Cinq consortiums sont en lice

Avec son nouveau train, la Caisse de dépôt compte réussir à convertir des automobilistes aux vertus du transport collectif. 
Photo: Source Caisse de dépôt et placement du Québec Avec son nouveau train, la Caisse de dépôt compte réussir à convertir des automobilistes aux vertus du transport collectif. 

Au terme d’un appel de qualification, cinq consortiums ont été retenus et pourront soumissionner pour l’obtention de deux contrats liés au Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Bombardier, Alstom et SNC-Lavalin font partie des entreprises qui se disputeront les contrats.

Deux consortiums tenteront de décrocher le contrat pour les travaux d’ingénierie et d’approvisionnement et la construction des infrastructures requises pour accueillir le REM. Il s’agit du Groupe NouvLR (SNC-Lavalin, Dragados Canada, Groupe Aecon Québec, Pomerleau et EBC) et de Kiewit-Eurovia (Construction Kiewit et Eurovia Québec Grands Projets).

Le second contrat, qui vise notamment la fourniture du matériel roulant et l’exploitation du réseau, est convoité par trois consortiums, soit Alliance Montréal Mobilité (Parsons, Hyundai Rotem et RATP Dev Canada), Bombardier Transport et le Groupe des partenaires pour la mobilité des Montréalais (Alstom Transport et SNC Lavalin).

CDPQ Infra, qui pilote le projet du REM, entend lancer les appels de propositions la semaine prochaine et les consortiums auront six mois pour déposer une proposition.

Achalandage

CDPQ Infra a également rendu publique une étude détaillée sur les prévisions d’achalandage du REM. Réalisée par Steer Davies Gleave, l’étude indique que, dès la première année de sa mise en service, en 2021, le REM accueillera 30,6 millions de passagers par année, soit 44,6 % de plus que le réseau actuel des trains de banlieue.

Cinq ans plus tard, en 2026, l’achalandage bondira à 41,1 millions de passagers par année, soit 93,7 % de plus qu’actuellement.

Avec son nouveau train, la Caisse de dépôt compte réussir à convertir des automobilistes aux vertus du transport collectif. L’étude estime que 10 % des passagers à bord du REM, à l’heure de pointe du matin, seront des automobilistes, ce qui correspondrait à 5520 personnes. Mais la grande majorité des passagers, soit 88 % d’entre eux, seront déjà des utilisateurs du transport collectif.

Et, comme on pouvait s’y attendre, la majorité des passagers se rendant à l’aéroport, soit 63 %, seront des usagers actuels de la navette d’autobus 747 de la Société de transport de Montréal (STM).

Les tarifs

Pour élaborer leurs prévisions, les auteurs de l’étude se sont basés sur des scénarios qui tiennent compte des tarifs en vigueur dans le réseau des trains de banlieue et des autobus, ainsi que du système de zones existant. « La structure tarifaire actuelle ne devrait pas changer, écrivent-ils. Le REM sera entièrement intégré au réseau de la région métropolitaine de Montréal et la structure tarifaire de l’AMT s’appliquera. »

À titre indicatif, le tarif moyen adulte en zone 1 est estimé à 2 $, alors que celui de la zone 7 est évalué à 5,19 $.

Ils présument également que la navette 747 menant à l’aéroport sera abolie. « Ce n’est pas décidé. C’est une hypothèse, pour nous donner une idée de l’achalandage attendu », a précisé Jean-Vincent Lacroix, directeur des relations médias à CDPQ Infra.

Comme le tarif de la navette 747 est différent de ceux du réseau de la STM, l’étude indique que les passagers se rendant à l’aéroport devraient débourser 8,15 $.

Rappelons que le REM, dont le coût de construction est estimé à 5,5 milliards de dollars, reliera Brossard à Sainte-Anne-de-Bellevue avec des liens vers l’aéroport Montréal-Trudeau et vers Deux-Montagnes.

1 commentaire
  • Patrick Daganaud - Abonné 11 novembre 2016 01 h 25

    CORRECTION

    TRAIN DE LA CAISSE DE DÉPÔT

    « Cinq consortiums sont en liesse. »

    On le serait à moins. Ils le seront à plus.

    Plus, plus, plus...