Congrès de la CSQ - Parent souhaite un retour au militantisme syndical des années 1970
27 juin 2006
Québec
Très, très mécontent du gouvernement Charest, le président de la CSQ Réjean Parent veut que le mouvement syndical du Québec revienne «au militantisme de base comme on avait dans les années 1970».
«Il ne suffit pas d'être syndiqués; il faut tous et toutes devenir des syndicalistes», a plaidé le président de la Centrale des syndicats du Québec — l'ancienne CEQ.
M. Parent veut que ce militantisme devienne permanent, ne soit pas que le lot de l'appareil syndical et ne s'exprime plus seulement lors des périodes de négociation. «Il va falloir que les bottines suivent les babines.»
Il veut aussi que tout le mouvement syndical, et non seulement la CSQ, resserre les rangs et de façon plus qu'occasionnelle. «La centrale continue à croire qu'il serait intéressant de mener des assises larges du mouvement syndical québécois», a-t-il affirmé.
Le président de la CSQ a rencontré la presse, hier après-midi, juste avant l'ouverture du 38e congrès de sa centrale syndicale, à Montréal.
Vote contre le PLQ
La politique est d'ailleurs au menu de ce congrès, la CSQ invitant ses membres «à ne pas voter pour le Parti libéral du Québec» lors de la prochaine campagne électorale.
Les militants en ont gros sur le coeur contre le gouvernement Charest, lui reprochant l'imposition des conditions de travail des employés du secteur public et parapublic, son penchant pour les partenariats public-privé, l'ouverture au privé dans la santé et sa vision de l'État «rapetissé».
M. Parent ne va pas jusqu'à conseiller à ses 160 000 membres de voter pour tel parti, puisque M. Parent se montre aussi «assez critique» face à «la gouverne actuelle du Parti québécois»; juge que «l'ADQ est une extension du Parti conservateur» et s'interroge sur la capacité de Québec solidaire d'être prêt à temps pour la prochaine campagne électorale.
Néanmoins, il souhaite que ses membres s'engagent dans la prochaine campagne électorale en interpellant les candidats sur leur attitude face aux syndiqués, au secteur public, à l'éducation et au rôle de l'État.
Désaffections
Par ailleurs, il s'agit du premier congrès de la CSQ depuis que la centrale a perdu 20 000 de ses 180 000 membres. Ceux-ci étaient mécontents de la façon dont la négociation a été menée avec le gouvernement et de son issue.
Interrogé à ce sujet, M. Parent a laissé entendre qu'il n'était pas question de mea-culpa. La centrale a fait ce qu'elle pouvait dans le contexte socio-politique, s'est-il défendu.
La centrale contestera d'ailleurs certaines de ces désaffections de syndicats.
Sur une possibilité de neuf désaffections, a-t-il fait savoir, «il y a au moins deux syndicats qu'on considère affiliés à la centrale; il y a deux syndicats qu'on considère désaffiliés de la centrale et il y en a cinq qu'on conteste, sur la base de procédures, comme la modification qui a été apportée à leur liste ou une procédure de vote postal qui n'est pas prévue dans nos statuts. Donc, on est loin du compte aujourd'hui. Au moment où on se parle, on ne pourrait pas parler de déconfiture», a-t-il commenté.
Le congrès de la CSQ se poursuit jusqu'à vendredi.
«Il ne suffit pas d'être syndiqués; il faut tous et toutes devenir des syndicalistes», a plaidé le président de la Centrale des syndicats du Québec — l'ancienne CEQ.
M. Parent veut que ce militantisme devienne permanent, ne soit pas que le lot de l'appareil syndical et ne s'exprime plus seulement lors des périodes de négociation. «Il va falloir que les bottines suivent les babines.»
Il veut aussi que tout le mouvement syndical, et non seulement la CSQ, resserre les rangs et de façon plus qu'occasionnelle. «La centrale continue à croire qu'il serait intéressant de mener des assises larges du mouvement syndical québécois», a-t-il affirmé.
Le président de la CSQ a rencontré la presse, hier après-midi, juste avant l'ouverture du 38e congrès de sa centrale syndicale, à Montréal.
Vote contre le PLQ
La politique est d'ailleurs au menu de ce congrès, la CSQ invitant ses membres «à ne pas voter pour le Parti libéral du Québec» lors de la prochaine campagne électorale.
Les militants en ont gros sur le coeur contre le gouvernement Charest, lui reprochant l'imposition des conditions de travail des employés du secteur public et parapublic, son penchant pour les partenariats public-privé, l'ouverture au privé dans la santé et sa vision de l'État «rapetissé».
M. Parent ne va pas jusqu'à conseiller à ses 160 000 membres de voter pour tel parti, puisque M. Parent se montre aussi «assez critique» face à «la gouverne actuelle du Parti québécois»; juge que «l'ADQ est une extension du Parti conservateur» et s'interroge sur la capacité de Québec solidaire d'être prêt à temps pour la prochaine campagne électorale.
Néanmoins, il souhaite que ses membres s'engagent dans la prochaine campagne électorale en interpellant les candidats sur leur attitude face aux syndiqués, au secteur public, à l'éducation et au rôle de l'État.
Désaffections
Par ailleurs, il s'agit du premier congrès de la CSQ depuis que la centrale a perdu 20 000 de ses 180 000 membres. Ceux-ci étaient mécontents de la façon dont la négociation a été menée avec le gouvernement et de son issue.
Interrogé à ce sujet, M. Parent a laissé entendre qu'il n'était pas question de mea-culpa. La centrale a fait ce qu'elle pouvait dans le contexte socio-politique, s'est-il défendu.
La centrale contestera d'ailleurs certaines de ces désaffections de syndicats.
Sur une possibilité de neuf désaffections, a-t-il fait savoir, «il y a au moins deux syndicats qu'on considère affiliés à la centrale; il y a deux syndicats qu'on considère désaffiliés de la centrale et il y en a cinq qu'on conteste, sur la base de procédures, comme la modification qui a été apportée à leur liste ou une procédure de vote postal qui n'est pas prévue dans nos statuts. Donc, on est loin du compte aujourd'hui. Au moment où on se parle, on ne pourrait pas parler de déconfiture», a-t-il commenté.
Le congrès de la CSQ se poursuit jusqu'à vendredi.
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