Boisclair exclut toute alliance avec Québec solidaire
Shawinigan — Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a exclu définitivement toute alliance avec Québec solidaire en vertu de laquelle le PQ pourrait laisser le champ libre à cette nouvelle formation souverainiste dans certaines circonscriptions lors des prochaines élections générales.
À l'issue de la réunion du caucus présessionnel des députés du PQ, le chef péquiste a coupé court à toute possibilité d'un rapprochement fonctionnel entre les deux partis. Le PQ est «le mieux placé pour battre Jean Charest et pour proposer une solution de rechange à ce gouvernement», a-t-il dit. Le parti présentera 125 candidats dans autant de comtés lors du prochain scrutin.
Refusant de faire de «la stratégie ouverte», André Boisclair ambitionne plutôt de ramener les brebis égarées dans le pré péquiste. «Je veux faire en sorte que toutes les forces progressistes se sentent à l'aise et il est clair que nous dialoguons avec tous les souverainistes. Et il y a des souverainistes qui sont à Québec solidaire et il y a des souverainistes qui sont aussi à l'Action démocratique du Québec», a fait valoir M. Boisclair.
Pour l'heure, il ne craint pas la division du vote souverainiste que QS pourrait causer. «On verra en temps et lieu, a-t-il dit. J'aurai au moment de la prochaine campagne électorale tout ce qu'il faut pour rassembler les souverainistes et les progressistes sous la bannière du Parti québécois.»
Le dernier sondage CROP, qui agrémentait la réunion du caucus péquiste, montre que l'appui aux partis dits «autres» est passé de 9 % à 13 % en un mois, suggérant que la création de QS à eu un effet positif sur les intentions de vote à ce parti issu de la fusion entre l'Union des forces progressistes et Option citoyenne.
Lors du caucus, le député de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, est revenu avec l'idée que le PQ pourrait conclure «un pacte de non-agression» avec QS en s'engageant à lui céder la place dans quelques comtés, une idée qu'il avait exprimée il y a deux ans et que Pauline Marois a fait sienne lors de la course à la direction du PQ. Hier, Mme Marois n'a pas voulu réitérer cette position.
Jointe hier, la porte-parole de QS, Françoise David, s'est montrée prudente devant la possibilité évoquée par M. Charbonneau. Mme David a précisé qu'elle ne savait pas si les questions de stratégie électorale seraient à l'ordre du jour du premier conseil national de QS en mai. «Il n'y aura pas de discussions formelles avec le Parti québécois sans qu'on en ait discuté avec nos membres», a-t-elle assuré.
Certains députés péquistes craignent une érosion du vote péquiste en faveur de QS. C'est le cas de Marjolain Dufour, le député de René-Lévesque, qui juge important que le PQ et QS, deux partis souverainistes, se parlent. «Il est clair que Québec solidaire risque de diviser le vote», a-t-il dit.
Même son de cloche chez le député de Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, qui ne croit pas que le Québec a besoin d'un autre parti de gauche. «Le PQ est à mon sens un parti solidaire. Je suis inquiet que ça divise les forces», a-t-il dit
«C'est notre propre famille», a dit du nouveau QS le whip du PQ et député de Nicolet-Yamaska, Michel Morin. Le PQ n'a pas encore élaboré de stratégie pour faire face à cette nouvelle situation, mais il devra s'y mettre, croit-il.
Pour le député de Masson, Luc Thériault, il est «un peu insultant pour la famille péquiste» et prématuré de lancer une telle idée d'alliance avec QS. «Il n'y a rien qui dit que ce parti-là et que la base militante de ce parti-là voudraient se contenter de juste deux ou trois sièges», estime-t-il. De toute façon, ces discussions devront avoir lieu en famille.
De son côté, le député de Gouin et organisateur en chef du PQ, Nicolas Girard, a invité les membres de QS à se joindre au club politique SPQ libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre), l'aile gauche du parti. La présidente du PQ, Monique Richard, a abondé dans ce sens en soulignant que le SPQ libre avait rencontré à quelques reprises des militants de QS. Mais il n'y a pas d'échanges entre les deux partis à l'heure actuelle.
Le député de Rousseau, François Legault, rejette d'emblée un rapprochement avec le nouveau parti de gauche. «On ne commencera pas à faire de la place à des candidats de Québec solidaire et à des candidats de l'ADQ qui sont souverainistes», a-t-il dit.
«C'est une distraction que j'aimerais mieux ne pas avoir dans le paysage», juge pour sa part François Gendron, le député d'Abitibi-Ouest.
Par ailleurs, André Boisclair est revenu à la charge sur la hausse des tarifs d'électricité, à laquelle s'ajoute l'annonce de hausses majeures des frais d'immatriculation des véhicules et du coût des permis de conduire. Selon une nouvelle compilation péquiste, le gouvernement Charest soutire désormais 2,23 milliards de plus des poches des contribuables en hausses de tarifs, de cotisations ou d'impôt.
