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Jean Charest doit partir

65 % des Québécois souhaitent le voir quitter la direction du PLQ. Philippe Couillard ne réussirait pas à faire réélire les libéraux.

Kathleen Lévesque   5 mai 2006  Québec
«Les gens ont de la difficulté à cerner qui est le premier ministre Jean Charest, quel est son plan de match, sa vision», analyse le sondeur Jean-Marc Léger.
Photo : Jacques Nadeau
«Les gens ont de la difficulté à cerner qui est le premier ministre Jean Charest, quel est son plan de match, sa vision», analyse le sondeur Jean-Marc Léger.
Après trois ans de turbulences politiques, la grogne populaire à l'endroit de Jean Charest bat des records. Deux Québécois sur trois estiment que le premier ministre devrait quitter la tête du Parti libéral du Québec, révèle un sondage Léger Marketing.

Réalisé pour le compte du Devoir, ce sondage tend également à démontrer que ce message n'émane pas que des adversaires naturels du premier ministre. Le mécontentement gagne même les rangs du PLQ. Les militants libéraux, réunis en conseil général à compter de ce soir à Trois-Rivières, sont sur la même longueur d'onde que l'ensemble de la population: le départ de M. Charest est souhaité par 41 % des électeurs libéraux.

Les non-francophones, c'est-à-dire les anglophones et les allophones, qui constituent traditionnellement une clientèle favorable au PLQ, sont également partagés. Ainsi, 49 % d'entre eux croient que M. Charest devrait lever l'ancre. Pour l'ensemble de la population, on compte 65 % de Québécois qui affirment que M. Charest devrait quitter ses fonctions de chef du PLQ alors que 31 % donnent un avis contraire et que seulement 4 % n'émettent aucune opinion.

«Les gens ont de la difficulté à cerner qui est le premier ministre Jean Charest. Quel est son plan de match, sa vision? C'est une série d'événements qui a créé la situation. M. Charest se heurte sans arrêt à des débats plus anecdotiques qui prennent le pas sur les grandes questions d'éducation, de santé ou de développement économique», analyse le sondeur Jean-Marc Léger.

Léger Marketing a mené ce sondage entre le 26 et le 30 avril auprès de 1002 personnes. La marge d'erreur maximale est de 3,1 %, 19 fois sur 20.

La baisse d'impôt promise mais jamais concrétisée ainsi que la voix de la population qui ne semble pas atteindre le premier ministre dans des dossiers litigieux, par exemple celui de la vente d'une portion du mont Orford, érodent de plus en plus l'appui dont bénéficiait M. Charest lors de son arrivée au pouvoir, en avril 2003. Si les raisons de l'insatisfaction envers M. Charest qui militent en faveur de son départ sont nombreuses, quatre ressortent clairement: le non-respect des engagements (32 %), le fait qu'il ne tienne pas compte de l'opinion publique (29 %), le manque de leadership (16 %) et le fait qu'il ne défende pas bien les intérêts du Québec (11 %).

«Il semble y avoir une dichotomie entre ce que représente Jean Charest, soit la droite ultrafédéraliste, et ce que souhaite la population, habituée à un premier ministre nationaliste qui gouverne au centre», affirme Jean-Marc Léger.

De façon plus large, la satisfaction à l'endroit du gouvernement libéral ne s'améliore guère. Les répondants au sondage ont affirmé à 69 % ne pas être satisfaits du gouvernement Charest. Le mécontentement s'accentue chez les francophones, où il atteint les 74 %.

Même avec Philippe Couillard à sa tête, le Parti libéral ne réussirait pas à renverser la vapeur. En effet, dans l'hypothèse où l'actuel ministre de la Santé, à qui on prête des ambitions de se hisser à la direction du PLQ, prendrait le relais de Jean Charest, les intentions de vote bougeraient peu.

Si des élections avaient eu lieu à la fin de la semaine dernière, les libéraux menés par M. Couillard auraient obtenu 30 % d'appuis comparativement à 33 % pour le Parti québécois, ces résultats se situant dans la marge d'erreur. M. Léger s'explique les résultats par le fait que M. Couillard, bien qu'il soit fort apprécié de la population, est un nouveau venu en politique en plus d'être confiné à un seul dossier, celui de la santé. Le croisement de données tend à démontrer que M. Couillard suscite un intérêt inversement proportionnel à l'âge des électeurs.

Mais si on observe les adversaires en fonction à l'heure actuelle, les péquistes d'André Boisclair recueillent 34 % d'appui contre 29 % pour les libéraux de Jean Charest. L'Action démocratique du Québec se classe en troisième place avec 15 % d'intentions de vote et 14 % si M. Couillard était le chef libéral.

Le parti Québec solidaire, une nouvelle formation née de la fusion récente de deux partis de gauche, ferme la marche avec 8 % d'appuis si Jean Charest reste en poste et 6 % dans l'hypothèse d'un PLQ dirigé par Philippe Couillard. Pour M. Léger, la gauche demeure «un vote d'opposition».

