Parti québécois - Les trois «mousquetaires» proposent de lier l'environnement à la souveraineté
Québec — C'est pour faire la promotion de l'environnement et non plus uniquement celle de la langue ou de l'identité québécoise que le Québec doit faire la souveraineté. C'est ce qu'a affirmé hier le député de Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, alors que le groupe de trois jeunes élus péquistes baptisés «les mousquetaires» — dont il fait partie — rendait public un rapport intitulé La révolution verte et bleue. Ce texte fait suite à une des cinq tournées thématiques commandées par le chef André Boisclair à différents groupes de députés à travers le Québec de mars à mai.
Après un circuit similaire en 2004, M. Tremblay, accompagné comme aujourd'hui de ses collègues Jonathan Valois (Joliette) et Alexandre Bourdeau (Berthier), avait créé un certain émoi puisqu'il avait constaté qu'aux yeux de nombreux jeunes, la souveraineté apparaissait «dépassée, désuète et vétuste». Dans ce second rapport, les «mousquetaires» écrivent d'ailleurs fièrement que leur premier coup d'éclat a porté: «Lors de son dernier congrès, les membres du Parti québécois nous ont appuyé [sic] et ont actualisé le programme.»
Une mission
Mais il faut aller plus loin, croient M. Tremblay et ses mousquetaires: le Québec doit devenir pays pour se faire le «missionnaire» du développement durable. «Le premier ministre du Québec, ou le président de la République, lorsqu'il va aller à l'ONU ou à l'OMC, bien sûr fera la promotion du Québec, de la culture francophone, de la culture québécoise, de la paix dans le monde. Mais est-ce que le pays du Québec ne pourrait pas surtout devenir un outil de militantisme international pour dire à l'ensemble du monde: "un instant, on ne peut plus se développer de cette façon-là"?», s'interrogeait-il hier en entretien avec Le Devoir.
Dans leur rapport, les mousquetaires le disent en ces termes: «La révolution bleue [la souveraineté] devient le passage pour réaliser la révolution verte, et la révolution verte devient la marque de commerce de la révolution bleue.»
La mentalité selon laquelle l'environnement est une entrave au développement économique doit être mise à la poubelle, estiment les trois élus. Bien qu'il respecte l'ancien chef Bernard Landry, M. Tremblay estime que ce dernier n'a pas raison lorsqu'il dit craindre le «nonisme» (l'habitude de dire non) des militants de tout acabit. «Et à chaque fois qu'une activité humaine va toucher le moindre végétal ou apeurer le moindre animal et qu'on l'arrête, on va arrêter nos sociétés!», avait déclaré l'ancien premier ministre à l'émission Le Point de Radio-Canada. M. Tremblay estime que s'il pouvait s'asseoir une heure avec M. Landry pour lui expliquer la «vision» des mousquetaires, il le convaincrait. «L'environnement doit être vu comme une opportunité et une source de richesse», insiste-t-il. Le développement durable aurait aussi l'avantage de rénover un discours de gauche devenu «vieillot», écrivent les élus dans leur rapport.
D'ailleurs, au cours de leur tournée, les trois compères — qui se disent animés du «désir d'aller au fond des choses» — ont été mis en contact avec les «multiples initiatives» écologiques adoptées par les Québécois, «ce peuple innovateur, de patenteux», voué à inventer des solutions vertes, croit le député.
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Cliquez ci-haut sur "Texte du rapport des mousquetaires" pour le lire.
Après un circuit similaire en 2004, M. Tremblay, accompagné comme aujourd'hui de ses collègues Jonathan Valois (Joliette) et Alexandre Bourdeau (Berthier), avait créé un certain émoi puisqu'il avait constaté qu'aux yeux de nombreux jeunes, la souveraineté apparaissait «dépassée, désuète et vétuste». Dans ce second rapport, les «mousquetaires» écrivent d'ailleurs fièrement que leur premier coup d'éclat a porté: «Lors de son dernier congrès, les membres du Parti québécois nous ont appuyé [sic] et ont actualisé le programme.»
Une mission
Mais il faut aller plus loin, croient M. Tremblay et ses mousquetaires: le Québec doit devenir pays pour se faire le «missionnaire» du développement durable. «Le premier ministre du Québec, ou le président de la République, lorsqu'il va aller à l'ONU ou à l'OMC, bien sûr fera la promotion du Québec, de la culture francophone, de la culture québécoise, de la paix dans le monde. Mais est-ce que le pays du Québec ne pourrait pas surtout devenir un outil de militantisme international pour dire à l'ensemble du monde: "un instant, on ne peut plus se développer de cette façon-là"?», s'interrogeait-il hier en entretien avec Le Devoir.
Dans leur rapport, les mousquetaires le disent en ces termes: «La révolution bleue [la souveraineté] devient le passage pour réaliser la révolution verte, et la révolution verte devient la marque de commerce de la révolution bleue.»
La mentalité selon laquelle l'environnement est une entrave au développement économique doit être mise à la poubelle, estiment les trois élus. Bien qu'il respecte l'ancien chef Bernard Landry, M. Tremblay estime que ce dernier n'a pas raison lorsqu'il dit craindre le «nonisme» (l'habitude de dire non) des militants de tout acabit. «Et à chaque fois qu'une activité humaine va toucher le moindre végétal ou apeurer le moindre animal et qu'on l'arrête, on va arrêter nos sociétés!», avait déclaré l'ancien premier ministre à l'émission Le Point de Radio-Canada. M. Tremblay estime que s'il pouvait s'asseoir une heure avec M. Landry pour lui expliquer la «vision» des mousquetaires, il le convaincrait. «L'environnement doit être vu comme une opportunité et une source de richesse», insiste-t-il. Le développement durable aurait aussi l'avantage de rénover un discours de gauche devenu «vieillot», écrivent les élus dans leur rapport.
D'ailleurs, au cours de leur tournée, les trois compères — qui se disent animés du «désir d'aller au fond des choses» — ont été mis en contact avec les «multiples initiatives» écologiques adoptées par les Québécois, «ce peuple innovateur, de patenteux», voué à inventer des solutions vertes, croit le député.
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