Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Lettres: Un mythe tenace: le «pure laine»

    12 décembre 2006 |Michel Paillé - Démographe, chercheur associé, Chaire Hector-Fabre d'histoire du Québec, UQAM, Québec, 11 décembre 2006 | Québec
    Dans sa dernière chronique (Le Devoir, 8 décembre 2006) où il dénonce, fort à propos, le mythe de la nation ethnique, Christian Rioux pose avec pertinence la question suivante: «Si notre nation a un jour été "ethnique", il faudrait nous expliquer comment [...] ceux qu'on appelle aujourd'hui les Québécois ont pu intégrer des Amérindiens, des Irlandais, des Écossais et des Anglais avant d'ouvrir leurs portes à tous ceux qui étaient prêts à partager leur langue.»

    Partant d'une affirmation de l'historien Jacques Lacoursière voulant que «nous n'[ayons] jamais été renfermés sur nous-mêmes comme on a tenté de nous le faire croire», j'ai décrit dans Le Pays de tous les Québécois (VLB éditeur, 1998) la diversité de la population francophone du Québec. Cette diversité se caractérise par l'origine (amérindienne, britannique, italienne, etc.), par la langue maternelle (créole, vietnamien, arabe, etc.), par le lieu de naissance (France, Belgique, etc.), voire par une combinaison de ces facteurs. Je concluais que cette diversification des origines de la majorité francophone du Québec irait en s'accentuant sous l'effet, entre autres facteurs, de notre politique linguistique et des divers types de mariages mixtes. Très belle coïncidence que de lire, à la une de la même édition du Devoir, l'article de Lisa-Marie Gervais («Courtepointe multiculturelle. Un bébé québécois sur quatre a au moins un parent né à l'étranger ») confirmant la progression de cette tendance lourde. Quand cessera-t-on enfin de voir, dans la plupart des francophones d'ici, des «pure laine»?












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.