Solidarité santé se plaint de Couillard
13 décembre 2006
Québec
La cinquantaine de groupes communautaires et syndicaux qui forment la Coalition solidarité santé en ont gros sur le coeur contre le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard.
Ils réclament un bilan des besoins non comblés et des ratés découlant des changements imposés par le ministre Couillard et le premier ministre Jean Charest, tant au plan administratif que structurel, plutôt que d'aller de l'avant avec le projet de loi 33 donnant accès à des services médicaux spécialisés dans des cliniques médicales privées.
Pour Louise Chabot, vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec, un bilan s'impose.
«On exige que le gouvernement fasse un bilan de sa réforme qui, en 2003, est venue fusionner des établissements de santé, diminuer la capacité syndicale d'agir et favoriser la sous-traitance en plus de réduire l'accès aux services pour les citoyens», a-t-elle dit hier, à l'occasion d'une conférence de presse.
Pour sa part, Jacques Fournier, rédacteur en chef de la revue Interaction communautaire, considère que la réforme est un échec total et que ce sont les services sociaux qui ont été les grands perdants.
Dans un dossier noir qui tient sur huit pages, M. Fournier signale des situations qui font ressortir la déshumanisation des soins à domicile et la diminution de services. «Pendant ce temps, les publications émanant du ministère de la Santé indiquent que tout va bien, qu'il faut maintenir le cap. Sur le terrain, ce n'est pas ce qu'on observe», a-t-il fait remarquer.
Quant à Guy Jolicoeur, intervenant social à Saint-Léonard et Saint-Michel, et porte-parole de la FTQ, il considère que la réforme n'a pas livré la marchandise et a empiré le service à la population.
«Le moral des employés est au plus mal et beaucoup de confusion règne. Dans bien des organisations, la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite. C'est un véritable chaos administratif», a-t-il avancé.
De son côté, Aline Fredette de la Confédération des organismes de personnes handicapées a soutenu que «les personnes qui ont des limitations fonctionnelles vivent à tous les jours les contrecoups de la réforme Charest-Couillard».
Ils réclament un bilan des besoins non comblés et des ratés découlant des changements imposés par le ministre Couillard et le premier ministre Jean Charest, tant au plan administratif que structurel, plutôt que d'aller de l'avant avec le projet de loi 33 donnant accès à des services médicaux spécialisés dans des cliniques médicales privées.
Pour Louise Chabot, vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec, un bilan s'impose.
«On exige que le gouvernement fasse un bilan de sa réforme qui, en 2003, est venue fusionner des établissements de santé, diminuer la capacité syndicale d'agir et favoriser la sous-traitance en plus de réduire l'accès aux services pour les citoyens», a-t-elle dit hier, à l'occasion d'une conférence de presse.
Pour sa part, Jacques Fournier, rédacteur en chef de la revue Interaction communautaire, considère que la réforme est un échec total et que ce sont les services sociaux qui ont été les grands perdants.
Dans un dossier noir qui tient sur huit pages, M. Fournier signale des situations qui font ressortir la déshumanisation des soins à domicile et la diminution de services. «Pendant ce temps, les publications émanant du ministère de la Santé indiquent que tout va bien, qu'il faut maintenir le cap. Sur le terrain, ce n'est pas ce qu'on observe», a-t-il fait remarquer.
Quant à Guy Jolicoeur, intervenant social à Saint-Léonard et Saint-Michel, et porte-parole de la FTQ, il considère que la réforme n'a pas livré la marchandise et a empiré le service à la population.
«Le moral des employés est au plus mal et beaucoup de confusion règne. Dans bien des organisations, la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite. C'est un véritable chaos administratif», a-t-il avancé.
De son côté, Aline Fredette de la Confédération des organismes de personnes handicapées a soutenu que «les personnes qui ont des limitations fonctionnelles vivent à tous les jours les contrecoups de la réforme Charest-Couillard».
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