Le PQ accuse les libéraux d'avoir négligé Montréal
Photo : Jacques Grenier
Les députées péquistes Louise Harel et Diane Lemieux ont tenu une conférence de presse hier pour déplorer le «bilan inexistant» du gouvernement Charest sur l’île de Montréal.
Le Parti québécois dresse un bilan très négatif des réalisations libérales dans la région montréalaise, trois ans après leur élection. Selon la formation souverainiste, non seulement la question des défusions a conduit la ville à la paralysie, mais le dossier du CHUM ne progresse pas, tandis que rien de concret n'a été fait en matière de transport en commun.
«Alors que le gouvernement libéral compte 20 députés sur l'île de Montréal, soit plus du quart de sa députation, le bilan de ses réalisations est inexistant», croit la chef de l'opposition officielle, Louise Harel.
Les péquistes affirment d'ailleurs ne pas savoir qui est véritablement responsable de la région montréalaise dans le cabinet libéral. «Force est de constater que l'arrivée du gouvernement Charest et l'abandon du ministère et du ministre de la Métropole auront privé les Montréalais et leurs dirigeants d'un interlocuteur, au sein du conseil des ministres, chargé de plaider la spécificité montréalaise et d'exposer les défis singuliers auxquels la métropole est confrontée», souligne la porte-parole pour la métropole, Diane Lemieux, présente aux côtés de sa collègue hier.
Pour dissiper la «confusion», le Parti québécois réclame la nomination d'un ministre responsable de la métropole dans les meilleurs délais. D'autre part, l'opposition officielle entend proposer à la Commission de l'aménagement du territoire un mandat d'initiative sur le développement social, économique et culturel de la métropole.
Diane Lemieux considère par ailleurs que le dossier des défusions municipales a eu pour unique résultat que «Montréal est paralysée». «M. Charest a un talent fou pour défaire, mais il est nul pour faire», affirme-t-elle. «Le caucus libéral à Montréal ne semble avoir toujours qu'une seule préoccupation: le démembrement de la grande ville et la mise en place d'un conseil d'agglomération où s'intensifient les tensions», dénonce à son tour Mme Harel.
Longue liste d'épicerie
La longue liste des demandes péquistes comprend notamment «le renouvellement du pacte fiscal échu depuis 2005», la reconduction du contrat de ville se terminant en 2007 et la mise sur pied d'un plan de relance du secteur manufacturier, qui a souffert d'importantes pertes d'emplois.
La chef de l'opposition réclame en outre que le plan pour l'implantation des hôpitaux universitaires soit connu le plus rapidement possible. Selon Mme Harel, les libéraux font traîner les choses, alors que «la direction du CHUM dit qu'elle serait prête à aller en appel d'offres». Elle exige aussi la création de groupes de médecine familiale et un budget accru pour les 17 500 personnes en attente d'une chirurgie hors délai médicalement acceptable.
Dans son «bilan de la négligence libérale à Montréal», la formation souligne également que, si les libéraux prétendent être attentifs à la question du transport en commun, ils sont surtout «obsédés par la construction d'un pont sur l'autoroute 25». Les péquistes réclament le report de ce projet. Le candidat péquiste à l'élection partielle dans la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, demande aussi la mise en place du «dépôt du cadre financier pour le transport en commun promis en janvier dernier».
«Alors que le gouvernement libéral compte 20 députés sur l'île de Montréal, soit plus du quart de sa députation, le bilan de ses réalisations est inexistant», croit la chef de l'opposition officielle, Louise Harel.
Les péquistes affirment d'ailleurs ne pas savoir qui est véritablement responsable de la région montréalaise dans le cabinet libéral. «Force est de constater que l'arrivée du gouvernement Charest et l'abandon du ministère et du ministre de la Métropole auront privé les Montréalais et leurs dirigeants d'un interlocuteur, au sein du conseil des ministres, chargé de plaider la spécificité montréalaise et d'exposer les défis singuliers auxquels la métropole est confrontée», souligne la porte-parole pour la métropole, Diane Lemieux, présente aux côtés de sa collègue hier.
Pour dissiper la «confusion», le Parti québécois réclame la nomination d'un ministre responsable de la métropole dans les meilleurs délais. D'autre part, l'opposition officielle entend proposer à la Commission de l'aménagement du territoire un mandat d'initiative sur le développement social, économique et culturel de la métropole.
Diane Lemieux considère par ailleurs que le dossier des défusions municipales a eu pour unique résultat que «Montréal est paralysée». «M. Charest a un talent fou pour défaire, mais il est nul pour faire», affirme-t-elle. «Le caucus libéral à Montréal ne semble avoir toujours qu'une seule préoccupation: le démembrement de la grande ville et la mise en place d'un conseil d'agglomération où s'intensifient les tensions», dénonce à son tour Mme Harel.
Longue liste d'épicerie
La longue liste des demandes péquistes comprend notamment «le renouvellement du pacte fiscal échu depuis 2005», la reconduction du contrat de ville se terminant en 2007 et la mise sur pied d'un plan de relance du secteur manufacturier, qui a souffert d'importantes pertes d'emplois.
La chef de l'opposition réclame en outre que le plan pour l'implantation des hôpitaux universitaires soit connu le plus rapidement possible. Selon Mme Harel, les libéraux font traîner les choses, alors que «la direction du CHUM dit qu'elle serait prête à aller en appel d'offres». Elle exige aussi la création de groupes de médecine familiale et un budget accru pour les 17 500 personnes en attente d'une chirurgie hors délai médicalement acceptable.
Dans son «bilan de la négligence libérale à Montréal», la formation souligne également que, si les libéraux prétendent être attentifs à la question du transport en commun, ils sont surtout «obsédés par la construction d'un pont sur l'autoroute 25». Les péquistes réclament le report de ce projet. Le candidat péquiste à l'élection partielle dans la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, demande aussi la mise en place du «dépôt du cadre financier pour le transport en commun promis en janvier dernier».
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