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    Urbanisme

    Priorité à la sécurité des cyclistes et des piétons à Montréal

    Il faut cesser de prendre des décisions qui accommodent les automobilistes, affirme la commission des transports de Montréal

    5 mai 2017 |Améli Pineda | Montréal
    La commission des transports de la Ville de Montréal devait notamment se pencher sur la cohabitation entre les usagers vulnérables et les véhicules lourds.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La commission des transports de la Ville de Montréal devait notamment se pencher sur la cohabitation entre les usagers vulnérables et les véhicules lourds.

    Pour faire de la « Vision zéro » un succès, Montréal doit penser ses aménagements en fonction des usagers les plus vulnérables et non en fonction de la fluidité de la circulation, croit la commission des transports de la Ville, qui a rendu publiques des recommandations à cet effet jeudi.

     

    Alors que les consultations publiques tenues ce printemps ont mis en relief les divergences d’opinions entre les piétons, les cyclistes et les camionneurs, la commission se range derrière les usagers les plus vulnérables.

     

    Elle a présenté jeudi une série de 30 recommandations pour concrétiser le projet Vision zéro, une approche inspirée de la Suède qui signifie qu’une ville n’accepte pas que des personnes meurent ou soient blessées sur la route.

     

    « Si je pouvais la résumer : aucune perte de vie n’est acceptable », avait expliqué le maire Denis Coderre lorsqu’il avait annoncé en septembre dernier que la Ville adhérerait à ce principe.

     

    La commission qui est présidée par le conseiller Michel Bissonnet en arrive à la conclusion qu’il faut cesser de prendre des décisions qui accommodent les automobilistes dans leurs déplacements.

     

    Elle devait notamment se pencher sur la cohabitation entre les usagers vulnérables et les véhicules lourds.

     

    Ralentir les autos

     

    Pour sécuriser les « endroits problématiques », elle suggère notamment de ralentir la circulation. Elle propose d’implanter des dos-d’âne, d’aménager des « refuges » à mi-chemin des grandes artères et d’effectuer du marquage au sol pour délimiter l’espace réservé aux piétons.

     

    La commission souhaite également que les feux de circulation soient revus en fonction des besoins des usagers vulnérables et en portant une attention particulière aux personnes âgées et aux personnes vivant avec un handicap.

     

    « Cette vision implique un audacieux changement de paradigme […] Il est nécessaire de modifier la manière de voir les choses afin de trouver de nouvelles solutions mieux adaptées », écrit la commission.

     

    Elle convient que ces changements ne peuvent tous se faire du jour au lendemain, mais invite la Ville à agir rapidement sur tout ce qui est sous sa responsabilité.

     

    Elle pense que l’ensemble de la Ville doit emboîter le pas aux arrondissements qui ont réduit la vitesse maximale sur les rues résidentielles à 30 km/h et sur les rues artérielles à 40 km/h.

     

    Elle suggère l’installation de caméras arrière sur la flotte de véhicules lourds de la Ville. Elle croit que Montréal doit exiger dans tous ses appels d’offres où des véhicules lourds sont nécessaires qu’ils soient munis de barres latérales.

     

    Les membres de la commission réitèrent aussi l’importance de faire respecter les dégagements de cinq mètres à toutes les intersections montréalaises d’ici septembre 2018.

     

    Les solutions ne passent toutefois pas que par les automobilistes. La commission propose un cours de « cycliste averti » dans les écoles montréalaises.

     

    À long terme, elle propose de se pencher sur la possibilité de limiter la circulation de véhicules lourds dans certaines zones de la métropole durant des périodes achalandées de la journée.

     

    Elle invite aussi Montréal à restreindre le stationnement de camions dans les rues locales.

     

    La prochaine étape de la stratégie Vision zéro repose entre les mains du comité exécutif de la Ville, qui aura six mois pour faire connaître les mesures qu’il entend mettre en place.

     

    Au total, 17 mémoires ont été déposés lors des consultations, entre autres par l’Association du camionnage du Québec, la Direction de santé publique de Montréal et Vélos fantômes Montréal.













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