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Perspectives - Charest 1, Boisclair 0

Michel David   18 octobre 2006  Québec
Jean Charest a le don de déstabiliser un adversaire. Lors du débat télévisé du printemps 2003, il avait complètement désorienté Bernard Landry en déclarant d'entrée de jeu qu'il souhaitait le succès des nouvelles villes fusionnées de force par le gouvernement péquiste.

Hier, il a opté pour l'humour moqueur: «Monsieur le président, je vous préviens, il est arrivé.» Ce rappel de la fanfaronnade d'André Boisclair, le soir de son élection comme député de Pointe-aux-Trembles, a souligné que le chef du PQ s'était lui-même imposé une lourde obligation de performance. Une petite phrase échappée dans l'euphorie de la victoire qu'il n'aurait jamais dû prononcer.

En d'autres circonstances, M. Boisclair aurait pu se formaliser de voir Lucien Bouchard faire à nouveau irruption sur la place publique, au moment où lui-même effectuait sa rentrée à l'Assemblée nationale. Cette fois-ci, il devrait plutôt l'en remercier. La sortie de l'ancien premier ministre au sujet de notre paresse collective permettra de faire oublier un peu ces premiers pas décevants.

Pour ne pas être accusés d'avoir voulu ternir l'éclat de son retour, les amis de Robert Bourassa avaient reporté de deux jours le dévoilement de sa statue. Ils ont tout lieu de s'en féliciter. Si on peut qualifier de duel cette première passe d'armes entre Jean Charest et André Boisclair, le premier a nettement eu le dessus.

En toute justice pour le chef péquiste, je ne me souviens pas d'un chef de l'opposition dont la première intervention ait beaucoup impressionné, sauf justement M. Bouchard, dont la première intervention à la Chambre des communes avait été saluée par les commentateurs d'un océan à l'autre.

Dans notre système politique, le rôle de chef de l'opposition est le plus ingrat qui soit. Peu importe ce qu'il dira, il n'arrivera jamais à fustiger un gouvernement autant que le souhaiteraient ses détracteurs.

Qu'il s'agisse de Claude Ryan, Pierre Marc Johnson, Jacques Parizeau, Daniel Johnson, Bernard Landry ou Jean Charest, tous ont été jugés sévèrement à l'époque où ils dirigeaient l'opposition.

***

Au départ, les règlements de l'Assemblée nationale assurent le dernier mot au gouvernement. Aux accusations de M. Boisclair, qui voulait lui faire porter la responsabilité de la crise forestière, M. Charest a aussitôt rappelé le fiasco de la Gaspesia à Chandler. Bref, le cirque habituel. De toute manière, le sujet était tellement prévisible que le chef du PQ ne pouvait espérer surprendre qui que ce soit.

Comme cela arrive souvent, Mario Dumont a réussi à mettre les rieurs de son côté. Le chef de l'ADQ a le don de trouver ces images bêtes et méchantes qui collent à la peau de ses victimes. Cette fois-ci, il s'est gaussé de la visite éclair que le chef du PQ a effectuée au cours des derniers jours dans les régions les plus touchées par les fermetures de scierie.

Puisant dans sa vaste culture de bandes dessinées, plus précisément dans les aventures de Lucky Luke, M. Dumont a parlé de la «tournée du Pied tendre», ce jeune dandy habitué aux salons londoniens qui se retrouve soudainement dans les plaines du Far West.

Malgré sa longue expérience parlementaire, M. Boisclair semblait nerveux comme un débutant, alors que M. Charest était manifestement dans un de ses bons jours. Sur les banquettes libérales, le seul qui n'a pas semblé apprécier son discours de bienvenue incisif a été son ancien ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, qui est resté de glace pendant que ses collègues applaudissaient à tout rompre.

Le chef du PQ peut toutefois se consoler à l'idée que cette première période de questions sera oubliée depuis longtemps le jour des élections. Il se sentira bientôt plus à l'aise dans son nouveau rôle et il aura bien d'autres occasions de croiser le fer avec le premier ministre.

Ce qui est plus troublant, c'est l'incohérence d'un discours qui se voulait important et auquel il avait eu le temps de réfléchir. La nervosité peut expliquer qu'un discours soit mal livré, mais pas qu'il ait été mal construit. À peine quelques secondes après avoir réitéré la nécessité de revenir à l'essentiel du projet souverainiste, qui fait appel à des notions aussi fondamentales que la fierté et la responsabilité, M. Boisclair a déclaré tout de go: «On la veut parce qu'il y a trop de monde sur les listes d'attente». Du coup, on se redemande quelle est au juste sa vision de la souveraineté ou même s'il en a une.

