Réunion de stratégie - Le Parti québécois se prépare à l'élection en fonction de trois scénarios
20 mars 2006
Québec
Québec — Le Parti québécois envisage trois scénarios pour la prochaine campagne électorale.
Un premier scénario implique une campagne hâtive, déclenchée par le premier ministre Jean Charest dès l'automne 2006. Les libéraux font alors de leur nouvelle collaboration avec les conservateurs de Stephen Harper l'enjeu de la campagne électorale. Ils demandent à la population un mandat fort pour résoudre certains dossiers spécifiques comme le déséquilibre fiscal, démontrant ainsi «la non-pertinence» de la souveraineté pour le Québec.
Un second scénario, prévu pour le printemps ou l'automne 2007, prévoit que la nouvelle collaboration Québec-Ottawa aura permis un déblocage significatif. Cette fois, les libéraux «utilisent ces succès pour déclencher une élection portant à la fois sur le bilan gouvernemental et sur la non pertinence de la souveraineté».
Le troisième scénario, soit l'élection la plus tardive, vraisemblablement au printemps 2008, parle de faire porter l'élection principalement sur le bilan du gouvernement.
Ces trois scénarios sont décrits dans un document qui a été remis samedi aux députés et aux 125 présidents des associations péquistes de chaque circonscription, lors d'une réunion de stratégie électorale tenue à Québec.
Mais peu importe le scénario retenu, le Parti québécois compte être prêt dès juin prochain à toute éventualité.
Campagne de financement
Cette préparation implique une campagne de financement de trois millions de dollars, dont la responsabilité repose entre les mains de Claude Boucher, député de Johnson et la mise en place d'un programme électoral, que rédigera un comité présidé par le député de Vachon, Camil Bouchard. Déjà, le député de Gouin, Nicolas Girard, est organisateur en chef du parti depuis le début de l'année.
En juin, la mise en place des comités électoraux aura été effectuée dans 85 des 125 circonscriptions électorales. La situation financière du parti sera assainie. Le plan prévoit que le Parti québécois sera carrément en mode électoral dès octobre 2006.
Charest «est cuit»
Attaquant le premier ministre et chef libéral Jean Charest, le chef péquiste, André Boisclair, a soutenu samedi que celui-ci avait perdu toute crédibilité auprès de l'électorat québécois.
«Cet homme s'est présenté à la dernière campagne électorale avec des engagements signés de sa main. M. Charest, vous avez manqué à votre devoir. Le problème qui est le vôtre c'est un problème de crédibilité. Un chef de parti politique et un premier ministre qui n'est pas cru est cuit», a lancé M. Boisclair, soulevant l'enthousiasme de ses troupes.
Le chef péquiste s'est vanté de diriger un «nouveau Parti québécois» en train de se préparer à mener la prochaine bataille électorale. Il a même proposé un slogan pour la campagne: le Parti québécois veut «un Québec pour le monde».
Le Québec indépendant que le Parti québécois imagine sera «écologiste, pacifiste, solidaire et altermondialiste», a affirmé M. Boisclair.
Un premier scénario implique une campagne hâtive, déclenchée par le premier ministre Jean Charest dès l'automne 2006. Les libéraux font alors de leur nouvelle collaboration avec les conservateurs de Stephen Harper l'enjeu de la campagne électorale. Ils demandent à la population un mandat fort pour résoudre certains dossiers spécifiques comme le déséquilibre fiscal, démontrant ainsi «la non-pertinence» de la souveraineté pour le Québec.
Un second scénario, prévu pour le printemps ou l'automne 2007, prévoit que la nouvelle collaboration Québec-Ottawa aura permis un déblocage significatif. Cette fois, les libéraux «utilisent ces succès pour déclencher une élection portant à la fois sur le bilan gouvernemental et sur la non pertinence de la souveraineté».
Le troisième scénario, soit l'élection la plus tardive, vraisemblablement au printemps 2008, parle de faire porter l'élection principalement sur le bilan du gouvernement.
Ces trois scénarios sont décrits dans un document qui a été remis samedi aux députés et aux 125 présidents des associations péquistes de chaque circonscription, lors d'une réunion de stratégie électorale tenue à Québec.
Mais peu importe le scénario retenu, le Parti québécois compte être prêt dès juin prochain à toute éventualité.
Campagne de financement
Cette préparation implique une campagne de financement de trois millions de dollars, dont la responsabilité repose entre les mains de Claude Boucher, député de Johnson et la mise en place d'un programme électoral, que rédigera un comité présidé par le député de Vachon, Camil Bouchard. Déjà, le député de Gouin, Nicolas Girard, est organisateur en chef du parti depuis le début de l'année.
En juin, la mise en place des comités électoraux aura été effectuée dans 85 des 125 circonscriptions électorales. La situation financière du parti sera assainie. Le plan prévoit que le Parti québécois sera carrément en mode électoral dès octobre 2006.
Charest «est cuit»
Attaquant le premier ministre et chef libéral Jean Charest, le chef péquiste, André Boisclair, a soutenu samedi que celui-ci avait perdu toute crédibilité auprès de l'électorat québécois.
«Cet homme s'est présenté à la dernière campagne électorale avec des engagements signés de sa main. M. Charest, vous avez manqué à votre devoir. Le problème qui est le vôtre c'est un problème de crédibilité. Un chef de parti politique et un premier ministre qui n'est pas cru est cuit», a lancé M. Boisclair, soulevant l'enthousiasme de ses troupes.
Le chef péquiste s'est vanté de diriger un «nouveau Parti québécois» en train de se préparer à mener la prochaine bataille électorale. Il a même proposé un slogan pour la campagne: le Parti québécois veut «un Québec pour le monde».
Le Québec indépendant que le Parti québécois imagine sera «écologiste, pacifiste, solidaire et altermondialiste», a affirmé M. Boisclair.
Haut de la page