Après répartition des indécis, six points d'écart séparent le PQ du PLQ (38 % contre 32 %). Ce qu'il importe de noter, c'est la baisse constante du vote péquiste depuis l'automne dernier. Le Parti québécois et son nouveau chef ne réussissent pas à profiter de la défaveur à l'endroit des libéraux.

En pleine course à la direction du PQ, en septembre dernier, les intentions de vote péquistes s'élevaient à 50 %, contre 30 % pour le PLQ. Deux mois plus tard, alors qu'André Boisclair venait d'être confirmé comme chef péquiste, l'appui populaire glissait à 47 %. En cinq mois, le PQ a perdu neuf points.

Pour ce qui est de la satisfaction de la population à l'endroit d'André Boisclair, elle apparaît très mitigée. En effet, 46 % des Québécois se disent satisfaits, contre

36 % qui disent ne pas l'être. On compte également 19 % de répondants indécis. Jean-Marc Léger mentionne que M. Boisclair «est plutôt absent des grands enjeux et des grands débats», ce qui pourrait expliquer cette situation.

Cette position assez neutre envers le chef péquiste et la contestation marquée de Jean Charest relèvent d'une insatisfaction générale envers la classe politique. «Devant ce grand vacuum, il y a une dispersion de l'électeur, qui est relativement orphelin. Le vote est paupérisé. Personne ne réussit à incarner l'avenue alternative. Il y a 32 % de gens qui votent libéral mais il y en a aussi

68 % qui votent contre le gouvernement libéral. Et personne n'est capable de récupérer cette part-là; on s'en partage des bouts. C'est à l'avantage du Parti libéral car la perception ne signifie pas que les libéraux vont perdre les prochaines élections», soutient M. Léger.

Cette enquête, croit le sondeur, laisse voir à quel point le vote au Québec est divisé en trois segments: péquiste, libéral et autre. «C'est la troisième voie qu'on cherche», laisse tomber Jean-Marc Léger.
 
 
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  • Marie-France Legault
    Inscrit
    vendredi 5 mai 2006 07h54
    Péquistes et syndicalistes veulent son départ....
    C'est bien connu Léger & Léger est une maison de sondage partisane. Je soupçonne cette maison d'avoir des questions biaisées (la réponde étant déjà dans la question)qui ne s'adressent qu'aux péquistes et syndicalistes. C'est bien connu les péquistes sont en cr....pour avoir perdu l'élection du 14 avril 2003, et les syndicalistes sont aussi en m...car leurs privilèges ont été restreints et les lois 45 et 142 leur font mal. Ils ont mal à leur situation de privilégié. Ils ne gouvernent plus le Québec avec leur allié naturel le P.Q.

    Il y a une coalition de péquistes syndicalistes pour détruire le gouvernement élu démocratiquement. Mme Marois l'avait dit: "nous sommes assez nombreux pour leur faire de la m...."

    Et maintenant que disent les citoyens qui ne sont ni péquistes, ni syndicalistes? Que dit la majorité silencieuse qui n'a JAMAIS de tribune pour s'exprimer?

    Les syndicalistes et les péquistes ne sont pas le Québec au complet...et Léger & Léger restera toujours une Maison de sondage acquise aux péquistes, syndicalistes.

    Et que sont les personnes sondées, de quel milieu, de quelle allégeance?

    Léger & Léger+ péquistes+syndicalistes=
    PENSÉE UNIQUE

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    vendredi 5 mai 2006 09h17
    Changement d'horizon...
    Les Québécois reprochent surtout à Monsieur Charest sa façon brouillonne de faire les choses, son entêtement à prendre toutes les décisions, à ne s'entourer de que « yes man », son mauvais jugement et sa vision toute néolibérale de faire des affaires, sans compter sa méconnaissance profonde du Québec.

    Monsieur Charest, depuis ses débuts en politique, est perpétuellement mal «luné» (pour reprendre une expression populaire). Rien ne lui réussit. Monsieur Harper, s'il veut conquérir les Québécois devraient plutôt éparpiller ses bonnes nouvelles et ne pas trop se laisser voir en si impopulaire compagnie. La question qui reste à savoir est qui va le premier déclencher des élections, le provincial ou le fédéral?

    Il est temps pour le nouveau chef du Parti Québécois de réintégrer l'arène politique. On peut s'attendre à ce que Jean Charest, en bagarreur né, s'acharne indûment et à tous propos sur Boisclair. Ajoutons également que les Québécois n'aiment pas non plus l'acharnement.

