Secteur parapublic - Entente de 630 millions sur l'équité salariale
Le gouvernement du Québec et les représentants de sept associations représentant les employés du secteur parapublic en sont finalement venus à une entente pour régler la question de l'équité salariale, une mesure qui touchera quelque 130 catégories d'emplois et devrait coûter plus de 730 millions de dollars. Ce règlement, qui permet au gouvernement de boucler le dossier de l'équité salariale avant la pause estivale, devrait être annoncé ce matin.
Les employés du secteur parapublic obtiennent ainsi un rattrapage salarial de l'ordre de 630 millions $. À cette enveloppe, on doit toutefois ajouter diverses sommes nécessaires pour faire face aux augmentations salariales annuelles, au paiement d'intérêts et à d'autres dépenses connexes. Le montant total se chiffre alors à plus de 730 millions de dollars, selon les informations obtenues par Le Devoir. L'ajustement moyen de la rémunération est de 6,17 %.
Sans pavoiser à la conclusion de cette entente, le comité d'équité salariale du secteur parapublic a néanmoins pu arracher un règlement jugé «satisfaisant». Une bonne nouvelle pour les travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires et des cégeps. En tout, plus de 300 000 personnes devraient bénéficier des retombées de cette entente intervenue quelques heures à peine avant que le premier ministre Jean Charest ne dresse le bilan des réalisations de son gouvernement pour la session parlementaire du printemps 2006.
Cette entente permet d'ailleurs au gouvernement Charest de finir la session sur une note positive, après les remous politiques du printemps, mais aussi la guerre de tranchées entre les libéraux et les centrales syndicales. Impossible toutefois de savoir pour l'instant sur quelle période s'échelonneront les correctifs salariaux.
La présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, aurait par ailleurs révisé son offre à la hausse depuis la semaine dernière. Elle avait alors fait savoir aux organisations syndicales que l'état des finances publiques ne lui permettait pas d'injecter un tel montant, proposant plutôt une somme évaluée à 530 millions. Une proposition qui avait été refusée. Cette semaine, elle serait revenue à la charge avec l'offre qui a finalement été approuvée. «J'ai rencontré les leaders syndicaux et j'espère avoir un dénouement prochainement à cet égard», avait d'ailleurs déclaré jeudi dernier la présidente du Conseil du Trésor. Le gouvernement veut parvenir à s'entendre avec tous les employés de l'État «avant les vacances d'été», avait-elle ajouté.
L'entente a été entérinée par la Centrale des syndicats nationaux, la Fédération des travailleurs du Québec, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, la Centrale des syndicats démocratiques et la Fédération indépendante des syndicats autonomes. La Centrale des syndicats du Québec devait à son tour l'approuver hier soir. Les organisations ont donc réagi positivement aux recommandations du comité technique chargé d'évaluer l'offre de Mme Jérôme-Forget. D'autant plus qu'elles luttaient pour régler ce dossier de l'équité salariale dans le secteur parapublic depuis plus de cinq ans.
La semaine dernière, Québec s'est entendu sur cette question avec près de 30 000 employés de la fonction publique. L'entente conclue entre le gouvernement Charest et le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) accorde à 28 560 salariées une bonification de leur rémunération oscillant entre 4,9 % et 7,4 %. Les correctifs salariaux seront apportés à compter de l'automne et s'étaleront jusqu'en 2008.
En conférence de presse à Québec, Mme Jérôme-Forget avait pris soin de préciser qu'il ne s'agissait pas d'un «cadeau» remis à l'approche des élections. «Je crois fermement et sincèrement que ces ajustements sont dus aux femmes, ce n'est pas un cadeau. Par conséquent, je pense qu'elles ont droit de recevoir ces sommes d'argent le plus tôt possible», a-t-elle souligné.
Cette entente avec le SFPQ était le deuxième règlement sur l'équité salariale conclu cette année entre le gouvernement et des employés du secteur public, le premier ayant été signé à la mi-janvier avec le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec.
Les employés du secteur parapublic obtiennent ainsi un rattrapage salarial de l'ordre de 630 millions $. À cette enveloppe, on doit toutefois ajouter diverses sommes nécessaires pour faire face aux augmentations salariales annuelles, au paiement d'intérêts et à d'autres dépenses connexes. Le montant total se chiffre alors à plus de 730 millions de dollars, selon les informations obtenues par Le Devoir. L'ajustement moyen de la rémunération est de 6,17 %.
Sans pavoiser à la conclusion de cette entente, le comité d'équité salariale du secteur parapublic a néanmoins pu arracher un règlement jugé «satisfaisant». Une bonne nouvelle pour les travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires et des cégeps. En tout, plus de 300 000 personnes devraient bénéficier des retombées de cette entente intervenue quelques heures à peine avant que le premier ministre Jean Charest ne dresse le bilan des réalisations de son gouvernement pour la session parlementaire du printemps 2006.
Cette entente permet d'ailleurs au gouvernement Charest de finir la session sur une note positive, après les remous politiques du printemps, mais aussi la guerre de tranchées entre les libéraux et les centrales syndicales. Impossible toutefois de savoir pour l'instant sur quelle période s'échelonneront les correctifs salariaux.
La présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, aurait par ailleurs révisé son offre à la hausse depuis la semaine dernière. Elle avait alors fait savoir aux organisations syndicales que l'état des finances publiques ne lui permettait pas d'injecter un tel montant, proposant plutôt une somme évaluée à 530 millions. Une proposition qui avait été refusée. Cette semaine, elle serait revenue à la charge avec l'offre qui a finalement été approuvée. «J'ai rencontré les leaders syndicaux et j'espère avoir un dénouement prochainement à cet égard», avait d'ailleurs déclaré jeudi dernier la présidente du Conseil du Trésor. Le gouvernement veut parvenir à s'entendre avec tous les employés de l'État «avant les vacances d'été», avait-elle ajouté.
L'entente a été entérinée par la Centrale des syndicats nationaux, la Fédération des travailleurs du Québec, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, la Centrale des syndicats démocratiques et la Fédération indépendante des syndicats autonomes. La Centrale des syndicats du Québec devait à son tour l'approuver hier soir. Les organisations ont donc réagi positivement aux recommandations du comité technique chargé d'évaluer l'offre de Mme Jérôme-Forget. D'autant plus qu'elles luttaient pour régler ce dossier de l'équité salariale dans le secteur parapublic depuis plus de cinq ans.
La semaine dernière, Québec s'est entendu sur cette question avec près de 30 000 employés de la fonction publique. L'entente conclue entre le gouvernement Charest et le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) accorde à 28 560 salariées une bonification de leur rémunération oscillant entre 4,9 % et 7,4 %. Les correctifs salariaux seront apportés à compter de l'automne et s'étaleront jusqu'en 2008.
En conférence de presse à Québec, Mme Jérôme-Forget avait pris soin de préciser qu'il ne s'agissait pas d'un «cadeau» remis à l'approche des élections. «Je crois fermement et sincèrement que ces ajustements sont dus aux femmes, ce n'est pas un cadeau. Par conséquent, je pense qu'elles ont droit de recevoir ces sommes d'argent le plus tôt possible», a-t-elle souligné.
Cette entente avec le SFPQ était le deuxième règlement sur l'équité salariale conclu cette année entre le gouvernement et des employés du secteur public, le premier ayant été signé à la mi-janvier avec le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec.
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