Avec Antoine Robitaille
À l'issue de la réunion du caucus présessionnel des députés du PQ, le chef péquiste a coupé court à toute possibilité d'un rapprochement fonctionnel entre les deux partis. Le PQ est «le mieux placé pour battre Jean Charest et pour proposer une solution de rechange à ce gouvernement», a-t-il dit. Le parti présentera 125 candidats dans autant de comtés lors du prochain scrutin.
Refusant de faire de «la stratégie ouverte», André Boisclair ambitionne plutôt de ramener les brebis égarées dans le pré péquiste. «Je veux faire en sorte que toutes les forces progressistes se sentent à l'aise et il est clair que nous dialoguons avec tous les souverainistes. Et il y a des souverainistes qui sont à Québec solidaire et il y a des souverainistes qui sont aussi à l'Action démocratique du Québec», a fait valoir M. Boisclair.
Pour l'heure, il ne craint pas la division du vote souverainiste que QS pourrait causer. «On verra en temps et lieu, a-t-il dit. J'aurai au moment de la prochaine campagne électorale tout ce qu'il faut pour rassembler les souverainistes et les progressistes sous la bannière du Parti québécois.»
Le dernier sondage CROP, qui agrémentait la réunion du caucus péquiste, montre que l'appui aux partis dits «autres» est passé de 9 % à 13 % en un mois, suggérant que la création de QS à eu un effet positif sur les intentions de vote à ce parti issu de la fusion entre l'Union des forces progressistes et Option citoyenne.
Lors du caucus, le député de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, est revenu avec l'idée que le PQ pourrait conclure «un pacte de non-agression» avec QS en s'engageant à lui céder la place dans quelques comtés, une idée qu'il avait exprimée il y a deux ans et que Pauline Marois a fait sienne lors de la course à la direction du PQ. Hier, Mme Marois n'a pas voulu réitérer cette position.
Jointe hier, la porte-parole de QS, Françoise David, s'est montrée prudente devant la possibilité évoquée par M. Charbonneau. Mme David a précisé qu'elle ne savait pas si les questions de stratégie électorale seraient à l'ordre du jour du premier conseil national de QS en mai. «Il n'y aura pas de discussions formelles avec le Parti québécois sans qu'on en ait discuté avec nos membres», a-t-elle assuré.
Certains députés péquistes craignent une érosion du vote péquiste en faveur de QS. C'est le cas de Marjolain Dufour, le député de René-Lévesque, qui juge important que le PQ et QS, deux partis souverainistes, se parlent. «Il est clair que Québec solidaire risque de diviser le vote», a-t-il dit.
Même son de cloche chez le député de Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, qui ne croit pas que le Québec a besoin d'un autre parti de gauche. «Le PQ est à mon sens un parti solidaire. Je suis inquiet que ça divise les forces», a-t-il dit
«C'est notre propre famille», a dit du nouveau QS le whip du PQ et député de Nicolet-Yamaska, Michel Morin. Le PQ n'a pas encore élaboré de stratégie pour faire face à cette nouvelle situation, mais il devra s'y mettre, croit-il.
Pour le député de Masson, Luc Thériault, il est «un peu insultant pour la famille péquiste» et prématuré de lancer une telle idée d'alliance avec QS. «Il n'y a rien qui dit que ce parti-là et que la base militante de ce parti-là voudraient se contenter de juste deux ou trois sièges», estime-t-il. De toute façon, ces discussions devront avoir lieu en famille.
De son côté, le député de Gouin et organisateur en chef du PQ, Nicolas Girard, a invité les membres de QS à se joindre au club politique SPQ libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre), l'aile gauche du parti. La présidente du PQ, Monique Richard, a abondé dans ce sens en soulignant que le SPQ libre avait rencontré à quelques reprises des militants de QS. Mais il n'y a pas d'échanges entre les deux partis à l'heure actuelle.
Le député de Rousseau, François Legault, rejette d'emblée un rapprochement avec le nouveau parti de gauche. «On ne commencera pas à faire de la place à des candidats de Québec solidaire et à des candidats de l'ADQ qui sont souverainistes», a-t-il dit.
«C'est une distraction que j'aimerais mieux ne pas avoir dans le paysage», juge pour sa part François Gendron, le député d'Abitibi-Ouest.
Par ailleurs, André Boisclair est revenu à la charge sur la hausse des tarifs d'électricité, à laquelle s'ajoute l'annonce de hausses majeures des frais d'immatriculation des véhicules et du coût des permis de conduire. Selon une nouvelle compilation péquiste, le gouvernement Charest soutire désormais 2,23 milliards de plus des poches des contribuables en hausses de tarifs, de cotisations ou d'impôt.
Avec Antoine Robitaille
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