Les primes de l'assurance médicaments augmenteront moins cette année
Québec a annoncé hier que la progression du coût du régime public et de sa prime serait moins forte cette année grâce à plusieurs facteurs dont le fait qu'il y ait moins de nouveaux médicaments qui ont été introduits par les fabricants pharmaceutiques.
Québec — Les primes du régime public d'assurance médicaments seront relevées de 3,2 % à compter du 1er juillet prochain, la plus faible hausse annuelle depuis que le gouvernement a décidé d'indexer les primes pour couvrir le coût du régime.
Pour les assurés du régime public, la prime maximale passera de 521 $ à 538 $. Les autres paramètres à la charge des assurés seront légèrement augmentés: la franchise mensuelle passera de 11,90 $ à 12,10 $ tandis que la coassurance augmentera de 28,5 % à 29 %. La contribution annuelle maximale s'établira à 881 $, une hausse de 24 $.
Rappelons que, lors de la campagne électorale de 2003, les libéraux avaient promis de ne pas augmenter les primes du régime public d'assurance médicaments d'un pourcentage supérieur au taux d'inflation. Mais, dès juillet 2003, le gouvernement Charest, en accord avec la loi sur l'indexation du régime que venaient de faire adopter les péquistes, imposait une hausse de 9 % des primes, puis de 7,4 % l'année suivante et de 5,4 % en juillet 2005. C'est la Régie d'assurance maladie du Québec (RAMQ) qui est chargée tous les ans de calculer les augmentations de primes et de déterminer les autres paramètres budgétaires du régime.
La prime annuelle pour le régime public d'assurance médicaments, mis sur pied en 1997, a été fixée à 175 $. Cette prime fut gelée jusqu'en 2000.
Pour les personnes âgées de 65 ans et plus qui reçoivent un supplément partiel de revenu garanti, la contribution annuelle maximale passera de 560 $ à 570 $. Les personnes âgées de 65 ans et plus qui touchent le maximum du supplément de revenu garanti, tout comme les assistés sociaux inaptes au travail, bénéficient de la gratuité.
Les primes que versent les adhérents et qui sont modulées en fonction de leurs revenus s'ils gagnent entre 12 000 $ et 18 600 $ fournissent un peu plus de 600 millions au régime public.
Moins de médicaments nouveaux
Le coût total du régime avoisinera les 2,5 milliards pour l'année en cours. De cette somme, 1,892 milliard proviendra des coffres de l'État. Il s'agit d'une hausse de 5,9 % par rapport à 2005-2006, une croissance importante mais beaucoup moindre que dans les années antérieures où elle s'élevait à 12 % et même à 15 % par année.
Selon Guy Simard, directeur de l'actuariat et de l'analyse de programmes de la RAMQ, la progression moins forte du coût du régime public et de sa prime est due à quatre facteurs dont le fait qu'il y ait moins de nouveaux médicaments qui ont été mis en marché par les fabricants pharmaceutiques. Toujours plus chers, les nouveaux médicaments, surtout s'il s'agit de produits prescrits à un grand nombre de personnes, créent une pression considérable sur le coût du régime.
En outre, le retrait des médicaments anti-inflammatoires Vioxx et Cerebrex, en raison des risques qu'ils représentent pour la santé, a permis de faire des économies de l'ordre de 20 millions. De plus, les dernières études sur l'utilisation d'hormones par les femmes ménopausées a réduit la consommation de ce type de produits. Enfin, les campagnes de sensibilisation, auprès des médecins et de la population, sur le bon usage des médicaments, notamment les antibiotiques, ont entraîné une légère baisse de la consommation, a signalé M. Simard.
Québec — Les primes du régime public d'assurance médicaments seront relevées de 3,2 % à compter du 1er juillet prochain, la plus faible hausse annuelle depuis que le gouvernement a décidé d'indexer les primes pour couvrir le coût du régime.
Pour les assurés du régime public, la prime maximale passera de 521 $ à 538 $. Les autres paramètres à la charge des assurés seront légèrement augmentés: la franchise mensuelle passera de 11,90 $ à 12,10 $ tandis que la coassurance augmentera de 28,5 % à 29 %. La contribution annuelle maximale s'établira à 881 $, une hausse de 24 $.
Rappelons que, lors de la campagne électorale de 2003, les libéraux avaient promis de ne pas augmenter les primes du régime public d'assurance médicaments d'un pourcentage supérieur au taux d'inflation. Mais, dès juillet 2003, le gouvernement Charest, en accord avec la loi sur l'indexation du régime que venaient de faire adopter les péquistes, imposait une hausse de 9 % des primes, puis de 7,4 % l'année suivante et de 5,4 % en juillet 2005. C'est la Régie d'assurance maladie du Québec (RAMQ) qui est chargée tous les ans de calculer les augmentations de primes et de déterminer les autres paramètres budgétaires du régime.
La prime annuelle pour le régime public d'assurance médicaments, mis sur pied en 1997, a été fixée à 175 $. Cette prime fut gelée jusqu'en 2000.
Pour les personnes âgées de 65 ans et plus qui reçoivent un supplément partiel de revenu garanti, la contribution annuelle maximale passera de 560 $ à 570 $. Les personnes âgées de 65 ans et plus qui touchent le maximum du supplément de revenu garanti, tout comme les assistés sociaux inaptes au travail, bénéficient de la gratuité.
Les primes que versent les adhérents et qui sont modulées en fonction de leurs revenus s'ils gagnent entre 12 000 $ et 18 600 $ fournissent un peu plus de 600 millions au régime public.
Moins de médicaments nouveaux
Le coût total du régime avoisinera les 2,5 milliards pour l'année en cours. De cette somme, 1,892 milliard proviendra des coffres de l'État. Il s'agit d'une hausse de 5,9 % par rapport à 2005-2006, une croissance importante mais beaucoup moindre que dans les années antérieures où elle s'élevait à 12 % et même à 15 % par année.
Selon Guy Simard, directeur de l'actuariat et de l'analyse de programmes de la RAMQ, la progression moins forte du coût du régime public et de sa prime est due à quatre facteurs dont le fait qu'il y ait moins de nouveaux médicaments qui ont été mis en marché par les fabricants pharmaceutiques. Toujours plus chers, les nouveaux médicaments, surtout s'il s'agit de produits prescrits à un grand nombre de personnes, créent une pression considérable sur le coût du régime.
En outre, le retrait des médicaments anti-inflammatoires Vioxx et Cerebrex, en raison des risques qu'ils représentent pour la santé, a permis de faire des économies de l'ordre de 20 millions. De plus, les dernières études sur l'utilisation d'hormones par les femmes ménopausées a réduit la consommation de ce type de produits. Enfin, les campagnes de sensibilisation, auprès des médecins et de la population, sur le bon usage des médicaments, notamment les antibiotiques, ont entraîné une légère baisse de la consommation, a signalé M. Simard.
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