Charest dit non à une enquête sur les conditions d’hébergement des aînés
25 septembre 2009 06h56
Québec
Québec — Malgré le dépôt d’un rapport troublant de la Commission des droits de la personne, Québec ne voit pas la pertinence d’instituer une enquête sur les conditions de vie des aînés en centres d’hébergement.
«Nous sommes rendus dans l’action», a lancé le premier ministre Jean Charest hier à l’Assemblée nationale, rejetant la proposition de l’Action démocratique du Québec (ADQ) en faveur d’une commission d’enquête de grande envergure.
Pour justifier sa demande, l’ADQ cite les conclusions d’un rapport de la Commission des droits de la personne, rendu public hier, qui révèle «des situations d’exploitation» contre des personnes âgées hébergées dans cinq résidences de la Beauce. Les abus ont été répertoriés entre 2002 et 2005.
Le rapport souligne entre autres que des personnes âgées ont été laissées nues dans leur lit en plein hiver alors que la fenêtre était ouverte, que d’autres ont été abandonnées dans leurs souillures parfois jusqu’à une journée complète, et que certaines ont été privées de collation. À cela s’ajoutent des coups de pied, des coups de fourchette et des propos blessants et infantilisants envers les résidents.
Conséquemment, la commission demande à l’autorité responsable, le Centre de santé et de services sociaux de la Beauce (CSSSB), le versement d’une somme de 159 700 $ au bénéfice de 13 résidents à titre de dommages moraux. Rapport de la commission en main, le chef de l’ADQ, Mario Dumont, a exigé en Chambre «une action plus énergique, plus musclée» pour mettre un terme aux abus.
Selon lui, «l’accumulation des cas» doit amener le gouvernement à créer une commission d’enquête pour dresser un état de situation complet et réel des conditions de vie des personnes âgées en centres d’hébergement et apporter les correctifs nécessaires.
Mais pour le premier ministre, la tenue d’une enquête n’est nullement nécessaire. Les situations rapportées par la commission, a-t-il fait remarquer, remontent à plusieurs années, avant l’adoption de nouvelles mesures par le gouvernement. En outre, le ministère de la Santé a mis en place un mécanisme de certification des établissements et procède à des visites des résidences afin de s’assurer de la qualité des services.
«On a, entre autres, adopté un système de certification et cela inclut des visites, de telle sorte qu’on puisse s’assurer que les services respectent les standards que le gouvernement établit», a expliqué M. Charest.
Plus encore, le personnel mis en cause dans le rapport de la commission a depuis lors été sanctionné, a-t-il rappelé.
«Il y a eu suspension et congédiement d’employés ciblés particulièrement en cours d’enquête, nomination d’une nouvelle coordonnatrice dans un pavillon, entre autres. Et la situation a beaucoup évolué depuis ce temps-là», a assuré le premier ministre. Les institutions visées par la commission, soit le Foyer Mgr-Roy, l’Accueil Ville Saint-Georges, le Foyer Saint-Georges, le Centre hospitalier de Beauceville et le Pavillon Notre-Dame-de-la-Guadeloupe, ont trois mois pour acquiescer à la demande de compensation, sinon la cause pourra être portée devant les tribunaux.
Elles sont toutes sous la supervision du Centre de santé et des services sociaux de la Beauce.
En conférence de presse, jeudi, la directrice générale de l’organisme, Huguette Giroux, a souligné que le problème était déjà connu et que des mesures avaient été prises à partir de 2004. Selon elle, une quarantaine de mesures avaient été mises sur pied pour éviter qu’une même situation se reproduise.
«Nous sommes rendus dans l’action», a lancé le premier ministre Jean Charest hier à l’Assemblée nationale, rejetant la proposition de l’Action démocratique du Québec (ADQ) en faveur d’une commission d’enquête de grande envergure.
Pour justifier sa demande, l’ADQ cite les conclusions d’un rapport de la Commission des droits de la personne, rendu public hier, qui révèle «des situations d’exploitation» contre des personnes âgées hébergées dans cinq résidences de la Beauce. Les abus ont été répertoriés entre 2002 et 2005.
Le rapport souligne entre autres que des personnes âgées ont été laissées nues dans leur lit en plein hiver alors que la fenêtre était ouverte, que d’autres ont été abandonnées dans leurs souillures parfois jusqu’à une journée complète, et que certaines ont été privées de collation. À cela s’ajoutent des coups de pied, des coups de fourchette et des propos blessants et infantilisants envers les résidents.
Conséquemment, la commission demande à l’autorité responsable, le Centre de santé et de services sociaux de la Beauce (CSSSB), le versement d’une somme de 159 700 $ au bénéfice de 13 résidents à titre de dommages moraux. Rapport de la commission en main, le chef de l’ADQ, Mario Dumont, a exigé en Chambre «une action plus énergique, plus musclée» pour mettre un terme aux abus.
Selon lui, «l’accumulation des cas» doit amener le gouvernement à créer une commission d’enquête pour dresser un état de situation complet et réel des conditions de vie des personnes âgées en centres d’hébergement et apporter les correctifs nécessaires.
Mais pour le premier ministre, la tenue d’une enquête n’est nullement nécessaire. Les situations rapportées par la commission, a-t-il fait remarquer, remontent à plusieurs années, avant l’adoption de nouvelles mesures par le gouvernement. En outre, le ministère de la Santé a mis en place un mécanisme de certification des établissements et procède à des visites des résidences afin de s’assurer de la qualité des services.
«On a, entre autres, adopté un système de certification et cela inclut des visites, de telle sorte qu’on puisse s’assurer que les services respectent les standards que le gouvernement établit», a expliqué M. Charest.
Plus encore, le personnel mis en cause dans le rapport de la commission a depuis lors été sanctionné, a-t-il rappelé.
«Il y a eu suspension et congédiement d’employés ciblés particulièrement en cours d’enquête, nomination d’une nouvelle coordonnatrice dans un pavillon, entre autres. Et la situation a beaucoup évolué depuis ce temps-là», a assuré le premier ministre. Les institutions visées par la commission, soit le Foyer Mgr-Roy, l’Accueil Ville Saint-Georges, le Foyer Saint-Georges, le Centre hospitalier de Beauceville et le Pavillon Notre-Dame-de-la-Guadeloupe, ont trois mois pour acquiescer à la demande de compensation, sinon la cause pourra être portée devant les tribunaux.
Elles sont toutes sous la supervision du Centre de santé et des services sociaux de la Beauce.
En conférence de presse, jeudi, la directrice générale de l’organisme, Huguette Giroux, a souligné que le problème était déjà connu et que des mesures avaient été prises à partir de 2004. Selon elle, une quarantaine de mesures avaient été mises sur pied pour éviter qu’une même situation se reproduise.
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