Équité salariale - Québec conclut une entente avec ses fonctionnaires
16 juin 2006
Québec
Québec — Près de 30 000 employés de la fonction publique, en grande majorité des femmes, recevront bientôt le premier d'une série de versements pour l'atteinte de l'équité salariale, a annoncé jeudi la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget.
L'entente conclue mercredi soir entre le gouvernement Charest et le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) accorde en effet à 28 560 salariées une bonification de leur rémunération oscillant entre 4,9 % et 7,4 %.
Les correctifs salariaux seront apportés à compter de l'automne et s'étaleront jusqu'en 2008.
En conférence de presse à Québec, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget a pris soin de préciser qu'il ne s'agissait pas d'un «cadeau» remis à l'approche des élections.
«Je crois fermement et sincèrement que ces ajustements sont dus aux femmes, ce n'est pas un cadeau. Par conséquent, je pense qu'elles ont droit de recevoir ces sommes d'argent le plus tôt possible», a-t-elle souligné.
Cette entente avec le SFPQ est le deuxième règlement sur l'équité salariale conclu cette année entre le gouvernement et des employés du secteur public, le premier ayant été signé à la mi-janvier avec le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).
Rétroactives au 21 novembre 2001, les sommes récurrentes dues s'élèvent à 52,6 millions de dollars. Le montant sera puisé à même l'enveloppe salariale de 3,2 milliards consentie à l'ensemble des employés de l'État, a mentionné la ministre.
Après des années de pourparlers et de tiraillements, les parties sont parvenues à un «dénouement équitable», conforme à «la capacité de payer des Québécois», a-t-elle dit.
Au terme du processus, en incluant la rétroactivité et les intérêts, le coût total du règlement atteindra 249 millions de dollars, a indiqué Mme Jérôme-Forget.
L'entente avec le SFPQ est cependant loin de clore le dossier épineux et sinueux de l'équité salariale. En outre, près de 300 000 enseignantes, infirmières et techniciennes attendent toujours de passer à la caisse.
«J'ai rencontré les leaders syndicaux et j'espère avoir un dénouement prochainement à cet égard», a dit la présidente du Conseil du trésor.
Le gouvernement veut parvenir à s'entendre avec tous les employés de l'État «avant les vacances d'été», a-t-elle continué.
«C'est une victoire historique, a pour sa part commenté le président par intérim du SFPQ Gaétan Girard. Ce n'est pas une entente à rabais. C'est très satisfaisant.»
Selon M. Girard, le personnel de secrétariat et les agentes de bureau verront dans certains cas leur salaire bondir de près de huit pour cent, ce qui les place parmi les principales bénéficiaires de l'entente.
L'entente conclue mercredi soir entre le gouvernement Charest et le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) accorde en effet à 28 560 salariées une bonification de leur rémunération oscillant entre 4,9 % et 7,4 %.
Les correctifs salariaux seront apportés à compter de l'automne et s'étaleront jusqu'en 2008.
En conférence de presse à Québec, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget a pris soin de préciser qu'il ne s'agissait pas d'un «cadeau» remis à l'approche des élections.
«Je crois fermement et sincèrement que ces ajustements sont dus aux femmes, ce n'est pas un cadeau. Par conséquent, je pense qu'elles ont droit de recevoir ces sommes d'argent le plus tôt possible», a-t-elle souligné.
Cette entente avec le SFPQ est le deuxième règlement sur l'équité salariale conclu cette année entre le gouvernement et des employés du secteur public, le premier ayant été signé à la mi-janvier avec le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).
Rétroactives au 21 novembre 2001, les sommes récurrentes dues s'élèvent à 52,6 millions de dollars. Le montant sera puisé à même l'enveloppe salariale de 3,2 milliards consentie à l'ensemble des employés de l'État, a mentionné la ministre.
Après des années de pourparlers et de tiraillements, les parties sont parvenues à un «dénouement équitable», conforme à «la capacité de payer des Québécois», a-t-elle dit.
Au terme du processus, en incluant la rétroactivité et les intérêts, le coût total du règlement atteindra 249 millions de dollars, a indiqué Mme Jérôme-Forget.
L'entente avec le SFPQ est cependant loin de clore le dossier épineux et sinueux de l'équité salariale. En outre, près de 300 000 enseignantes, infirmières et techniciennes attendent toujours de passer à la caisse.
«J'ai rencontré les leaders syndicaux et j'espère avoir un dénouement prochainement à cet égard», a dit la présidente du Conseil du trésor.
Le gouvernement veut parvenir à s'entendre avec tous les employés de l'État «avant les vacances d'été», a-t-elle continué.
«C'est une victoire historique, a pour sa part commenté le président par intérim du SFPQ Gaétan Girard. Ce n'est pas une entente à rabais. C'est très satisfaisant.»
Selon M. Girard, le personnel de secrétariat et les agentes de bureau verront dans certains cas leur salaire bondir de près de huit pour cent, ce qui les place parmi les principales bénéficiaires de l'entente.
- » sfpq
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