Le PQ utiliserait Hydro-Québec pour financer l'éducation
25 mars 2006
Québec
Québec — Si André Boisclair prenait le pouvoir, Hydro-Québec serait mise à contribution pour financer l'éducation.
«Si le Parti québécois était au pouvoir, il accepterait l'idée des droits hydrauliques [exigés à Hydro-Québec] mais il consacrerait ces sommes d'abord et avant tout au financement des études postsecondaires et universitaires», a dit le chef du parti hier lors d'une conférence de presse visant à réagir au budget du ministre Michel Audet déposé la veille.
Ce budget comprend la création du Fonds des générations, qui servira à contrôler la croissance de la dette du Québec et sera financé principalement par l'imposition de droits hydrauliques à Hydro-Québec.
Selon M. Boisclair, le Québec ne doit pas s'attaquer au problème de la dette avant d'avoir réglé celui du déséquilibre fiscal.
Il aurait souhaité que Québec investisse davantage dans l'économie, voyant peu de mesures concrètes dans le budget à ce chapitre.
La croissance économique du Québec «est anémique», a-t-il fait valoir, jugeant «optimistes» les prévisions de croissance du ministre des Finances.
Par exemple, dans le secteur forestier, M. Boisclair estime que les mesures annoncées jeudi sont insuffisantes. Québec offre notamment 425 millions sous forme de prêts aux industries prêtes à investir pour se moderniser. Mais selon lui, les entreprises forestières n'ont pas les liquidités nécessaires pour profiter de ce programme. Il réclame donc un partage du risque à parts égales.
À ses yeux, le Québec prend «du recul et du retard» par rapport à son principal concurrent, l'Ontario. «L'écart se creuse entre le Québec et l'Ontario» en matière d'éducation, de recherche et de développement, prétend M. Boisclair.
Le Québec «se prépare à des lendemains difficiles», selon lui.
«Si le Parti québécois était au pouvoir, il accepterait l'idée des droits hydrauliques [exigés à Hydro-Québec] mais il consacrerait ces sommes d'abord et avant tout au financement des études postsecondaires et universitaires», a dit le chef du parti hier lors d'une conférence de presse visant à réagir au budget du ministre Michel Audet déposé la veille.
Ce budget comprend la création du Fonds des générations, qui servira à contrôler la croissance de la dette du Québec et sera financé principalement par l'imposition de droits hydrauliques à Hydro-Québec.
Selon M. Boisclair, le Québec ne doit pas s'attaquer au problème de la dette avant d'avoir réglé celui du déséquilibre fiscal.
Il aurait souhaité que Québec investisse davantage dans l'économie, voyant peu de mesures concrètes dans le budget à ce chapitre.
La croissance économique du Québec «est anémique», a-t-il fait valoir, jugeant «optimistes» les prévisions de croissance du ministre des Finances.
Par exemple, dans le secteur forestier, M. Boisclair estime que les mesures annoncées jeudi sont insuffisantes. Québec offre notamment 425 millions sous forme de prêts aux industries prêtes à investir pour se moderniser. Mais selon lui, les entreprises forestières n'ont pas les liquidités nécessaires pour profiter de ce programme. Il réclame donc un partage du risque à parts égales.
À ses yeux, le Québec prend «du recul et du retard» par rapport à son principal concurrent, l'Ontario. «L'écart se creuse entre le Québec et l'Ontario» en matière d'éducation, de recherche et de développement, prétend M. Boisclair.
Le Québec «se prépare à des lendemains difficiles», selon lui.
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