La CSQ craint les intrusions des conservateurs
27 janvier 2006
Québec
Québec — Redoutant de nouveaux empiétements sur les champs de compétence du Québec, la CSQ estime que le gouvernement Charest a eu tort de se réjouir si vite de l'élection des conservateurs de Stephen Harper.
«M. Harper parle des deux côtés de la bouche. Il a peut-être les dents plus blanches que l'autre [Paul Martin] mais il est dans la même dynamique», a fait valoir le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, en entrevue hier à la Presse canadienne. «Il [M. Harper] promet de laisser plus d'autonomie aux provinces, mais en même temps, il propose de verser une allocation aux parents pour les services de garde, un empiétement direct sur nos compétences», a-t-il expliqué.
De l'avis du leader syndical, Stephen Harper tient un discours qui révèle les mêmes tendances à l'intrusion que les libéraux de Paul Martin, malgré son engagement à respecter les compétences des provinces. «Le discours de Harper est loin de favoriser le fédéralisme renouvelé, il est plutôt favorable à l'envahissement du fédéral, tant en santé qu'en éducation», évalue M. Parent.
Par exemple, l'engagement du nouveau premier ministre désigné d'intervenir dans le secteur de l'éducation post-secondaire laisse présager, selon le président de la CSQ, une nouvelle querelle de compétence semblable à celle qui avait entouré il y a quelques années l'initiative fédérale des bourses du millénaire. «Est-ce qu'il va encore y avoir une chicane pour savoir lequel des deux gouvernements doit remettre le chèque? Est-ce qu'il va y avoir des obligations de visibilité? Est-ce que le gouvernement conservateur va accepter de verser l'argent à Québec sans aucune condition? Je crois qu'il vaut mieux rester sur nos gardes», a-t-il dit.
«M. Harper parle des deux côtés de la bouche. Il a peut-être les dents plus blanches que l'autre [Paul Martin] mais il est dans la même dynamique», a fait valoir le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, en entrevue hier à la Presse canadienne. «Il [M. Harper] promet de laisser plus d'autonomie aux provinces, mais en même temps, il propose de verser une allocation aux parents pour les services de garde, un empiétement direct sur nos compétences», a-t-il expliqué.
De l'avis du leader syndical, Stephen Harper tient un discours qui révèle les mêmes tendances à l'intrusion que les libéraux de Paul Martin, malgré son engagement à respecter les compétences des provinces. «Le discours de Harper est loin de favoriser le fédéralisme renouvelé, il est plutôt favorable à l'envahissement du fédéral, tant en santé qu'en éducation», évalue M. Parent.
Par exemple, l'engagement du nouveau premier ministre désigné d'intervenir dans le secteur de l'éducation post-secondaire laisse présager, selon le président de la CSQ, une nouvelle querelle de compétence semblable à celle qui avait entouré il y a quelques années l'initiative fédérale des bourses du millénaire. «Est-ce qu'il va encore y avoir une chicane pour savoir lequel des deux gouvernements doit remettre le chèque? Est-ce qu'il va y avoir des obligations de visibilité? Est-ce que le gouvernement conservateur va accepter de verser l'argent à Québec sans aucune condition? Je crois qu'il vaut mieux rester sur nos gardes», a-t-il dit.
- » csq
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