En bref - L'incident Diouf est clos, dit Charest
17 mai 2006
Québec
Québec — En dépit des hauts cris de l'opposition péquiste, le premier ministre, Jean Charest, a refusé hier de s'associer à une motion dénonçant le «traitement inexcusable» réservé par le Canada au secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf.
«Le secrétaire général Diouf m'a dit que, pour lui, l'incident est clos. Et, comme tout a été dit à peu près là-dessus, je pense qu'on doit accepter la conclusion qu'en tire lui-même le secrétaire général», a fait valoir le premier ministre au cours d'un débat à l'Assemblée nationale. L'incident, a soutenu la chef de l'opposition péquiste, Louise Harel, «entache la réputation du Canada» et doit être dénoncé par l'Assemblée nationale toute entière. «Ne serait-il pas nécessaire que cette Assemblée nationale exprime, au nom de tous les Québécois, son profond regret au secrétaire général de la Francophonie pour le traitement qui lui a été [réservé], de manière à ce qu'il sache notre profonde admiration pour ses efforts en faveur de la Francophonie?», a lancé Mme Harel à l'intention du premier ministre. M. Charest a convenu que M. Diouf, «compte tenu de son rang», aurait dû «être reçu différemment». Néanmoins, il a rejeté l'idée de s'associer à une motion du Parti québécois pour dénoncer l'incident, rappelant qu'il avait déjà fait part de ses commentaires au premier ministre du Canada, Stephen Harper.
«Le secrétaire général Diouf m'a dit que, pour lui, l'incident est clos. Et, comme tout a été dit à peu près là-dessus, je pense qu'on doit accepter la conclusion qu'en tire lui-même le secrétaire général», a fait valoir le premier ministre au cours d'un débat à l'Assemblée nationale. L'incident, a soutenu la chef de l'opposition péquiste, Louise Harel, «entache la réputation du Canada» et doit être dénoncé par l'Assemblée nationale toute entière. «Ne serait-il pas nécessaire que cette Assemblée nationale exprime, au nom de tous les Québécois, son profond regret au secrétaire général de la Francophonie pour le traitement qui lui a été [réservé], de manière à ce qu'il sache notre profonde admiration pour ses efforts en faveur de la Francophonie?», a lancé Mme Harel à l'intention du premier ministre. M. Charest a convenu que M. Diouf, «compte tenu de son rang», aurait dû «être reçu différemment». Néanmoins, il a rejeté l'idée de s'associer à une motion du Parti québécois pour dénoncer l'incident, rappelant qu'il avait déjà fait part de ses commentaires au premier ministre du Canada, Stephen Harper.
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