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Charest a hâte d'affronter Boisclair

16 octobre 2006  Québec
Laval — Le premier ministre du Québec, Jean Charest, affirme avoir hâte de finalement faire face à André Boisclair à l'Assemblée nationale demain, alors que le dirigeant du Parti québécois y siégera pour la première fois à titre de chef de l'opposition.

M. Boisclair a la responsabilité de préciser ce qu'il ferait s'il était porté au pouvoir, et non pas de seulement critiquer la politique du gouvernement, a indiqué M. Charest.

«À moins qu'il ne fasse cela, il manquera à ses responsabilités en tant que chef de l'opposition», a-t-il déclaré à des journalistes, hier, à la suite d'une réunion de politique du Parti libéral à Laval, en banlieue nord de Montréal.

Quelque 2000 militants libéraux ont pris part à des rencontres à travers la province, tout au long de la fin de semaine, afin de préparer le programme du parti en vue des prochaines élections, vraisemblablement l'an prochain.

Dans le cadre d'une allocution, M. Charest a établi un parallèle entre MM. Boisclair et Jacques Parizeau, ancien leader du Parti québécois.

Leur seule priorité, a-t-il affirmé aux délégués, est de tenir des référendums sur la souveraineté du Québec.

«Il s'agit d'un parti d'une seule idée, d'une seule obsession et d'une seule stratégie afin d'y arriver», a-t-il ajouté.

«Le reste n'est que de l'emballage-cadeau.»

M. Charest a indiqué que son gouvernement avait passé trois ans à nettoyer les dégâts du PQ, notamment les problèmes relatifs aux finances publiques.

Par ailleurs, le premier ministre a rejeté les propos de Jean-Pierre Blackburn — ministre fédéral responsable du Québec — voulant que la crise de l'industrie forestière québécoise ait été provoquée par la législation environnementale provinciale limitant la superficie des forêts pouvant faire l'objet de coupes.

M. Charest, établissant un lien entre le problème et les conséquences de la surpêche, a affirmé que le Québec n'augmenterait pas les coupes permises.

«Nous allons respecter le droit des générations à venir à avoir accès à une forêt en santé et qui sera en mesure d'assurer la prospérité économique du Québec», a déclaré le premier ministre, qui a déjà été ministre fédéral de l'Environnement.
 
 
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