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    La promenade Fleuve-Montagne a coûté 49,7 millions et non de 55 millions, dit Réal Ménard

    18 juillet 2017 |Jeanne Corriveau | Montréal
    La promenade de 3,8 kilomètres passe notamment par la rue McTavish, qui a subi pour l’occasion une métamorphose d’envergure.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La promenade de 3,8 kilomètres passe notamment par la rue McTavish, qui a subi pour l’occasion une métamorphose d’envergure.

    À presque 50 millions de dollars, la promenade Fleuve-Montagne a peut-être coûté plus cher que prévu, mais les Montréalais en ont pour leur argent, a martelé lundi le responsable du développement durable au comité exécutif de l’administration Coderre, Réal Ménard.

     

    « Je suis totalement mu par l’enthousiasme euphorique. Je suis convaincu que ça va devenir un point de référence, un incontournable », a déclaré avec détermination M. Ménard lors de l’inauguration officielle de la promenade de 3,8 kilomètres qui relie le fleuve Saint-Laurent au mont Royal, deux « icônes de Montréal ». Du musée Pointe-à-Callière, lieu qui évoque la fondation de Montréal, les touristes sont invités à suivre un parcours qui longe notamment la rue McGill vers le nord,remonte la côte du Beaver Hall pour emprunter la rue Sainte-Catherine, l’avenue McGill College et la rue McTavish jusqu’au pied du mont Royal.

     

    Plusieurs attraits ou lieux significatifs de l’histoire de Montréal ponctuent le parcours et des activités d’animation, des expositions en plein air et des performances musicales sont prévues au cours des prochains mois.

     

    Du mobilier et des fleurs

     

    Piétonne depuis plus de cinq ans, la rue McTavish a subi une métamorphose importante. La chaussée a été couverte de pavés, et du mobilier ainsi que des bacs à fleurs ont été ajoutés de part et d’autre. L’avenue McGill College a pour sa part été rendue plus conviviale avec l’installation de mobilier et des plantations de fines herbes. Un segment de trottoir du côté nord de la rue Sherbrooke a aussi été élargi et fleuri.

     

    Mais les interventions au sud de la rue Sainte-Catherine sont beaucoup plus discrètes. Pour guider le marcheur, des bornes et des éléments de signalisation ont été installés à intervalle régulier, et du marquage sur la chaussée indique au promeneur le chemin à suivre. Mais ces éléments signalétiques tendent à se perdre dans le paysage encombré du centre-ville.

     

    Réal Ménard a soutenu que les rues au sud de Sainte-Catherine ne permettaient pas des aménagements élaborés. « Il fallait relever le défi de partir du Vieux-Montréal jusqu’au mont Royal dans un contexte où il y a un centre-ville et des infrastructures vieillissantes », a-t-il dit.

     

    Une économie

     

    Réal Ménard a toutefois affirmé que le projet, qui constitue un legs du 375e anniversaire de Montréal, a coûté 49,7 millions et non 55 millions, comme véhiculé au cours des derniers jours. Ce montant provenait pourtant d’un document récent émanant de la Ville, et il correspond aux prévisions estimées par la Ville il y a un an. M. Ménard a attribué ces informations à « certains esprits mal informés ». Rappelons que, lorsque le projet avait été annoncé en février 2015, son coût avait été estimé 42,4 millions avant que les prévisions ait été revues à la hausse à 55 millions.

     

    « Je pense qu’aujourd’hui, les Montréalais sont fiers et qu’ils en ont pour leur argent », a assuré Réal Ménard, qui préférait insister sur l’économie de 5 millions réalisée. Cette baisse de coût est attribuable au fait que la Ville n’a pas eu à piger dans le budget destiné aux dépenses imprévues et que les montants pour les pavés et l’asphalte ont été inférieurs à ceux qu’on avait anticipés.

     

    La Ville a cependant dû composer avec des mauvaises surprises. Les travaux du collecteur situé sous la rue Sherbrooke ont notamment été deux fois plus importants que prévu.

     

    Précisons que les travaux d’infrastructures souterraines et de chaussée ont accaparé 46 % du budget, contre 54 % pour le mobilier, les plantations, la reconstruction de trottoirs et l’installation de pavés.

     

    Le facteur « wow ! »

     

    Mais l’opposition à l’hôtel de ville n’en démord pas. La promenade Fleuve-Montagne telle que conçue est « ultrabanale », estime le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez. « On est dans le minéral. On a fait une rue magnifiée avec de beaux carrés d’arbres. Mais est-ce que ça va convaincre les gens de venir ? Est-ce qu’il y a le facteur “wow !” qu’on attend d’un investissement de cette taille-là ? Non. Quelle occasion ratée ! »

     

    Selon lui, la Ville aurait pu verdir bien davantage la promenade. « Sans dire qu’il faut piétonniser tout le parcours, il faudrait au moins qu’on sente qu’il y a un “chemin Fleuve-Montagne”. »













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