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    Sauvons l’Anse-à-l’Orme

    27 mai 2016 | Don Hobus, Lisa Mintz, Shloime Perel, Sue Stacho, Ross Stitt Montréal, le 26 mai 2016 | Montréal

    À la lumière d’une étude rendue publique par l’Initiative nord-américaine pour les oiseaux (The North American Bird Initiative) qui montre qu’un tiers des oiseaux d’Amérique du Nord est menacé d’extinction (« Le tiers des oiseaux sont menacés d’extinction », Le Devoir, 19 mai 2016), et pour bien d’autres raisons, il est tragique que vous, le maire, Denis Coderre, et le Conseil exécutif de la Ville de Montréal, soyez favorables à la construction de milliers de condos, ainsi que d’un complexe commercial, dans une zone naturelle vierge à l’ouest de la municipalité de Pierrefonds, soit le plus grand espace vert sans protection aucune sur l’île. Le projet envisagé entraînerait des infrastructures et un réseau de routes qui pourraient introduire des milliers de voitures et de la pollution à grande échelle au coeur même de cette zone naturelle.

     

    Cette région très riche en biodiversité ne doit pas être détruite, car elle constitue un espace naturel vert en continuité avec les parcs nature de cap Saint-Jacques et de l’Anse-à-l’Orme, ainsi que du sanctuaire des oiseaux de Senneville.

     

    La zone naturelle de Pierrefonds contient 270 espèces fauniques et floristiques, ainsi que plus de 50 environnements humides et une variété de zones boisées et de prairies. On y retrouve notamment des cerfs, la salamandre de Jefferson, une espèce menacée et deux espèces végétales, la sanicle du Canada et l’asaret du Canada, ou gingembre sauvage, que l’on croyait disparues de Montréal. Il y a dans cette zone au moins 158 espèces d’oiseaux, en grande majorité des oiseaux migrateurs, protégés par le Traité des oiseaux migrateurs. Y séjournent des espèces menacées, telles que la paruline du Canada ou le martinet ramoneur. La Ville de Montréal ne désire certainement pas être responsable de la destruction de cette magnifique biodiversité.

     

    En 2011, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a adopté son Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) qui décrète la protection d’au moins 17 % du territoire métropolitain afin de préserver et d’accroître sa biodiversité. Si l’administration Coderre, en tandem avec des promoteurs immobiliers, réussit à détruire la zone naturelle de Pierrefonds, le résultat sera tout à fait opposé, c’est-à-dire une destruction de cette biodiversité. Il est plus que temps de faire marche arrière, de prendre le bon chemin et de conserver ce qui reste en zones naturelles vierges sur l’île de Montréal.

     

    Sauvons l’Anse-à-l’Orme.













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