L'ADQ exige le remplacement du ministre des Transports
20 mars 2006
Québec
Québec — Bafoué par le grand patron de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), incapable de défendre ses dossiers, le ministre des Transports, Michel Després, doit être relevé de ses fonctions, estime l'Action démocratique du Québec. «M. Després est devenu une nuisance, il n'assume pas ses responsabilités, il n'a plus aucune autorité, ni crédibilité», a déclaré à la Presse canadienne le député Sylvain Légaré .
La partie de bras de fer que livre depuis quelques semaines M. Després au pdg de la SAAQ, John Harbour, au sujet des hausses de tarifs, illustre parfaitement l'absence d'autorité morale du ministre, pense le député de Vanier. «Il fait une sortie contre les hausses et le lendemain le président de la SAAQ réplique qu'il ne se laissera pas dicter une ligne de conduite et que les augmentations sont inévitables. M. Harbour ne se donne même plus la peine de parler au ministre, c'est vous dire combien il le respecte», a-t-il dit.
Ignoré par la haute direction de la SAAQ comme du menu fretin, le ministre Després est aussi un poids plume au sein du cabinet Charest, avance le député adéquiste. Ministre responsable de la capitale nationale, M. Després a jusqu'à maintenant été incapable de mener de front «un projet porteur» pour la grande région de Québec, a fait valoir M. Légaré. «Pendant qu'on coupe des rubans pour des projets milliardaires à Montréal, on se bat à Québec pour sauver un zoo en difficultés financières.» Peu influent, M. Després n'a jamais été en mesure, selon le député, «de mettre son poing sur la table» au conseil des ministres pour faire avancer les dossiers du jardin zoologique, du centre de tri postal, de la modernisation de l'aéroport et du financement du transport en commun. «Je ne veux pas partir en guerre contre Montréal, mais il faut admettre que les projets s'y accumulent alors qu'il ne se passe à peu près rien à Québec», a-t-il dit.
La partie de bras de fer que livre depuis quelques semaines M. Després au pdg de la SAAQ, John Harbour, au sujet des hausses de tarifs, illustre parfaitement l'absence d'autorité morale du ministre, pense le député de Vanier. «Il fait une sortie contre les hausses et le lendemain le président de la SAAQ réplique qu'il ne se laissera pas dicter une ligne de conduite et que les augmentations sont inévitables. M. Harbour ne se donne même plus la peine de parler au ministre, c'est vous dire combien il le respecte», a-t-il dit.
Ignoré par la haute direction de la SAAQ comme du menu fretin, le ministre Després est aussi un poids plume au sein du cabinet Charest, avance le député adéquiste. Ministre responsable de la capitale nationale, M. Després a jusqu'à maintenant été incapable de mener de front «un projet porteur» pour la grande région de Québec, a fait valoir M. Légaré. «Pendant qu'on coupe des rubans pour des projets milliardaires à Montréal, on se bat à Québec pour sauver un zoo en difficultés financières.» Peu influent, M. Després n'a jamais été en mesure, selon le député, «de mettre son poing sur la table» au conseil des ministres pour faire avancer les dossiers du jardin zoologique, du centre de tri postal, de la modernisation de l'aéroport et du financement du transport en commun. «Je ne veux pas partir en guerre contre Montréal, mais il faut admettre que les projets s'y accumulent alors qu'il ne se passe à peu près rien à Québec», a-t-il dit.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

