Scandale des prix gonflés - Toutant a menti, accuse le PQ
L'opposition officielle réclame la démission du grand patron de la SAQ
27 avril 2006
Québec
Photo : Jacques Nadeau
L’opposition officielle a réclamé hier la démission de Sylvain Toutant, grand patron de la SAQ.
Québec — Parce qu'il a menti à la population et discrédité une société d'État, le grand patron de la Société des alcools du Québec (SAQ), Sylvain Toutant, doit être immédiatement limogé, a soutenu hier l'opposition péquiste.
«M. Toutant ne peut pas rester comme président de la SAQ», a lancé à l'Assemblée nationale le député de Rousseau, François Legault, affirmant détenir la preuve que le p.-d.g. de la SAQ était parfaitement au fait des méthodes douteuses de négociation de ses subalternes.
En fait, M. Toutant savait dès le mois de décembre que se tramait «le scandale des prix gonflés», a souligné M. Legault.
Le député péquiste en arrive à cette conclusion à la lecture des copies de deux courriels reçus par M. Toutant à la mi-décembre, au moment des négociations avec les fournisseurs européens de vin.
Dans l'un de ces courriels, l'un des deux vice-présidents congédiés depuis l'éclatement de l'affaire écrit: «Il faut dès maintenant se préparer à répondre aux questions portant sur notre stratégie de partage de la différence de coûtant [sic] entre le fournisseur, la SAQ et les consommateurs.»
Ces informations, selon le député, révèlent que le grand patron de la SAQ a carrément menti et tenté de se défiler en prétendant n'avoir appris les manoeuvres de ses négociateurs qu'après les faits.
De surcroît, M. Toutant a voulu étouffer l'affaire en sacrifiant deux vice-présidents, à qui il a consenti des primes de départ de 400 000 $ «pour ne plus qu'ils parlent», a déclaré M. Legault.
«Est-ce que le ministre des Finances [...] accepte de garder en poste un président, alors qu'il existe présentement deux courriels qui viennent confirmer qu'il a menti à la population du Québec?», a demandé le député.
Dans un communiqué diffusé hier soir, M. Toutant a affirmé que le courriel rendu public ne constituait en rien un fait nouveau dans le débat.
«Ce document a fait partie de la vérification réalisée par la firme KPMG en février. Il fait également partie de l'ensemble des documents faisant présentement l'objet d'une vérification particulière de la part du vérificateur général du Québec», a-t-il affirmé.
M. Toutant a déclaré que la négociation de contributions avec des fournisseurs n'avait jamais voulu dire de suggérer à ceux-ci de hausser leur prix coûtant en contrepartie de ces contributions.
Le ministre Michel Audet a promis que le gouvernement fera les actions qui s'imposent si jamais l'enquête du vérificateur général, en cours depuis deux mois, démontre des irrégularités à la direction de la SAQ.
«Nous avons demandé au vérificateur général [...] de nous faire part si effectivement toute la vérité avait été dite. Si ce n'est pas le cas, on va attendre que le vérificateur général nous fasse rapport et puis on prendra acte à ce moment-là», a dit le ministre des Finances.
Mais si le gouvernement refuse de congédier M. Toutant, il devrait à tout le moins le «suspendre temporairement», le temps de l'enquête, a ajouté le député de Rousseau.
Selon lui, le maintien de M. Toutant à la tête de la SAQ contribue à alimenter le cynisme de la population envers les institutions publiques.
Qu'attend le gouvernement, a-t-il dit, pour rétablir la confiance du public envers la SAQ, confiance «qui a été détruite» par le scandale des prix gonflés.
«M. Toutant ne peut pas rester comme président de la SAQ», a lancé à l'Assemblée nationale le député de Rousseau, François Legault, affirmant détenir la preuve que le p.-d.g. de la SAQ était parfaitement au fait des méthodes douteuses de négociation de ses subalternes.
En fait, M. Toutant savait dès le mois de décembre que se tramait «le scandale des prix gonflés», a souligné M. Legault.
Le député péquiste en arrive à cette conclusion à la lecture des copies de deux courriels reçus par M. Toutant à la mi-décembre, au moment des négociations avec les fournisseurs européens de vin.
Dans l'un de ces courriels, l'un des deux vice-présidents congédiés depuis l'éclatement de l'affaire écrit: «Il faut dès maintenant se préparer à répondre aux questions portant sur notre stratégie de partage de la différence de coûtant [sic] entre le fournisseur, la SAQ et les consommateurs.»
Ces informations, selon le député, révèlent que le grand patron de la SAQ a carrément menti et tenté de se défiler en prétendant n'avoir appris les manoeuvres de ses négociateurs qu'après les faits.
De surcroît, M. Toutant a voulu étouffer l'affaire en sacrifiant deux vice-présidents, à qui il a consenti des primes de départ de 400 000 $ «pour ne plus qu'ils parlent», a déclaré M. Legault.
«Est-ce que le ministre des Finances [...] accepte de garder en poste un président, alors qu'il existe présentement deux courriels qui viennent confirmer qu'il a menti à la population du Québec?», a demandé le député.
Dans un communiqué diffusé hier soir, M. Toutant a affirmé que le courriel rendu public ne constituait en rien un fait nouveau dans le débat.
«Ce document a fait partie de la vérification réalisée par la firme KPMG en février. Il fait également partie de l'ensemble des documents faisant présentement l'objet d'une vérification particulière de la part du vérificateur général du Québec», a-t-il affirmé.
M. Toutant a déclaré que la négociation de contributions avec des fournisseurs n'avait jamais voulu dire de suggérer à ceux-ci de hausser leur prix coûtant en contrepartie de ces contributions.
Le ministre Michel Audet a promis que le gouvernement fera les actions qui s'imposent si jamais l'enquête du vérificateur général, en cours depuis deux mois, démontre des irrégularités à la direction de la SAQ.
«Nous avons demandé au vérificateur général [...] de nous faire part si effectivement toute la vérité avait été dite. Si ce n'est pas le cas, on va attendre que le vérificateur général nous fasse rapport et puis on prendra acte à ce moment-là», a dit le ministre des Finances.
Mais si le gouvernement refuse de congédier M. Toutant, il devrait à tout le moins le «suspendre temporairement», le temps de l'enquête, a ajouté le député de Rousseau.
Selon lui, le maintien de M. Toutant à la tête de la SAQ contribue à alimenter le cynisme de la population envers les institutions publiques.
Qu'attend le gouvernement, a-t-il dit, pour rétablir la confiance du public envers la SAQ, confiance «qui a été détruite» par le scandale des prix gonflés.
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