Québec se donnera pas moins de 20 ans pour mater la dette
22 mars 2006
Québec
Québec — Le gouvernement de Jean Charest va se fixer un horizon d'une vingtaine d'années pour ramener la dette du Québec à des proportions acceptables, selon ce qu'a appris la Presse canadienne hier.
À terme, donc vers 2025, la dette publique serait donc composée uniquement d'emprunts pour immobilisations. La portion due aux déficits accumulés depuis les années 70, soit 87 milliards, serait ramenée à zéro, selon les calculs faits au ministère des Finances.
Québec voit grand et loin pour assainir ses finances, mais il faudra attendre le 1er janvier 2007 pour voir le gouvernement Charest commencer à s'attaquer à l'ogre de 117 milliards, expliquera demain le ministre des Finances, Michel Audet, dans son budget.
Avant l'été, le ministre déposera comme prévu un projet de loi qui donnera naissance au Fonds des générations et en définira les contours en indiquant à quelles sources s'approvisionnera ce fonds spécial.
À l'heure actuelle, la dette publique gruge 44 % du produit intérieur brut (PIB), soit de loin la proportion la plus importante parmi toutes les provinces canadiennes. La moyenne canadienne est de 25 % du PIB et Québec va tendre vers cet objectif.
Avant que la dette ne devienne un enjeu de premier plan aux yeux du gouvernement, l'objectif de Québec était de ramener le ratio à 39 % du PIB d'ici 2010. Mais le ministre des Finances va hausser la barre de plusieurs crans demain, assure-t-on, bien qu'en se donnant beaucoup plus de temps pour y arriver.
Le Fonds des générations, dédié uniquement à réduire le fardeau de la dette, sera financé de diverses façons.
Des sources gouvernementales assurent que le gouvernement Charest a écarté d'emblée les scénarios les plus spectaculaires, soit la vente d'actifs et la hausse de tarifs. Les services ne seront pas touchés et il n'est pas non plus question de verser chaque année au fonds une partie des dividendes d'Hydro-Québec.
Québec va plutôt exercer une ponction dans différentes sources de revenus, les unes déjà ciblées avec des objectifs chiffrés et d'autres qui demeurent à être explorées.
Si, pour financer le Fonds des générations, le gouvernement a pour l'instant renoncé à vendre des actifs, que ce soit la Société des alcools ou d'autres actifs d'envergure, il ne rejette pas cette option pour l'éternité.
Ainsi, s'il décide un jour de changer son fusil d'épaule, il sera inscrit en toutes lettres dans la loi que l'argent obtenu d'une telle vente d'actif devra être versé au fonds.
Mais pour atteindre son objectif, Québec préfère miser sur des sources stables et continues de revenus plutôt que de privilégier une entrée ponctuelle d'argent.
Dans un premier temps, il ne faut pas s'attendre à des résultats spectaculaires. Les prochaines années serviront surtout à ralentir la croissance de la dette, qui gruge annuellement sept milliards de dollars de fonds publics rien que pour les intérêts, soit le troisième poste budgétaire en importance après la santé et l'éducation. On mise plutôt sur l'effet cumulatif des sommes versées chaque année pour obtenir des résultats probants.
Lors du dernier conseil général du Parti libéral du Québec, en février, l'aile jeunesse a bien tenté, en vain toutefois, d'amener le gouvernement à s'engager consacrer un milliard par année à la réduction de la dette.
L'économiste Pierre Fortin, de l'UQAM, conférencier invité au conseil général, mettait la barre beaucoup plus haut, fixant le remboursement souhaité à trois milliards par an.
À terme, donc vers 2025, la dette publique serait donc composée uniquement d'emprunts pour immobilisations. La portion due aux déficits accumulés depuis les années 70, soit 87 milliards, serait ramenée à zéro, selon les calculs faits au ministère des Finances.
Québec voit grand et loin pour assainir ses finances, mais il faudra attendre le 1er janvier 2007 pour voir le gouvernement Charest commencer à s'attaquer à l'ogre de 117 milliards, expliquera demain le ministre des Finances, Michel Audet, dans son budget.
Avant l'été, le ministre déposera comme prévu un projet de loi qui donnera naissance au Fonds des générations et en définira les contours en indiquant à quelles sources s'approvisionnera ce fonds spécial.
À l'heure actuelle, la dette publique gruge 44 % du produit intérieur brut (PIB), soit de loin la proportion la plus importante parmi toutes les provinces canadiennes. La moyenne canadienne est de 25 % du PIB et Québec va tendre vers cet objectif.
Avant que la dette ne devienne un enjeu de premier plan aux yeux du gouvernement, l'objectif de Québec était de ramener le ratio à 39 % du PIB d'ici 2010. Mais le ministre des Finances va hausser la barre de plusieurs crans demain, assure-t-on, bien qu'en se donnant beaucoup plus de temps pour y arriver.
Le Fonds des générations, dédié uniquement à réduire le fardeau de la dette, sera financé de diverses façons.
Des sources gouvernementales assurent que le gouvernement Charest a écarté d'emblée les scénarios les plus spectaculaires, soit la vente d'actifs et la hausse de tarifs. Les services ne seront pas touchés et il n'est pas non plus question de verser chaque année au fonds une partie des dividendes d'Hydro-Québec.
Québec va plutôt exercer une ponction dans différentes sources de revenus, les unes déjà ciblées avec des objectifs chiffrés et d'autres qui demeurent à être explorées.
Si, pour financer le Fonds des générations, le gouvernement a pour l'instant renoncé à vendre des actifs, que ce soit la Société des alcools ou d'autres actifs d'envergure, il ne rejette pas cette option pour l'éternité.
Ainsi, s'il décide un jour de changer son fusil d'épaule, il sera inscrit en toutes lettres dans la loi que l'argent obtenu d'une telle vente d'actif devra être versé au fonds.
Mais pour atteindre son objectif, Québec préfère miser sur des sources stables et continues de revenus plutôt que de privilégier une entrée ponctuelle d'argent.
Dans un premier temps, il ne faut pas s'attendre à des résultats spectaculaires. Les prochaines années serviront surtout à ralentir la croissance de la dette, qui gruge annuellement sept milliards de dollars de fonds publics rien que pour les intérêts, soit le troisième poste budgétaire en importance après la santé et l'éducation. On mise plutôt sur l'effet cumulatif des sommes versées chaque année pour obtenir des résultats probants.
Lors du dernier conseil général du Parti libéral du Québec, en février, l'aile jeunesse a bien tenté, en vain toutefois, d'amener le gouvernement à s'engager consacrer un milliard par année à la réduction de la dette.
L'économiste Pierre Fortin, de l'UQAM, conférencier invité au conseil général, mettait la barre beaucoup plus haut, fixant le remboursement souhaité à trois milliards par an.
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