Lettres: Hydro-Québec: des hausses inacceptables
Les hausses de tarifs de 4,8 % et 3 % demandées par Hydro-Québec pour 2007 et 2008 seraient respectivement les cinquième et sixième hausses en 42 mois. À terme, elles totaliseront 18,7 %, taux auquel il faut ajouter l'impact de la TPS et de la TVQ. Ces hausses sont inacceptables, d'autant qu'Hydro est très rentable. D'ici 2010, la société d'État devrait emmagasiner des bénéfices nets de 12,5 milliards. Depuis la transformation d'Hydro en société de capital-actions, en 1981, le gouvernement en est le propriétaire unique. Ainsi, Hydro doit verser la moitié de ses profits sous forme de dividendes annuels au gouvernement du Québec.
Il est clair que les hausses de tarifs proposées ne sont en fait que des taxes déguisées. Le manifeste Pour un Québec lucide d'octobre 2005 prônait une hausse substantielle et progressive des tarifs d'électricité dans le but avoué de lutter contre le déficit du Québec. Les rédacteurs de ce manifeste ne se sont par contre jamais demandé quelles seraient les conséquences de ces hausses répétées sur les ménages des classes moyennes et ouvrières. N'ayant peu ou plus de marge de manoeuvre budgétaire, plusieurs familles seront éventuellement obligées de piger dans leur budget de base pour acquitter les factures de chauffage et d'éclairage. En janvier 2005, un communiqué d'Option consommateurs mentionnait que «hausser les tarifs au lieu d'augmenter les impôts, c'était faire en sorte que les abonnés d'Hydro, même les plus pauvres, soutiendraient financièrement les contribuables, même les plus riches».
Plutôt que de se substituer en adjoint du ministre des Finances, le ministre de l'Énergie devrait amener le gouvernement à refuser les hausses proposées pour 2007 et 2008 et à légiférer afin qu'Hydro-Québec ne puisse désormais plus demander d'augmentations supérieures à l'indice des prix à la consommation. Et dire qu'en campagne électorale, à l'hiver 2003, le futur premier ministre Jean Charest avait fait la promesse de baisser les impôts !
Il est clair que les hausses de tarifs proposées ne sont en fait que des taxes déguisées. Le manifeste Pour un Québec lucide d'octobre 2005 prônait une hausse substantielle et progressive des tarifs d'électricité dans le but avoué de lutter contre le déficit du Québec. Les rédacteurs de ce manifeste ne se sont par contre jamais demandé quelles seraient les conséquences de ces hausses répétées sur les ménages des classes moyennes et ouvrières. N'ayant peu ou plus de marge de manoeuvre budgétaire, plusieurs familles seront éventuellement obligées de piger dans leur budget de base pour acquitter les factures de chauffage et d'éclairage. En janvier 2005, un communiqué d'Option consommateurs mentionnait que «hausser les tarifs au lieu d'augmenter les impôts, c'était faire en sorte que les abonnés d'Hydro, même les plus pauvres, soutiendraient financièrement les contribuables, même les plus riches».
Plutôt que de se substituer en adjoint du ministre des Finances, le ministre de l'Énergie devrait amener le gouvernement à refuser les hausses proposées pour 2007 et 2008 et à légiférer afin qu'Hydro-Québec ne puisse désormais plus demander d'augmentations supérieures à l'indice des prix à la consommation. Et dire qu'en campagne électorale, à l'hiver 2003, le futur premier ministre Jean Charest avait fait la promesse de baisser les impôts !
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