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Le 4 décembre

Michel David   30 septembre 2006  Québec
Les stratèges péquistes ont déjà encerclé une date pour la tenue des prochaines élections générales au Québec: le lundi 4 décembre.
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  • Louis Lapointe
    Abonné
    lundi 2 octobre 2006 21h57
    Le jupon dépasse un peu trop !
    « Bonjour M. David,

    Les partis politiques québécois vont se battre pour chaque portion d'électorat jusqu'à la prochaine échéance électorale. La réaction de Boisclair et de Dumont, à la suite de la récente nomination de Pierre-Marc Johnson à la présidence d'une commission d'enquête qui sera très médiatisée, en est une preuve flagrante. Tout le monde est sur ses gardes et chacun se bat pour la même portion de l'électorat: la droite nationaliste qui avait permis à PMJ de devenir chef du PQ en 1985. Les partis sont aux faits que ce segment de l'électorat québécois est volatil et qu'il pourrait conférer à l'un ou l'autre des trois principaux partis les votes qu'il lui faut pour former un gouvernement majoritaire ou, dans le cas de l'ADQ, obtenir la balance du pouvoir.
    Cette bataille est pour le moins disgracieuse puisqu'elle survient alors que des familles éprouvées sont en plein deuil.
    Lors des récents événements de Dawson, Jean Charest avait fait preuve d'une grande dignité en faisant attention de ne pas politiser la situation. Il a même pu profiter des effets collatéraux en se faisant du capital sur le dos du Globe and Mail qui a accepté de se prêter au jeu du "Bon cop, Bad cop". Cette fois-ci, le jupon dépasse un peu trop, même s'il est trop tard pour revenir en arrière.
    Malheureusement, tout le monde a eu l'air fou dans cette histoire et cela n'est guère invitant pour les électeurs qui avaient pensé voter pour l'un ou l'autre de ces partis aux prochaines élections.
    Après avoir parié, au cours des derniers mois, sur les chances de l'ADQ de s'emparer de la balance du pouvoir aux prochaines élections, je suis obligé, cette fois-ci, de constater que les Verts, qui ne tapent que sur un seul clou, celui de l'environnement, sont les seuls à se faire encore des amis et qui, de ce fait, pourraient devenir le choix de plusieurs Québécois à défaut d'une autre option digne de mériter notre confiance.

    Louis Lapointe
    Brossard »

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