***

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Gino Lesage
    Inscrit
    mercredi 18 octobre 2006 14h06
    Quittez donc M. Dumont et vite !
    M. Dumont,

    Toutes vos déclarations à la fois faussement spectaculaires mais vraimest assasines, lassent à penser que vous êtes dans la dèche depuis avril 2003, que vous vous accroché sans raison et que vous devriez quittez. Qu'ils s'agissent de vos attaques contre Jean Charest ou encore contre André Boisclairs, elles démontrent que vous êtes "passé date" depuis longtemps et que vous ne proposez rien de neuf ni de constructif. Personne ne veut de vous comme PM du Québec ou presque. Vous et votre parti êtes moribonds et tout le monde sait que vous ne réussirai jamais à former un gouvernement en devenant un premier ministre digne de ce nom. Vous êtes sans saveur et sans pertinence. Retournez à vos bandes dessinées et quittez ce monde politique dans lequel, on le sait, vous n'apportez rien de bien inspirant. Je préfèrerai toujours M. Boiclairs et même M. Cahrest, à votre personne mesquine, impertinente, irrespectueuse et sans aucune classe. Allez donc, sur les ondes de Choi FM Radio X à Québec où vous pourriez exceller.

    Gino Lesage, Cap-Santé.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    jeudi 19 octobre 2006 09h04
    souveraineté=solution à tous nos problèmes?
    Il semble qu'il y a beaucoup de rêveurs dans le P.Q. à commencer par Monsieur Boisclair!

    Lorsque nous serons INDÉPENDANTS (souverains)

    -.il n'y aura plus de liste d'attentes

    -.il n'y aura plus de chômeurs

    -.il n'y aura plus de conflits

    -.il n'y aura plus de difficultés à négocier des ententes avec les U.S.A et les autres provinces

    -.il n'y aura plus de pauvreté

    -.il n'y aura plus d'ignorants (québécois) qui ne savent ni écrire ni parler correctement le français

    -.il n'y aura plus de "fainéants" qui quêtent de l'argent dans les rues, à ceux qui ont du coeur au ventre, et qui travaillent.

    -. Toutes les nations, tous les pays viendront se mettre à genoux pour nous demander ce que nous voulons.

    -. Nous aurons tellement de surplus d'argent (impôts du Fédéral) que nous en donnerons à ceux qui en veulent et même à ceux qui ne travaillent jamais...(les paresseux)

    -. Tout ce qui appartient au Fédéral nous sera donner gratuitement: parcs, ports, postes etc...

    -. Le partage de la dette Fédérale sera effacée pour nous satisfaire.

    -. Il y aura une stabilité,une sécurité financière, un niveau de vie + élevé et la confiance sur les marchés mondiaux n'en sera pas affecté...

    N.B. pourtant Monsieur Louis Bernard a prédit 10 ans d'instabilité et Mme Marois 5 ans...

    -. Le Québec deviendra le Paradis terrestre de la planète. Pourtant la religion catholique nous a enseigné que le paradis n'est pas sur terre..

    -. ça nous coûtera rien pour instaurer un système des Postes, entretenir les parcs, des ambassades, respecter les traités etc...

    -. En un mot, nous nagerons dans l'argent surtout celui du Fédéral...

    -. ça me fait penser à une Fable de Lafontaine: Perrette et le port au lait...

    Avec cet argent....

    Avec cet argent....

    Avec cet argent...

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    dimanche 22 octobre 2006 09h29
    La beauté vs l'expérience!
    Monsieur Boisclair va encore se faire planter...Les grands discours sur la nâ.....tion n'apportent pas à dîner...
    une nâ......tion a besoin d'emplois pour payer les factures d'électricité, de nourriture, de vêtements pour l'hiver (manteaux, foulards, gants, mitaines etc..)Un beau principe reste toujours dans l'abstrait...La nâ.......tion est endettée pour des années à venir...la mauvaise gestion des finances par des incompétents qui sont plus talentueux dans les discours. Voilà où nous en sommes!
    Et s'il vous plaît, lâchez les enfants! Laissez-les tranquilles...

    Nos enfants feront ce que nous avons fait: TRAVAILLER, se relever les manches et arrêtez de chiâler sur la société mais AGIR, BÂTIR!

    Comme le disait si bien Monsieur Yvon Deschamps: "Si le monde arrêtait de chiâler UNE MINUTE, il recommencerait"

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