Montréal renonce aux structures gonflables sur la rue Sainte-Catherine

Aucune décision n’a été prise au sujet des trottoirs chauffants.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Aucune décision n’a été prise au sujet des trottoirs chauffants.

Montréal a abandonné l’idée de recourir à des structures gonflables pour couvrir le chantier de la rue Sainte-Catherine Ouest. Le concept est jugé trop risqué par l’administration de Valérie Plante qui craint que les inconvénients surpassent les bénéfices.

 

« L’analyse qu’on a faite, c’est qu’on ne pouvait pas mettre les structures gonflables directement sur le chantier. Il fallait les mettre devant le chantier à cause de la machinerie. Il y avait de forts risques que ça retarde le chantier », a expliqué le responsable du développement économique au comité exécutif, Robert Beaudry.

 

L’administration entend utiliser à d’autres fins les 2 millions prévus pour l’achat et l’installation des structures. Cette somme servira à améliorer le projet de réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest, a assuré M. Beaudry.

 

Rappelons que le concept de design retenu par un jury en 2016 avait été présenté comme un « geste emblématique » qui aurait offert une « identité visuelle forte et audacieuse » à la célèbre artère commerciale.

 

De l’audace

 

Quant aux trottoirs chauffants, aucune décision n’a été prise à ce sujet, a indiqué M. Beaudry. Les chances que ce volet se concrétise semblent cependant minces. La mauvaise condition des trottoirs ces jours-ci à Montréal n’influencera pas la décision de l’administration, a affirmé M. Beaudry : « On n’appuiera pas notre décision sur une situation anecdotique, sinon tous les trottoirs de Montréal seraient chauffants. »

 

Projet Montréal continue d’analyser le projet de réaménagement de la rue préparé par l’ancienne administration. Plusieurs aspects pourraient être revus, comme la largeur des trottoirs ou le nombre d’espaces de stationnement, a reconnu M. Beaudry : « Le projet [de l’ancienne administration] n’avait pas assez d’audace. Il y a une soixantaine de commerces fermés sur Sainte-Catherine. Il faut qu’à la fin des travaux, on ait fait une différence. »

 

Le directeur général de Destination Centre-ville, André Poulin, estime que la Ville a pris la bonne décision au sujet des structures gonflables. Cette « nouvelle aventure » pouvait être très risquée, a-t-il dit. « On a tellement de difficulté à gérer le b. a.-ba des chantiers. Je ne pense pas qu’on soit prêts à ce type de structure. Partout dans le monde, on isole les chantiers plutôt que d’en faire un espace d’animation. »

 

L’administration prévoit présenter son projet de réaménagement de la rue Sainte-Catherine au début du mois de mars. Rappelons que le coût de la première phase de ce projet est estimé à 131 millions.

  • Philippe Hébert - Abonné 30 janvier 2018 07 h 12

    Radio-Canada révélait ce matin que la décision était belle et bien prise sur les trottoirs chauffants, et que c'était non. Le coût de 30 millions était jugé trop important en ajoutant les coûts reliés à l'entretien de ces trottoirs et les risques de bris du système chauffant étaient élevés.