Garderies: les bureaux coordonnateurs continuent de créer la polémique
22 février 2006
Québec
Photo : Jacques Grenier
Le nombre de bureaux coordonnateurs des garderies familiales pourrait passer à 253.
Québec — Le nombre de bureaux coordonnateurs des garderies familiales pourrait doubler par rapport à ce qui était initialement prévu par la ministre de la Famille Carole Théberge, et ainsi passer de 126 à 253.
C'est du moins le souhait formulé par l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) au groupe de travail qui est chargé de proposer à la ministre le nombre requis de bureaux pour assurer la supervision des services de garde en milieu familial.
Le groupe de travail doit remettre son rapport dans les prochains jours, à la suite d'une série de consultations menées auprès des milieux de services de garde.
La création de ces bureaux et le nombre requis étaient au coeur de la controverse entourant l'adoption du projet de loi 124 l'automne dernier.
Les bureaux coordonnateurs de la garde familiale ne sont pas encore créés, mais ils sèment déjà l'inquiétude, tant dans les Centres de la petite enfance (CPE) que dans les garderies familiales.
«Les attentes sont extrêmement élevées» dans le milieu des CPE par rapport à l'annonce que doit faire la ministre d'ici peu, a déclaré la directrice générale de l'AQCPE, Hélène Potvin, lors d'un entretien téléphonique hier.
Elle estime que l'objectif de 253 bureaux, même s'il double le nombre prévu par la ministre, respecte le cadre budgétaire fixé par le gouvernement.
De son côté, la directrice de l'Association des éducatrices en milieu familial, Nathalie D'Amours, dit craindre un recul du gouvernement, à savoir que le modèle finalement retenu soit un «copié-collé» du modèle actuel contre lequel elle s'est tant battue.
La loi 124, adoptée par bâillon en décembre, vient modifier la gestion des services de garde en retirant aux 884 CPE le volet de la garde familiale.
Elle doit être confiée, d'ici le mois de juin, à de nouveaux bureaux coordonnateurs, qui pourraient revenir à des CPE, mais seulement à un certain nombre, et qui devront coordonner la garde familiale sur une base régionale.
Mme Théberge avait évalué qu'un peu plus d'une centaine de bureaux seraient suffisants pour couvrir tout le territoire, un nombre jugé beaucoup trop faible par l'AQCPE, mais beaucoup trop élevé par l'Association des éducatrices, qui veut avoir les coudées franches.
Mme D'Amours craint que les futurs bureaux n'offrent pas plus de services au milieu familial que ne le font les CPE actuellement.
Quant à l'AQCPE, elle s'opposait farouchement à la loi 124, mais accepte maintenant de collaborer à sa mise en place, à condition que Québec cède beaucoup de terrain et multiplie par deux le nombre de structures.
C'est du moins le souhait formulé par l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) au groupe de travail qui est chargé de proposer à la ministre le nombre requis de bureaux pour assurer la supervision des services de garde en milieu familial.
Le groupe de travail doit remettre son rapport dans les prochains jours, à la suite d'une série de consultations menées auprès des milieux de services de garde.
La création de ces bureaux et le nombre requis étaient au coeur de la controverse entourant l'adoption du projet de loi 124 l'automne dernier.
Les bureaux coordonnateurs de la garde familiale ne sont pas encore créés, mais ils sèment déjà l'inquiétude, tant dans les Centres de la petite enfance (CPE) que dans les garderies familiales.
«Les attentes sont extrêmement élevées» dans le milieu des CPE par rapport à l'annonce que doit faire la ministre d'ici peu, a déclaré la directrice générale de l'AQCPE, Hélène Potvin, lors d'un entretien téléphonique hier.
Elle estime que l'objectif de 253 bureaux, même s'il double le nombre prévu par la ministre, respecte le cadre budgétaire fixé par le gouvernement.
De son côté, la directrice de l'Association des éducatrices en milieu familial, Nathalie D'Amours, dit craindre un recul du gouvernement, à savoir que le modèle finalement retenu soit un «copié-collé» du modèle actuel contre lequel elle s'est tant battue.
La loi 124, adoptée par bâillon en décembre, vient modifier la gestion des services de garde en retirant aux 884 CPE le volet de la garde familiale.
Elle doit être confiée, d'ici le mois de juin, à de nouveaux bureaux coordonnateurs, qui pourraient revenir à des CPE, mais seulement à un certain nombre, et qui devront coordonner la garde familiale sur une base régionale.
Mme Théberge avait évalué qu'un peu plus d'une centaine de bureaux seraient suffisants pour couvrir tout le territoire, un nombre jugé beaucoup trop faible par l'AQCPE, mais beaucoup trop élevé par l'Association des éducatrices, qui veut avoir les coudées franches.
Mme D'Amours craint que les futurs bureaux n'offrent pas plus de services au milieu familial que ne le font les CPE actuellement.
Quant à l'AQCPE, elle s'opposait farouchement à la loi 124, mais accepte maintenant de collaborer à sa mise en place, à condition que Québec cède beaucoup de terrain et multiplie par deux le nombre de structures.
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