L'ancien premier ministre s'explique - Je n'ai jamais dit que je boycotterais l'oeuvre de Tremblay
C'est autant comme militant indépendantiste que comme admirateur inconditionnel de Michel Tremblay que j'ai été bouleversé par la manchette de La Presse annonçant à la une, le jour de l'élection partielle, que notre grand dramaturge «ne croyait plus à la souveraineté». J'ai été profondément attristé et remué par cette nouvelle et je n'ai pas honte de ces sentiments après 35 ans de lutte pour l'indépendance nationale.
La raison sommairement invoquée d'obsession économique m'apparaissait fausse et ne justifiait aucunement, de mon point de vue, un aussi spectaculaire abandon. D'autant plus que Michel Tremblay, il y a quelques mois à peine, avait appuyé André Boisclair pour diriger un parti dont la raison d'être principale est l'indépendance. Quelle peut être la logique d'un tel appui quand on ne croit pas à la cause que l'homme et son parti incarnent!
J'ai cru de mon devoir d'expliquer publiquement mon désaccord à travers plusieurs médias qui m'ont sollicité. Je l'ai fait en termes modérés tout en soulignant mon respect pour Tremblay et sa liberté de parole. J'ai insisté lourdement sur le droit de chacun de changer d'idée en démocratie. Soulignant que c'est ainsi d'ailleurs que la souveraineté est passée en quelques décennies de la marginalité à la quasi-majorité de 1995.
On remarquera que je n'ai nullement critiqué la position de Robert Lepage même si elle était également critique, car je n'y ai trouvé aucune des incohérences que j'ai cru devoir relever chez Tremblay.
Par ailleurs, je n'ai jamais dit que je boycotterais l'oeuvre de Michel Tremblay, que j'ai lue ou vue en entier depuis longtemps (il ne me manquait qu'Hosanna et j'y suis allé le mois dernier!). J'ai simplement exprimé le voeu, peut-être moins clairement dans certains médias que dans d'autres, que Michel Tremblay s'explique avant que je n'assiste à une prochaine représentation. Fort heureusement, il l'a fait quelques jours plus tard et a dit dans sa mise au point qu'il a été mal interprété — cela arrive — et qu'il est toujours souverainiste.
J'aurais continué de toute manière à apprécier ses oeuvres, mais je sais maintenant que, chaque fois que je le ferai, mon émotion esthétique sera enrichie par celle de savoir que le talentueux auteur veut encore, comme moi et des millions d'autres, que notre nation soit libre.
La raison sommairement invoquée d'obsession économique m'apparaissait fausse et ne justifiait aucunement, de mon point de vue, un aussi spectaculaire abandon. D'autant plus que Michel Tremblay, il y a quelques mois à peine, avait appuyé André Boisclair pour diriger un parti dont la raison d'être principale est l'indépendance. Quelle peut être la logique d'un tel appui quand on ne croit pas à la cause que l'homme et son parti incarnent!
J'ai cru de mon devoir d'expliquer publiquement mon désaccord à travers plusieurs médias qui m'ont sollicité. Je l'ai fait en termes modérés tout en soulignant mon respect pour Tremblay et sa liberté de parole. J'ai insisté lourdement sur le droit de chacun de changer d'idée en démocratie. Soulignant que c'est ainsi d'ailleurs que la souveraineté est passée en quelques décennies de la marginalité à la quasi-majorité de 1995.
On remarquera que je n'ai nullement critiqué la position de Robert Lepage même si elle était également critique, car je n'y ai trouvé aucune des incohérences que j'ai cru devoir relever chez Tremblay.
Par ailleurs, je n'ai jamais dit que je boycotterais l'oeuvre de Michel Tremblay, que j'ai lue ou vue en entier depuis longtemps (il ne me manquait qu'Hosanna et j'y suis allé le mois dernier!). J'ai simplement exprimé le voeu, peut-être moins clairement dans certains médias que dans d'autres, que Michel Tremblay s'explique avant que je n'assiste à une prochaine représentation. Fort heureusement, il l'a fait quelques jours plus tard et a dit dans sa mise au point qu'il a été mal interprété — cela arrive — et qu'il est toujours souverainiste.
J'aurais continué de toute manière à apprécier ses oeuvres, mais je sais maintenant que, chaque fois que je le ferai, mon émotion esthétique sera enrichie par celle de savoir que le talentueux auteur veut encore, comme moi et des millions d'autres, que notre nation soit libre.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

