Kyoto : Québec entend prendre la tête d'un front commun
27 juin 2006
Québec
Québec — Le gouvernement du Québec entend faire front commun avec ceux de l'Ontario et du Manitoba pour forcer Ottawa à verser aux provinces les sommes nécessaires à l'atteinte des objectifs du protocole de Kyoto.
«Nous ne lâcherons pas le morceau, c'est certain», a soutenu hier le ministre du Développement durable et de l'Environnement, Claude Béchard, en entrevue téléphonique avec la Presse canadienne depuis Toronto où il participait à un sommet sur la qualité de l'air.
Fort de ce nouveau front uni en faveur des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par Kyoto, le ministre Béchard veut obtenir une rencontre avec la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, afin de s'assurer qu'Ottawa contribue à sa pleine mesure à l'effort des provinces.
Parallèlement, M. Béchard compte prendre le bâton du pèlerin pour tenter de rallier l'Alberta et la Colombie-Britannique au plan québécois sur les changements climatiques.
«Les gens s'imaginent que la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre est une chose extrêmement compliquée, qui va faire fermer les entreprises. Ce n'est pas le cas», a-t-il insisté.
Plan québécois
Rendu public le 15 juin dernier, le plan québécois comporte une série de mesures comme l'imposition de redevances aux compagnies pétrolières, calculées au prorata des émissions de gaz carbonique.
Au Québec, ces redevances s'élèveront à 200 millions de dollars par année.
Le plan prévoit aussi l'installation obligatoire d'un limiteur de vitesse sur les camions, l'introduction d'une proportion de 5 % d'éthanol dans les ventes de carburant, une nouvelle norme d'émission de matières polluantes pour les véhicules légers dès 2010, et la promulgation en 2008 d'un nouveau code de construction pour améliorer la performance énergétique des édifices.
Avec ce bouquet de mesures, le gouvernement du Québec fera «72 % du chemin» pour se conformer aux objectifs de Kyoto, a souligné le ministre Béchard.
Reste maintenant à obtenir la part du gouvernement fédéral que le gouvernement Charest évalue à 328 millions.
Réplique à Harper
Or, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a soutenu vendredi dernier que le Québec avait déjà reçu cette somme par les transferts fédéraux destinés aux infrastructures et aux transports en commun.
Rien n'est plus faux, a rétorqué, au bout du fil, le ministre Béchard.
«Il y a un mois, il nous disait qu'il ne nous donnerait pas l'argent. Maintenant, il dit que nous l'avons reçu. Si c'est le cas, nous avons manqué une bonne occasion de faire une conférence de presse conjointe», a-t-il ironisé.
Avec l'appui ses alliés, M. Béchard croit être en mesure de parvenir à forcer la main au gouvernement conservateur pour qu'il ouvre ses goussets en faveur des provinces et du Québec.
«Je crois que ce n'est pas trop demander à Ottawa que de nous octroyer 328 millions en cinq ans», a-t-il estimé.
Signé en 1997, le protocole de Kyoto vise la réduction, d'ici 2012, de 10 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990.
Mais le gouvernement Harper juge irréaliste cet objectif et prévoit déposer son propre plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'automne.
«Nous ne lâcherons pas le morceau, c'est certain», a soutenu hier le ministre du Développement durable et de l'Environnement, Claude Béchard, en entrevue téléphonique avec la Presse canadienne depuis Toronto où il participait à un sommet sur la qualité de l'air.
Fort de ce nouveau front uni en faveur des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par Kyoto, le ministre Béchard veut obtenir une rencontre avec la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, afin de s'assurer qu'Ottawa contribue à sa pleine mesure à l'effort des provinces.
Parallèlement, M. Béchard compte prendre le bâton du pèlerin pour tenter de rallier l'Alberta et la Colombie-Britannique au plan québécois sur les changements climatiques.
«Les gens s'imaginent que la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre est une chose extrêmement compliquée, qui va faire fermer les entreprises. Ce n'est pas le cas», a-t-il insisté.
Plan québécois
Rendu public le 15 juin dernier, le plan québécois comporte une série de mesures comme l'imposition de redevances aux compagnies pétrolières, calculées au prorata des émissions de gaz carbonique.
Au Québec, ces redevances s'élèveront à 200 millions de dollars par année.
Le plan prévoit aussi l'installation obligatoire d'un limiteur de vitesse sur les camions, l'introduction d'une proportion de 5 % d'éthanol dans les ventes de carburant, une nouvelle norme d'émission de matières polluantes pour les véhicules légers dès 2010, et la promulgation en 2008 d'un nouveau code de construction pour améliorer la performance énergétique des édifices.
Avec ce bouquet de mesures, le gouvernement du Québec fera «72 % du chemin» pour se conformer aux objectifs de Kyoto, a souligné le ministre Béchard.
Reste maintenant à obtenir la part du gouvernement fédéral que le gouvernement Charest évalue à 328 millions.
Réplique à Harper
Or, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a soutenu vendredi dernier que le Québec avait déjà reçu cette somme par les transferts fédéraux destinés aux infrastructures et aux transports en commun.
Rien n'est plus faux, a rétorqué, au bout du fil, le ministre Béchard.
«Il y a un mois, il nous disait qu'il ne nous donnerait pas l'argent. Maintenant, il dit que nous l'avons reçu. Si c'est le cas, nous avons manqué une bonne occasion de faire une conférence de presse conjointe», a-t-il ironisé.
Avec l'appui ses alliés, M. Béchard croit être en mesure de parvenir à forcer la main au gouvernement conservateur pour qu'il ouvre ses goussets en faveur des provinces et du Québec.
«Je crois que ce n'est pas trop demander à Ottawa que de nous octroyer 328 millions en cinq ans», a-t-il estimé.
Signé en 1997, le protocole de Kyoto vise la réduction, d'ici 2012, de 10 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990.
Mais le gouvernement Harper juge irréaliste cet objectif et prévoit déposer son propre plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'automne.
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