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    La STM peut-elle accueillir 300 autobus de plus?

    La nouvelle mairesse pourrait devoir accroître la capacité d’entretien pour respecter sa promesse

    7 novembre 2017 |Karl Rettino-Parazelli | Montréal
    Lors de la campagne électorale, Mme Plante s’est engagée à commander «dès le lendemain de l’élection» 300 autobus hybrides pour les ajouter au réseau de transport montréalais d’ici 2020.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Lors de la campagne électorale, Mme Plante s’est engagée à commander «dès le lendemain de l’élection» 300 autobus hybrides pour les ajouter au réseau de transport montréalais d’ici 2020.

    La nouvelle mairesse de Montréal, Valérie Plante, a promis que son premier geste à son arrivée au pouvoir serait de commander 300 nouveaux autobus hybrides qui s’ajouteraient à la flotte de la Société de transport de Montréal (STM) d’ici 2020. Vérification faite, elle pourrait cependant devoir accroître la capacité d’entretien plus rapidement que prévu si elle veut tenir parole.

     

    Lors de la campagne électorale, Mme Plante s’est engagée à commander « dès le lendemain de l’élection » 300 autobus hybrides pour les ajouter au réseau de transport montréalais d’ici 2020, afin d’atteindre l’objectif de 2089 autobus fixé dans le Plan stratégique 2020 de la STM adopté en 2011.

     

    Elle a ainsi promis de revenir à une cible plus ambitieuse que celle établie dans le nouveau Plan stratégique 2025 de la STM, présenté en août dernier. Ce dernier vise l’ajout de 347 nouveaux autobus hybrides, mais d’ici 2025.
     

    Reste à savoir si les centres d’entretien de la STM pourront permettre à la mairesse Plante d’ajouter des autobus plus vite que prévu dans le nouveau plan de la société de transport.

     

    La STM indique que la construction du futur centre Bellechasse, qui devrait entrer en service au début de 2022, et l’agrandissement du centre Mont-Royal, dont l’échéance n’est pas encore fixée, permettront d’accueillir les 347 nouveaux autobus d’ici 2025.

     

    Sa porte-parole Isabelle Tremblay n’est toutefois pas en mesure d’évaluer si la capacité d’entretien sera suffisante en 2020 pour permettre à Mme Plante de respecter son engagement. « Je ne peux pas vous répondre sur 2020, c’est 2025 mon plan », dit-elle.

     

    À moins d’accélérer les travaux prévus dans le nouveau plan de la société de transport, la capacité d’entretien pourrait s’avérer insuffisante.

     


    Le président du Syndicat du transport de Montréal, Gleason Frenette, qui représente des employés d’entretien de la STM, affirme pour sa part qu’en attendant les projets de construction des centres Bellechasse et Mont-Royal, les installations existantes peuvent accueillir environ 270 autobus de plus. Il estime donc que Valérie Plante a les coudées franches pour agir.
     

    Au besoin, la nouvelle mairesse pourra atteindre son but en mettant de la pression sur la STM, juge-t-il. « Quand les politiciens veulent mettre les énergies à la bonne place, ça se fait pas mal plus vite », affirme-t-il en évoquant l’exemple du Réseau électrique métropolitain.













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