Parc Jean-Drapeau: consultations pour un nouveau plan directeur

Danièle Henkel a évoqué «le sens du devoir accompli» pour justifier sa décision de ne pas solliciter un deuxième mandat à la tête du conseil d’administration de la Société du parc Jean-Drapeau.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Danièle Henkel a évoqué «le sens du devoir accompli» pour justifier sa décision de ne pas solliciter un deuxième mandat à la tête du conseil d’administration de la Société du parc Jean-Drapeau.

L’administration Plante a confirmé jeudi la tenue d’une consultation publique sur l’avenir de ce parc. La femme d’affaires Danièle Henkel a quant à elle annoncé qu’elle ne sollicitera pas de deuxième mandat à la présidence du conseil d’administration de la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD).

Les consultations publiques se dérouleront dès avril, comprenant une « phase de discussion très ouverte », puis chacun des projets du futur plan directeur, a affirmé en conférence de presse Luc Ferrandez, responsable de l’environnement et des grands parcs à la Ville de Montréal.

« Nous voulons mettre en oeuvre notre vision et remettre les Montréalais et les Montréalaises au coeur du mandat du parc Jean-Drapeau. Nous voulons nous assurer que les prochaines étapes de son développement répondent réellement aux besoins de la population afin qu’elle se réapproprie cet espace unique », a quant à elle déclaré Valérie Plante.

Mme Henkel a quant à elle évoqué « le sens du devoir accompli » pour justifier sa décision de ne pas solliciter un deuxième mandat de trois ans à la tête du conseil d’administration de la SPJD.

« Le mandat que j’avais accepté, qui m’avait été donné, de mettre de l’ordre dans la maison, de rebâtir, de redonner confiance », a été rempli, a-t-elle ajouté, elle aussi en conférence de presse.

Refaire les devoirs de la Ville

L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) a déjà été mandaté en août dernier par le comité exécutif de l’administration Coderre pour accompagner la SPJD dans l’élaboration d’un nouveau plan directeur d’aménagement et de développement. Il n’y a pas eu de renouvellement du plan de cet important parc depuis 1993.

L’OCPM notait alors qu’en parallèle à la confection de ce prochain plan, la SPJD « réalise déjà des projets importants, notamment le Plan d’aménagement de mise en valeur (PAMV) ».

Réalisés au coût de 73 millions, ces aménagements comprenaient la construction d’un amphithéâtre naturel de 65 000 places, l’agrandissement de l’allée Calder, la création d’un lieu d’animation et l’aménagement d’une promenade riveraine.

L’administration Plante sera-t-elle en mesure de rebrasser les cartes au parc Jean-Drapeau ? Projet Montréal s’est montré très critique des projets de l’ancien maire Denis Coderre. Valérie Plante avait qualifié en mars dernier de « massacre à la tronçonneuse » les imposants travaux qui nécessitaient l’abattage d’un millier d’arbres pour faire place à ce réaménagement.

Après l’accession de son parti au pouvoir à Montréal, M. Ferrandez s’était vu forcé d’admettre que la résiliation du contrat pour la construction de l’amphithéâtre serait très coûteuse.

« Coderre a pesé de tout son poids dans la définition de ce qu’il voulait avoir à Montréal en matière d’équipements et d’événements. C’était aussi le cas pour le parc Jean-Drapeau », a dit le maire du Plateau-Mont-Royal.

D’une superficie presque identique à celle du parc du Mont-Royal, le parc Jean-Drapeau est considéré comme un joyau écologique de la métropole.

La portion de l’île Sainte-Hélène au sud du pont Jacques-Cartier est aussi citée comme site patrimonial depuis 2007, Cette île est un parc municipal depuis 1874 et propriété de la Ville depuis 1908.