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    L’administration Plante gèlera les salaires des élus montréalais en 2018

    6 décembre 2017 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Le salaire maximal pour un membre du conseil municipal ou du conseil d’arrondissement atteindra 104 969 $.
    Photo: iStock Le salaire maximal pour un membre du conseil municipal ou du conseil d’arrondissement atteindra 104 969 $.

    Même si la loi 122 sur l’autonomie municipale a aboli les plafonds salariaux des élus municipaux, l’administration de Valérie Plante a décrété un gel de la rémunération des élus montréalais pour 2018.

     

    Comme Denis Coderre en 2017, Valérie Plante touchera un salaire annuel de 168 029 $. Le salaire des membres du comité exécutif, président ou vice-président d’une commission ne pourra dépasser 151 226 $ alors que la rémunération d’un membre du comité exécutif de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sera plafonnée à 126 493 $, comme en 2017.

     

    Le salaire maximal pour un membre du conseil municipal ou du conseil d’arrondissement atteindra 104 969 $.

     

    « Si on n’était pas intervenu, il y aurait eu une explosion de la masse salariale », fait valoir Marc-André Viau, attaché de presse de la mairesse Plante.

     

    Rappelons qu’en occupant diverses fonctions, notamment aux commissions ou à la CMM, les élus sont en mesure de bonifier leur salaire de base, ce qui peut faire augmenter substantiellement leur rémunération au point de dépasser les plafonds auparavant déterminés par la loi.

     

    À compter du 1er janvier 2019, le salaire des élus montréalais sera indexé chaque année en fonction de l’indice des prix à la consommation. « On a décidé de garder un certain contrôle. Apporter des changements importants à la rémunération ne faisait pas partie des enjeux sur lesquels on a fait campagne », a expliqué Marc-André Viau.

     

    Avant l’adoption du projet de loi 122, Québec déterminait des rémunérations maximales pour les maires de Montréal et de Québec ainsi que des autres élus en fonction du nombre d’habitants.

     

    En Gaspésie, plusieurs élus ont décidé d’augmenter leur salaire de façon substantielle. C’est le cas de la mairesse de Percé, Cathy Poirier, qui a fait passer son salaire de 29 855 $ à 60 000 $, comme le rapportait Le Devoir.

     

    Les nouvelles règles pourraient cependant conduire à des iniquités entre les municipalités. L’Union des municipalités du Québec surveille de près la situation et compte mettre à jour, au cours des prochains mois, le Guide sur la rémunération des élus qu’elle a élaboré en 2015 afin de donner des points de repère aux élus en matière de rémunération.

     

    Conseiller aux communications à l’UMQ, Patrick Lemieux souligne que la loi sur l’autonomie municipale voulait faire des villes des gouvernements de proximité.

     

    L’UMQ dévoilera son nouveau guide de rémunération lors de ses assises à Gatineau en mai prochain.













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