Conseil national du week-end - Québec solidaire veut faire passer les riches à la caisse
2 octobre 2006
Québec
Françoise David
Magog — La construction «de châteaux» dans les banlieues de Montréal et Québec irrite Québec solidaire (QS), qui préconise une augmentation considérable de l'impôt des citoyens les mieux nantis.
«À voir la quantité de châteaux qui se construisent maintenant [...], il doit y avoir des gens qui sont capables de se les payer et de payer l'hypothèque mensuelle», a soulevé hier la porte-parole principale de Québec solidaire, Françoise David, en point de presse dans une école secondaire de Magog, dans les Cantons-de-l'Est, au terme des travaux du conseil national de son parti.
«Ces personnes-là pourraient faire un effort additionnel en ce qui concerne l'impôt», a plaidé Mme David. «Ce n'est pas "faisons payer les riches" uniquement. C'est [plutôt] demander aux populations aisées et riches de faire leur part pour permettre au Québec d'obtenir des ressources additionnelles», a-t-elle précisé.
La classe aisée n'est pas la seule à figurer dans le collimateur de Québec solidaire. La formation «progressiste» estime que les entreprises, les plus grandes en particulier, ne paient pas leur juste part d'impôt. À cet égard, Québec solidaire exhorte le gouvernement du Québec à cesser de céder «au chantage» des gens d'affaires.
«J'en ai marre de ce chantage», a lancé Mme David, dénonçant le lobby des affaires qui se plaint du fardeau fiscal, de l'immobilisme de la société ou du taux de syndicalisation trop élevé des travailleurs.
Prétendre que les entreprises au Québec sont malmenées par la fiscalité, les normes et les lois du travail, «ce n'est pas vrai, point barre!», a insisté Mme David.
Bien au contraire, selon elle, les entreprises bénéficient en général de trop nombreux crédits d'impôt et autres allégements fiscaux.
«Les ministres qui se succèdent aux Finances, au Commerce et à l'Industrie [...] ne cessent d'écrire dans leurs documents combien le Québec est une terre d'accueil pour les investisseurs.»
«On leur dit [aux investisseurs], c'est formidable, venez ici et regardez tous les cadeaux que nous vous faisons», a-t-elle illustré.
Mont Orford
Les quelque 170 délégués de QS rassemblés en conseil national ont par ailleurs accordé unanimement leur soutien à la croisade de la coalition SOS Parc Orford contre le projet de développement récréotouristique privé dans le parc national.
«On ne touche pas à un parc national», a martelé Mme David, exigeant ni plus ni moins que l'abrogation de la loi 23 qui autorise la construction de plus de 700 logements au pied de la montagne.
Au passage, la porte-parole de QS a dénoncé la discrétion du chef du Parti québécois, André Boisclair, au regard de ce dossier, lui qui avait pourtant manifesté aux côtés des opposants à la vente partielle du parc le 12 avril dernier.
Préfère-t-il maintenant «soulager le capital?», a ironisé Françoise David, une allusion à des propos de M. Boisclair rapportés par le quotidien Le Devoir.
«À voir la quantité de châteaux qui se construisent maintenant [...], il doit y avoir des gens qui sont capables de se les payer et de payer l'hypothèque mensuelle», a soulevé hier la porte-parole principale de Québec solidaire, Françoise David, en point de presse dans une école secondaire de Magog, dans les Cantons-de-l'Est, au terme des travaux du conseil national de son parti.
«Ces personnes-là pourraient faire un effort additionnel en ce qui concerne l'impôt», a plaidé Mme David. «Ce n'est pas "faisons payer les riches" uniquement. C'est [plutôt] demander aux populations aisées et riches de faire leur part pour permettre au Québec d'obtenir des ressources additionnelles», a-t-elle précisé.
La classe aisée n'est pas la seule à figurer dans le collimateur de Québec solidaire. La formation «progressiste» estime que les entreprises, les plus grandes en particulier, ne paient pas leur juste part d'impôt. À cet égard, Québec solidaire exhorte le gouvernement du Québec à cesser de céder «au chantage» des gens d'affaires.
«J'en ai marre de ce chantage», a lancé Mme David, dénonçant le lobby des affaires qui se plaint du fardeau fiscal, de l'immobilisme de la société ou du taux de syndicalisation trop élevé des travailleurs.
Prétendre que les entreprises au Québec sont malmenées par la fiscalité, les normes et les lois du travail, «ce n'est pas vrai, point barre!», a insisté Mme David.
Bien au contraire, selon elle, les entreprises bénéficient en général de trop nombreux crédits d'impôt et autres allégements fiscaux.
«Les ministres qui se succèdent aux Finances, au Commerce et à l'Industrie [...] ne cessent d'écrire dans leurs documents combien le Québec est une terre d'accueil pour les investisseurs.»
«On leur dit [aux investisseurs], c'est formidable, venez ici et regardez tous les cadeaux que nous vous faisons», a-t-elle illustré.
Mont Orford
Les quelque 170 délégués de QS rassemblés en conseil national ont par ailleurs accordé unanimement leur soutien à la croisade de la coalition SOS Parc Orford contre le projet de développement récréotouristique privé dans le parc national.
«On ne touche pas à un parc national», a martelé Mme David, exigeant ni plus ni moins que l'abrogation de la loi 23 qui autorise la construction de plus de 700 logements au pied de la montagne.
Au passage, la porte-parole de QS a dénoncé la discrétion du chef du Parti québécois, André Boisclair, au regard de ce dossier, lui qui avait pourtant manifesté aux côtés des opposants à la vente partielle du parc le 12 avril dernier.
Préfère-t-il maintenant «soulager le capital?», a ironisé Françoise David, une allusion à des propos de M. Boisclair rapportés par le quotidien Le Devoir.
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