L'ex-ministre Bellemare devra être plus discret
6 avril 2006
Québec
Québec — Le gouvernement Charest exige que l'ancien ministre Marc Bellemare soit plus discret à la suite de son passage au gouvernement, a appris la Presse canadienne.
Une lettre, signée par le secrétaire général du Conseil exécutif, André Dicaire, et adressée à l'ex-ministre de la Justice, lui enjoint de ne pas «divulguer des documents ou des informations» dont il a pris connaissance dans l'exercice de ses fonctions.
On lui demande même de «détruire d'une manière sécuritaire tous les documents encore en [sa] possession».
M. Dicaire est le plus important fonctionnaire du Québec. Son titre de secrétaire général du Conseil exécutif en fait en quelque sorte le sous-ministre du premier ministre Jean Charest lui-même.
C'est le 17 février dernier que M. Dicaire a transmis une lettre à l'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare, avec copie conforme au premier ministre, pour lui enjoindre de se montrer plus discret.
Ce sont les propos tenus par Me Bellemare le 31 janvier sur les ondes de TVA qui ont fait bondir le secrétaire du Conseil exécutif et le gouvernement Charest.
Me Bellemare a alors parlé de l'indemnisation des victimes d'actes criminels et de l'avant-projet de loi qu'il avait préparé pour défendre ces victimes. Il a exhibé le mémoire d'appui à l'avant-projet de loi devant la caméra.
Dans sa lettre, M. Dicaire juge que le mémoire présenté en marge de l'étude de cet avant-projet de loi est classé «confidentiel» et qu'il n'aurait donc pas dû être cité ou montré lors de l'émission de télévision à laquelle participait Me Bellemare.
Une lettre, signée par le secrétaire général du Conseil exécutif, André Dicaire, et adressée à l'ex-ministre de la Justice, lui enjoint de ne pas «divulguer des documents ou des informations» dont il a pris connaissance dans l'exercice de ses fonctions.
On lui demande même de «détruire d'une manière sécuritaire tous les documents encore en [sa] possession».
M. Dicaire est le plus important fonctionnaire du Québec. Son titre de secrétaire général du Conseil exécutif en fait en quelque sorte le sous-ministre du premier ministre Jean Charest lui-même.
C'est le 17 février dernier que M. Dicaire a transmis une lettre à l'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare, avec copie conforme au premier ministre, pour lui enjoindre de se montrer plus discret.
Ce sont les propos tenus par Me Bellemare le 31 janvier sur les ondes de TVA qui ont fait bondir le secrétaire du Conseil exécutif et le gouvernement Charest.
Me Bellemare a alors parlé de l'indemnisation des victimes d'actes criminels et de l'avant-projet de loi qu'il avait préparé pour défendre ces victimes. Il a exhibé le mémoire d'appui à l'avant-projet de loi devant la caméra.
Dans sa lettre, M. Dicaire juge que le mémoire présenté en marge de l'étude de cet avant-projet de loi est classé «confidentiel» et qu'il n'aurait donc pas dû être cité ou montré lors de l'émission de télévision à laquelle participait Me Bellemare.
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