Transports en commun - Pas d'entente sur le partage de la facture entre les villes de la CMM
Photo : Agence Reuters
Des principes sont en jeu, mais des gros sous aussi. Partager les coûts du transport en commun ne s'annonce pas une mince affaire à négocier dans la région métropolitaine.
Le jeu de souque à la corde se poursuit dans les 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal qui n'ont pas réussi hier à s'entendre sur le partage de la facture du transport en commun. Québec leur accorde un nouveau délai.
C'est une question de quelques jours, assurait-on au cabinet du ministre des Transports, Michel Després. «Les discussions vont bon train. Les échanges sont constructifs, et on veut donner toutes les chances pour qu'un consensus survienne dans le dossier», a affirmé Josée Delisle, attachée de presse du ministre Després.
Il s'agit d'un deuxième report de l'échéance originale. Québec avait d'abord fixé au 30 septembre l'obligation pour les municipalités de s'entendre. À défaut d'un accord, le mandataire du gouvernement, Réal Mireault, devait alors présenter ses propres recommandations. Mais devant la volonté de Montréal et des banlieues d'en arriver à un règlement, Québec avait consenti à reporter la date butoir au 30 octobre.
Il n'y a pas d'impasse, a souligné Mme Delisle. Chose certaine, le dossier est complexe. Des centaines de millions de dollars sont en jeu, et la formule qui satisfera toutes les parties n'est pas encore trouvée.
Un premier pas, sur le plan des principes, a toutefois été franchi, par la reconnaissance du métro comme un équipement métropolitain, ce qui est déjà le cas pour les trains de banlieue. À partir de là, il fallait trouver une formule de partage du déficit d'exploitation du métro. S'est ensuivi un chassé-croisé de propositions, de répliques, de négociations de couloir et de compromis.
La Ville de Montréal souhaitait que les banlieues assument 40 % de la facture du déficit d'exploitation du métro. De leur côté, les banlieues ne voulaient payer que 20 % compte tenu que 80 % de la clientèle du métro est montréalaise. Selon les informations recueillies, les parties se seraient rapprochées pour une formule 70 %-30 %.
Il y a aussi les dépenses d'immobilisations qui font l'objet de négociation, c'est-à-dire les investissements dédiés à la réfection du métro et à son développement. On estime que quatre milliards seront nécessaires pour remettre à neuf le métro, dont trois seront déboursés par le gouvernement du Québec. Il reste donc un milliard d'immobilisations à partager.
Les mêmes questions se posent pour les trains de banlieue. Pour le renouvellement de la flotte de trains et le développement du réseau, 1,5 milliard devra être injecté dans les prochaines années.
Ce vaste dossier soulève des questions de contrôle; ceux qui paieront dorénavant voudraient bien avoir un droit de regard sur la gestion.
La Communauté métropolitaine de Montréal doit se réunir jeudi.
Le jeu de souque à la corde se poursuit dans les 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal qui n'ont pas réussi hier à s'entendre sur le partage de la facture du transport en commun. Québec leur accorde un nouveau délai.
C'est une question de quelques jours, assurait-on au cabinet du ministre des Transports, Michel Després. «Les discussions vont bon train. Les échanges sont constructifs, et on veut donner toutes les chances pour qu'un consensus survienne dans le dossier», a affirmé Josée Delisle, attachée de presse du ministre Després.
Il s'agit d'un deuxième report de l'échéance originale. Québec avait d'abord fixé au 30 septembre l'obligation pour les municipalités de s'entendre. À défaut d'un accord, le mandataire du gouvernement, Réal Mireault, devait alors présenter ses propres recommandations. Mais devant la volonté de Montréal et des banlieues d'en arriver à un règlement, Québec avait consenti à reporter la date butoir au 30 octobre.
Il n'y a pas d'impasse, a souligné Mme Delisle. Chose certaine, le dossier est complexe. Des centaines de millions de dollars sont en jeu, et la formule qui satisfera toutes les parties n'est pas encore trouvée.
Un premier pas, sur le plan des principes, a toutefois été franchi, par la reconnaissance du métro comme un équipement métropolitain, ce qui est déjà le cas pour les trains de banlieue. À partir de là, il fallait trouver une formule de partage du déficit d'exploitation du métro. S'est ensuivi un chassé-croisé de propositions, de répliques, de négociations de couloir et de compromis.
La Ville de Montréal souhaitait que les banlieues assument 40 % de la facture du déficit d'exploitation du métro. De leur côté, les banlieues ne voulaient payer que 20 % compte tenu que 80 % de la clientèle du métro est montréalaise. Selon les informations recueillies, les parties se seraient rapprochées pour une formule 70 %-30 %.
Il y a aussi les dépenses d'immobilisations qui font l'objet de négociation, c'est-à-dire les investissements dédiés à la réfection du métro et à son développement. On estime que quatre milliards seront nécessaires pour remettre à neuf le métro, dont trois seront déboursés par le gouvernement du Québec. Il reste donc un milliard d'immobilisations à partager.
Les mêmes questions se posent pour les trains de banlieue. Pour le renouvellement de la flotte de trains et le développement du réseau, 1,5 milliard devra être injecté dans les prochaines années.
Ce vaste dossier soulève des questions de contrôle; ceux qui paieront dorénavant voudraient bien avoir un droit de regard sur la gestion.
La Communauté métropolitaine de Montréal doit se réunir jeudi.
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