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Hausse des tarifs - Le président de la SAAQ doit s'expliquer, dit Jean Charest

10 avril 2006 21h48  Québec
Jean Charest
Photo : Jacques Nadeau
Jean Charest
Chicago — Le premier ministre Jean Charest soutient que le président de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), John Harbour, a de bonnes explications à fournir, aujourd'hui en commission parlementaire, pour justifier les écarts acrobatiques de la situation financière de la société d'État.

«Il a une responsabilité, celle d'expliquer comment il a pu présenter un déficit de 500 millions, dans un premier temps, et quelques mois plus tard présenter un surplus de 200 millions. 700 millions de différence, ce n'est pas rien. C'est beaucoup d'argent», a rappelé M. Charest, hier, lors d'un point de presse, en marge du congrès BIO 2006, à Chicago.

«Il devra expliquer son mandat de fiduciaire», a ajouté M. Charest, qui ne digère toujours pas les hausses vertigineuses de 300 millions de dollars que la SAAQ veut imposer aux assurés.

En fixant sa grille de tarifs, la direction de la SAAQ «a l'obligation de tenir compte de tout ce qui se fait autour du bilan routier, de tenir compte de ce qui se fait dans le réseau de la santé», a-t-il fait valoir.

Hausses approuvées?

Par ailleurs, le Conseil des ministres n'a à aucun moment donné son approbation aux fortes hausses de 300 millions de dollars de tarifs proposées par la société d'État, a soutenu M. Charest, contrairement à ce qu'affirmait La Presse dans son édition d'hier.

En vertu de la loi 55, la fixation des tarifs relève du conseil d'administration de la société d'État, a affirmé le premier ministre.

Au cours des derniers mois, M. Charest n'a jamais manqué une occasion de dénoncer les hausses à venir, qu'il jugeait démesurées, compte tenu que la SAAQ a enregistré un surplus de 200 millions.

Dans ce contexte, le gouvernement a demandé au patron de la SAAQ, John Harbour, de venir s'expliquer en commission parlementaire.

Québec souhaiterait que les hausses soient davantage étalées dans le temps, sur plusieurs années.

Mais la SAAQ soutient que si elle ne procède pas dès maintenant à des hausses majeures, la caisse sera vide à compter de 2018.






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