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Lettres: Garderies privées : une loi pour qui ?

Sophie Pomerleau - Longueuil, le 29 août 2006  1 septembre 2006  Québec
Les parents dont les enfants fréquentent les garderies privées du Québec ne le font pas tous par choix, contrairement à ce qui se passe dans le cas des écoles privées.

Pour mon fils ainsi que pour les enfants de plusieurs autres parents, il n'y avait tout simplement pas de place dans les CPE. J'espérais donc payer 7 $ par jour au lieu de 13 $ à partir du 1er septembre, comme le répète la ministre Carole Théberge.

Or, lors de l'assemblée générale tenue hier à la garderie, nous avons appris que l'entrée en vigueur de la loi ne modifiera ni les services ni la tarification puisque, dit-on, les garderies privées reformuleront tout simplement les contrats.

Si je comprends bien, les dirigeants des garderies privées veulent profiter des exceptions prévues à la loi pour continuer la surfacturation. Ainsi, nous signerons des contrats dans lesquels la contribution additionnelle sera encore facturée à tous les parents, qu'ils utilisent on non le supplément proposé, par exemple la collation supplémentaire. La direction dit devoir agir ainsi pour combler le prétendu manque à gagner causé par l'inégalité des subventions octroyées aux garderies privées par rapport à celles qui sont liées aux CPE.

Je suis outrée par l'attitude des garderies privées qui musellent les parents et semblent se tenir au-dessus de la loi. Si les garderies peuvent vraiment maintenir la surfacturation, je me sens victime d'une injustice. À quoi sert la loi?

De plus, la ministre menace de retirer les subventions aux garderies qui ne se conformeront pas à la loi. Qui paiera, croyez-vous?

J'ose espérer que le gouvernement saura faire respecter sa loi — je sais qu'il en est capable: je suis infirmière! — sans pour autant pénaliser les parents.

Lorsque les CPE seront en mesure d'accueillir tous les petits Québécois, les garderies privées pourront facturer les montants qu'elles désirent aux parents qui auront véritablement choisi ce réseau pour leurs enfants. En attendant, il serait souhaitable qu'elles respectent la loi et que, pour répondre à la demande, Québec ajoute rapidement des places en CPE.
 
 
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