  • Thérèse Hamelin
    Inscrite
    vendredi 5 mai 2006 17h34
    Ouvrez vous les yeux
    Je ne suis pas surprise de l'indignation des péquistes .Car eux tout ce qu.ils veulent c'est leur pays. Moi j'en ai un et un très beau LE CANADA Pour ma part je suis très satisfaite de notre premier ministre. Mes chers péquistes enlevez vos lunettes noires...si vous vous souvenez de l'histoire car vous vous vivez toujours dans le passé ... vous devez vous souvenir que Lévesque élu le 15 novembre 1976. Seulement 6 mois après son élection 60% des électeurs sont mécontents du gouvernement. le 12 avril 1977 soit 5 mois apès l'élection Parizeau siffle la fin de la récréation, Les contribuables attendent un budget très populaires, vu l'ampleur des promesses électorales,,,c'est plutôt l'austérité qui s'abat .Il retourne sa veste. Il fait pire encore en refusant d'indexer l'impôt, mesure qu'il réclamait a grand cris lorsqu'il était dans l'opposition, encaissant ainsi une hausse de taxe camouflée de 240 millions$.

    Amnésique par nécessité Parizeau fait le contraire de ce qu'il prêchait. Il multiplie les augmentations de taxes de 30% sur les droits d'immatriculation et les permis de conduire , 2% sur le prix des repas et boisson, 300% sur les redevances des producteurs privés d'électricité en plus de créer une nouvelle taxe de 2% sur la publicité radio-télévisée. Comme si ce n'était pas assez ,il s'attaque aux familles modestes en supprimant l'exemption de la taxe de vente sur les vêtements et les chaussures d'enfants. Pour se justifier il laisse tomber maladroitement de sa hauteur technocratique "Le développement hormonal ne peut quand même pas devenir un critère de taxation" Je le vois encore rire en haussant les épaules. Aussi juste avant le référendum le gouvernement péquistes accordent aux fonctionnaires l'augmentatition demandé pour les couper de 20% après le référendum perdu . Les syndicalistes savent aussi qu'aucun gouvernement n'a autant maltraité les syndiqués que le gouvernement péquiste. La dernière loi spéciale du gouvernement Charest n'est que de la petite bière à côté de ce qu'a fait les Lévesques,Bérubé Parizeau et Lucien Bouchard. Alors il faudrait enfin avoir un peu de justice car a ce jour le gouvernement Charest a réalisé 50% de ses engagements. Je suis persuadé que lorsqu''il déclenchera les élections la majorité des gens le réélirons car il est un bon premier ministre. Ce n'est qu'une petite clique qui gueule fort . Je connais beaucoup de personnes qui pensent comme moi et n'ont jamais donné leurs avis a de sondages léger léger (Sa porte bien son nom)Aujourd'hui si cela continue au Québec la province sera ingouvernable a cause de tous ces petits critiqueux a lunettes qui ne rate pas une occasion pour japper .. Tant qu'aux tartistes , les Piché, Bigras, Desjardins , Roy Dupuis on s'en fout carrément. CONTINUEZ M. CHAREST VOTRE BON TRAVAIL ....

  • Bonnier,yvon
    Abonné
    vendredi 5 mai 2006 19h42
    sondages
    Je trouve suspect que la firme de J.M Léger publie les résultats de leur sondage a la veille de la réunion du parti Libéral du Québec! Serait-ce que M. Léger aurait intérêt a vouloir créer de la zizanie su sein des membres qui sont réunis a Drummonville ce weekend ! A moins que je me trompe , M. Léger n'est - il pas reconnu comme sympatisant souverainiste delà sa stratégie de publier ces sondages aujourd'hui ?
    Yvon Bonnier
    Beloeil

  • Marcelin Gélinas
    Inscrit
    lundi 15 mai 2006 12h58
    Canadian Truth
    Heureusement que vous êtes là, thérèse hamelin, alias marie-france legault, pour nous ouvrir les yeux.

    Que ferions-nous, en effet, en absence de votre intelligence et de vos lumières, surmultipliées par autant de prête-noms qui vantent sur toutes les tribunes les bienfaits de l'asservissement du Québec au Rest of kanada.

    Ah... que ferions-nous, il est vrai, sans ces clones de mam' legault partout présents...?

    Aussi, pardonnez-moi mes lourds péchés de cécité politique !

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    jeudi 22 juin 2006 11h21
    Québécois= Vérité, Truth ???
    Les québécois séparatistes possèderaient-ils la VÉRITÉ pleine et entière
    en plus d'être bilingues (un petit groupe)
    certains posséderaient-ils: the only TRUTH...

    La vérité, c'est bien connu est l'apanage exclusif des séparatistes.

    Monsieur Duceppe l'a dit dans sa campagne électorale: le P.L.C. devrait disparaître de la carte, car tous ses membres sont impurs, voleurs, menteurs.

    Le P.Q. vient de se faire prendre..sa PURETÉ est contestée, il a accepté de l'argent dans l'affaire des Commandites...
    tout en sachant très bien, (selon le JUGE Jean Moisan) que c'était de l'argent sale...

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