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    L'opposition à Montréal s'attaque à la fin de l'interdiction des pitbulls

    11 décembre 2017 18h12 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Photo: iStock

    En levant l’interdiction touchant les pitbulls sur le territoire montréalais, l’administration Plante met en péril la sécurité des Montréalais, affirme le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville, Lionel Perez.

     

    « Nous pensons que cette décision va engendrer des risques concernant la sécurité publique de l’ensemble de la population montréalaise », a soutenu lundi M. Perez.

     

    Vendredi dernier, l’administration de Valérie Plante a annoncé que l’application des articles touchant les pitbulls et les races qui y sont associées dans le règlement de la Ville sur le contrôle animalier serait suspendue à compter du 20 février prochain. Même si les dispositions concernant les chiens dangereux et à risque demeurent, les pitbulls ne seront plus interdits sur le territoire montréalais.

     

    « Toute personne ayant un casier judiciaire pourra dorénavant se procurer un chien de type pitbull », a déploré M. Perez. Les propriétaires de tels chiens ne seront plus tenus de mettre une muselière sur leur animal à moins que celui-ci soit déclaré dangereux, a-t-il dit.

     

    « Bien que les pitbulls représentent seulement 3 % de tous les chiens à Montréal, ils sont responsables de 40 % de toutes les morsures. Pour nous, c’est une décision qui va à l’encontre de la sécurité publique des Montréalais. »

     

    Le chef de l’opposition a aussi rappelé que Québec avait déposé le projet de loi 128 qui interdira les pitbulls dans l’ensemble de la province. « Ce sont les municipalités qui auront l’obligation de mettre en application ce projet de loi. Donc, d’ici quelques mois, l’administration Plante devra se raviser et mettre en application des dispositions [touchant les pitbulls] », a-t-il dit.

    « Je pense que M. Perez essaie de faire peur aux gens », a commenté la mairesse Valérie Plante, estimant qu’avec son règlement interdisant les pitbulls, l’administration Coderre avait plutôt créé un « faux sentiment de sécurité ». « Les articles du règlement qui touchent les chiens dangereux sont conservés. La seule différence, c’est qu’on ne cible pas spécifiquement les chiens pitbull parce que d’autres types de chiens sont également dangereux. Nous avons une vision globale, pas une gestion à la pièce. »

     

    Nouveau nom

     

    Le parti d’opposition a par ailleurs annoncé, lundi, qu’il changerait son nom après la défaite du 5 novembre dernier et le départ de Denis Coderre de la vie politique. L’Équipe Denis Coderre pour Montréal s’appellera désormais « Mouvement Montréal ».

     

    « Nous sommes un parti qui est axé sur l’action, qui est rassembleur et qui est ouvert à la diversité », a fait valoir le chef par intérim. Mouvement Montréal compte 800 membres, a précisé M. Perez.

     

    Le parti organisera à terme une campagne à la chefferie, mais Lionel Perez a laissé entendre que ce ne serait pas dans un avenir proche.













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