
    Pénible sera alors l'acceptation
    que l'inévitable est hélas arrivé.

    Et quelque part, sûrement, dira-t-on:
    Mais quel est donc ce stupide animal
    qui a sabordé si vite son seul vaisseau spatial
    pour devenir ainsi le sidéral roi des cons ?

    Son épitaphe doucement chuchotera:
    Ci-gît l'humain, qui, l'espace d'un moment,
    a si bien su dilapider un héritage si vivant
    pour satisfaire ses petits caprices de pacha.

    Ses fières méninges qu'il croyait infinies
    n'ont fait de lui qu'un terrestre déchéant
    et sur sa boule bleue qu'un triste indigent.
    Qu'il soit vite emporté par le vent de l'oubli.

    Gilles Ouimet
    Mont-Laurier »

  • Sylvie Provost
    Inscrite
    samedi 13 janvier 2007 06h36
    Les contrats sont pour qui?
    « J'aimerais bien savoir à qui seront donnés les contrats pour ce beau grand chantier... Qui bénéficiera de la privatisation du mont Orford? Qui bénéficiera de la privatisation de tronçons de l'autoroute 30? Comment se fait-il que les prévisions budgétaires augmentent d'un seul coup de 1 milliard? C'est une somme astronomique! Dans quelles poches s'en va-t-elle? Est-ce que quelqu'un a enquêté sur les dépassements budgétaires du métro de Laval? Où est passé cet argent? Est-ce que quelqu'un surveille? Mon droit de vote est bien petit dans tout ça... »

  • Claude Couture
    Abonné
    samedi 13 janvier 2007 18h13
    D'autres solutions que le détournement de la Rupert
    « Louis-Gilles Francoeur a frappé dans le mille avec cet article; il est l'un des rares journalistes qui ose dire les vraies choses. Et Roy Dupuis a raison quand il dit qu'on devrait développer l'éolien au lieu de construire des barrages qui détruisent de manière irréversible nos grandes rivières sauvages ; il me semble que la puissante Rupert, on aurait pu la garder intacte, par respect pour les populations amérindiennes et pour les générations futures. Elle aurait pu aussi être un fleuron de l'écotourisme québécois, qui bientôt aura de la difficulté à répondre à la demande des touristes étrangers avides de grands espaces encore sauvages.

    Il ne s'agit pas non plus de vouloir sauver quelques truites comme disent certains... ; les préoccupations des opposants au projet se situent dans une dimension plus globale voulant que notre planète soit fort mise à mal ces temps-ci. Or, le projet de la Rupert, bien que plus propre que les centrales au gaz, au charbon ou même le nucléaire, aura des effets néfastes sur l'environnement, que les études incomplètes et bâclées d'Hydro-Québec sont loin de nous révéler.

    Fondation Rivières, entre autres, propose une solution beaucoup plus propre et tout aussi avantageuse sur le plan économique et de la création d'emploi. Il s'agirait de favoriser l'implantation massive d'éoliennes autour des réservoirs actuels en amont des barrages. L'électricité ainsi produite transiterait par les mêmes lignes hydroélectriques et permettrait à notre société d'état, en période de sécheresse, de remplir ses réservoirs; l'eau ainsi accumulée serait utilisée lorsque le vent fait défaut. L'Allemagne produit plus de 30% de son électricité grâce aux éoliennes, alors pourquoi ne pourrions pas en faire autant ?

    En parallèle, le gouvernement devrait mettre de l'avant un vaste programme d'économie d'énergie, qui permettrait aux propriétaires de rénover leurs immeubles, réduisant par le fait-même la consommation de pétrole, de gaz et d'électricité. »

  • Bertrand Pépin
    Inscrit
    dimanche 21 janvier 2007 11h40
    Bertrand Pépin
    « Les barrages de castor réchauffent les eaux ! Qui porrait contester ca ? J'attends la réponse, Celui qui dirait non ne s'identifirait certainement pas pour ne pas se faire traiter de pas intelligent !les barrage des honmmes ainsi ! Qu'est ce qui fait dégeler le pole nord..la couche d'ozone du sud ? Joke ! le dégèle du nord prépare un cataclisme qui fera penser au déluge.. on dit que 11 grandes villes sont en danger.. une partie de l'Afrique..Terre neuve déjà frappé par des marées destructives.. la route nord du Golfe st laurent partit a flotte.. et les SAVANTs?? se demandent d'où vient ce dégèle ?? leur réponse ! mon poêle à bois ???? Je crois que s'ils avaient de la dinamithe à la place du cerveau ! Ca ferait pas sauter le chapeau ! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
19 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009