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Entente sur les modalités du retour de Bédard

3 janvier 2007  Québec
Les autorités canadiennes et américaines se sont entendues sur les modalités du retour au Québec de la championne olympique Myriam Bédard, a soutenu mardi son avocat aux États-Unis.

Mais Me Kevin McCants prévient qu'il est prêt à renouveler ses requêtes au tribunal si les autorités policières canadiennes ne font pas preuve de célérité dans le dossier.

«Elle est prête à sortir, elle souhaite que toute cette affaire soit résolue au Canada», a indiqué Me McCants dans une entrevue hier.

L'avocat espérait même que des policiers canadiens soient présents hier au Maryland pour ramener Mme Bédard à Québec. Sinon, Me McCants veut demander à nouveau sa libération ce matin au tribunal.

Myriam Bédard est détenue depuis le 22 décembre à Baltimore après avoir été arrêtée en vertu d'un mandat d'arrestation international. Les autorités canadiennes lui reprochent d'avoir emmené sa fille aux États-Unis — avec son nouveau conjoint — en violation présumée de l'entente de garde partagée conclue avec le père biologique, Jean Paquet. Me McCants soutient que Mme Bédard a obtenu la garde pleine et entière de sa fille.

Avant Noël, la jeune fille de 12 ans a été ramenée au Québec, où elle est hébergée par M. Paquet.

Depuis, Mme Bédard a refusé de contester devant le tribunal de Baltimore la procédure d'extradition, afin d'accélérer son retour au Canada. Le juge lui a cependant refusé une libération conditionnelle pendant les négociations entre les autorités canadiennes et américaines, qui ont eu lieu entre Noël et le jour de l'An.

Ses avocats ont soutenu en fin de semaine que la fille de Mme Bédard refuse de se nourrir et de se laver, par solidarité avec sa mère. Cette information a ensuite été démentie par la famille de Mme Bédard, à Québec.

«Elle va très très bien», a indiqué mardi la mère de Mme Bédard, Francine Tremblay, qui l'a vue au jour de l'An lors d'un repas familial. «Elle est très de bonne humeur, enjouée. Elle s'amuse avec ses cousines.»

À Québec, un porte-parole de la Sûreté du Québec a indiqué que le corps policier était au courant de l'entente conclue entre le ministère canadien de la Justice et les autorités américaines. Mais on ignorait à quel moment la prise en charge pourrait se faire.

«J'imagine qu'on ne la libérera pas tout de suite», a indiqué François Bouchard, de la SQ. «On va la faire comparaître aussitôt qu'elle va revenir à Québec.»






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