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    Politique municipale

    Projet Montréal officialise son projet de «Ligne rose» du métro

    29 mai 2017 |Annabelle Caillou | Montréal
    La chef de Projet Montréal, Valérie Plante, en compagnie de l’ancien chef intérimaire de la formation, Luc Ferrandez
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La chef de Projet Montréal, Valérie Plante, en compagnie de l’ancien chef intérimaire de la formation, Luc Ferrandez

    Les membres de Projet Montréal ont filtré cette fin de semaine quelque 400 propositions pour adopter les grandes lignes de leur prochain programme électoral, dont la « Ligne rose », projet phare de leur chef, Valérie Plante.

     

    Lors de la course à la direction du parti l’automne passé, Mme Plante avait proposé de créer une cinquième ligne de métro diagonale qui relierait le centre-ville à Montréal-Nord, en passant par l’avenue Mont-Royal et le boulevard Pie-IX.

     

    « On a discuté d’une ligne de désir : où est-ce qu’on souhaite aller ? précise-t-elle. Il y a tellement de quartiers qui sont mal desservis sur l’île. »

     

    La candidate à la mairie de Montréal compte entre autres sur ce projet pour déloger Denis Coderre, le 5 novembre prochain.

     

    À ses yeux, cela désengorgerait les lignes de métro déjà existantes, pour permettre aux Montréalais de se déplacer plus vite vers leur lieu de travail ou d’études. « Ils veulent de nouvelles options dans le transport collectif. […] Ils attendent toujours [le prolongement de] la ligne bleue. Nous, on leur offre la ligne rose. »

     

    Mais cela ne se fera pas en un seul mandat, concède-t-elle. « C’est une vision qui va s’échelonner pas seulement sur quatre ans, mais je l’espère sur deux, trois ou même quatre mandats. Il va falloir du temps. »

     

    Elle reconnaît aussi qu’un tel projet représente un certain coût. Si elle est élue première mairesse de la métropole, Valérie Plante compte « se battre auprès des autres paliers de gouvernement pour exiger un réinvestissement majeur dans le transport collectif ».

     

    Réévaluer les tarifs ?

     

    Le parti souhaite également réévaluer toutes les mesures financières liées à la Société de transport de Montréal (STM) pour encourager les familles à rester sur l’île.

     

    Les membres ont toutefois rejeté l’idée d’offrir gratuitement le transport en commun aux jeunes de 17 ans et moins, souhaitant simplement garder la gratuité pour les 12 ans et moins.

     

    Alors que l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) entrera officiellement en fonction le 1er juin, la chef de Projet Montréal ne s’inquiète pas outre mesure.

     

    « Il y a toute une réorganisation et c’est pour ça que c’est le bon moment pour Projet Montréal d’arriver, pour faire partie des discussions. »

     

    Rappelons que la nouvelle institution, qui remplacera l’Agence métropolitaine de transport, aura pour mandat principal d’uniformiser les prix dans la grande région métropolitaine.

     

    Mme Plante pense que le projet de « Ligne rose » pourrait même intéresser la nouvelle agence, le tracé ayant déjà été étudié dans le passé par la STM.

     

    Prendre les rênes

     

    Réunis dans le cadre du 7e Congrès de Projet Montréal, les militants ont préparé le terrain en vue des prochaines élections municipales. La plateforme officielle devrait être dévoilée d’ici la fin de l’été, a affirmé Mme Plante. Elle se donne également jusqu’au déclenchement officiel de la campagne, fin septembre, pour compléter son équipe.

     

    À 160 jours du scrutin, Valérie Plante dit avoir confiance de gagner l’élection. « En 2013, je me suis lancée en politique contre Louise Harel et j’ai réussi à l’emporter. Dans la course à la chefferie, je n’étais pas la favorite et pourtant je l’ai emporté, alors on pourrait dire jamais deux sans trois », lance-t-elle déterminée.

     

    Elle rappelle que Projet Montréal a triplé le nombre de ses adhérents depuis la course à la direction, ce qui la pousse à affirmer que « cette année, ce sera la mairie ».

     

    Une opinion partagée par l’ancien chef intérimaire, Luc Ferrandez. D’après lui, Valérie Plante est une femme de terrain qui consulte beaucoup ses membres, contrairement au maire Denis Coderre. « Coderre, c’est un homme particulièrement individualiste dans la production des idées. […] C’est un gars d’idées personnelles qui ne sont pas appuyées par les citoyens, ni par son équipe. »

     

    « Les gens en ont assez de se faire tenir pour acquis. Denis Coderre le fait énormément en coupant beaucoup de rubans, mais il est peu présent sur le terrain. Nous, on va leur proposer le contraire, on sera présent », renchérit Mme Plante.

    Le projet de « Ligne rose » tel que proposé par Valérie Plante lors de la course à la direction de Projet Montréal, l'automne dernier.​



    Crédit : Projet Montréal













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