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    Montréal entend bannir la vente de boissons sucrées dans les édifices municipaux

    12 décembre 2017 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Les boissons sucrées sont montrées du doigt, car elles seraient associées à des problèmes de santé tels que le diabète de type 2 et l’obésité.
    Photo: Michaël Monnier Le Devoir Les boissons sucrées sont montrées du doigt, car elles seraient associées à des problèmes de santé tels que le diabète de type 2 et l’obésité.

    Montréal demandera au gouvernement fédéral de taxer les boissons sucrées, mais la Ville entend aussi éliminer graduellement la vente de ce type de produits dans les édifices municipaux de son territoire.

     

    La motion présentée lundi au conseil municipal par le conseiller Marvin Rotrand visait à ce que la Ville de Montréal réclame au gouvernement fédéral l’imposition d’une taxe sur les boissons sucrées. L’élu a évoqué une taxe de 20 % qui serait appliquée aux entreprises produisant ces boissons.

     

    Les boissons sucrées sont montrées du doigt, car elles seraient associées à des problèmes de santé tels que le diabète de type 2 et l’obésité.

     

    M. Rotrand avait présenté une motion semblable en 2014, mais celle-ci avait été rejetée par le conseil municipal. Avec l’élection de Valérie Plante, il a décidé de récidiver.

     

    Sauf que lundi, plusieurs amendements ont été apportés à la motion initiale. L’opposition, dirigée par Lionel Perez, a suggéré que la Ville aille plus loin et bannisse la vente de boissons sucrées dans les arénas et autres bâtiments municipaux.

     

    « Hormis le fait de demander au gouvernement d’agir, il faut que, nous, on agisse également », a fait valoir le chef de l’opposition. « Dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, dans le contexte de nos politiques de saines habitudes de vie, on a interdit les boissons gazeuses dans les installations municipales. »

     

    La police du sucre ?

     

    Le leader de la majorité, François Limoges, a qualifié cet ajout de « pas faisable ». Lionel Perez a rétorqué que la Ville n’avait qu’à agir progressivement et à éliminer la vente de boissons sucrées à mesure que les contrats viendraient à échéance. Le maire d’Anjou, Luis Miranda, qui avait appuyé la motion de son collègue, n’était plus sûr de vouloir avaliser le nouveau texte.

     

    « Allons-nous instaurer une police du sucre ? […] Je n’imposerai pas ça à mes citoyens. Ce sont des choix de vie », a-t-il expliqué. « Les modes de vie changent. Autrefois, il n’était pas question que le cannabis soit toléré. Le cannabis est maintenant à nos portes. »

     

    Juridiction

     

    La Ville pourrait-elle aller jusqu’à interdire la consommation de boissons sucrées dans ses bâtiments ?

     

    « On veut examiner les mesures qui sont possibles dans le cadre de notre juridiction », a répondu la responsable du développement social au comité exécutif, Rosannie Filato.

     

    En soirée, les élus ont adopté la motion à 54 voix contre 5.


    Les pitbulls de la discorde L’opposition à l’Hôtel de Ville de Montréal estime que la décision de l’administration de Valérie Plante de lever l’interdiction touchant les pitbulls met en péril la sécurité des citoyens. « Nous pensons que cette décision va engendrer des risques concernant la sécurité publique », a soutenu lundi le chef de l’opposition, Lionel Perez. « Toute personne ayant un casier judiciaire pourra dorénavant se procurer un chien de type pitbull. » Vendredi, l’administration Plante a annoncé que l’application des articles touchant les pitbulls et les races associées dans le règlement de la Ville sur le contrôle animalier serait suspendue à compter du 20 février prochain. Les dispositions concernant les chiens dangereux demeurent, mais les pitbulls ne seront plus interdits sur le territoire montréalais.

    « Bien que les pitbulls représentent seulement 3 % de tous les chiens à Montréal, ils sont responsables de 40 % des morsures », a soutenu M. Perez. L’élu a rappelé que Québec a déposé le projet de loi 128 qui interdira les pitbulls dans l’ensemble de la province.

    « D’ici quelques mois, l’administration Plante devra se raviser et mettre en application des dispositions [touchant les pitbulls] », a-t-il dit.

    « Je pense que M. Perez essaie de faire peur aux gens », a commenté la mairesse, Valérie Plante, estimant qu’en interdisant les pitbulls, l’administration Coderre avait plutôt créé un « faux sentiment de sécurité ».












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