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    Le SPVM se sert du Taser comme outil de prévention

    L’utilisation du pistolet à impulsion électrique a bondi, mais les contacts demeurent rares

    28 avril 2016 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Le SPVM, qui possède 75 Taser, compte augmenter l’accès au pistolet à impulsion électrique dans les prochaines années.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le SPVM, qui possède 75 Taser, compte augmenter l’accès au pistolet à impulsion électrique dans les prochaines années.

    Les policiers montréalais ont de plus en plus souvent recours au pistolet Taser, mais ils l’utilisent surtout comme outil de dissuasion sans contact avec la personne qu’ils cherchent à contrôler, révèle le rapport annuel du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

     

    En 2015, les policiers montréalais ont utilisé le pistolet à impulsion électrique à 82 reprises, contre 61 fois en 2014 et 34 fois en 2013.

     

    Mais dans la majorité des interventions, ils ont opté pour le mode « démonstration » (68 fois en 2015), le préférant au mode « projection », c’est-à-dire que les sondes sont projetées sur une distance d’environ 10 mètres pour atteindre la personne jugée menaçante (12 fois en 2015). Le contact direct s’est effectué à deux reprises en 2015.

     

    Plan de déploiement

     

    « On a un plan de déploiement qui s’en vient, mais il est actuellement en production. […] Il y a clairement un objectif d’augmenter la disponibilité de ces appareils sur le terrain », a indiqué le commandant Dorion sans vouloir révéler les détails du plan ni l’ampleur du déploiement. Au cours du dernier mois, six appareils de plus ont été mis à la disposition des policiers, dont cinq dans les postes dans les quartiers centraux, a-t-il dit.

     

    Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) n’a jamais été un partisan du Taser. Organisateur communautaire, Bernard St-Jacques reconnaît que la pression est forte pour que le SPVM augmente le recours au pistolet Taser compte tenu notamment des recommandations de coroners : « Mais c’est évident que le Taser n’est pas la solution. Ce n’est pas une intervention qui permet d’atténuer la tension. Je sais qu’il s’agit souvent de situations difficiles, car la personne est en crise, mais il faut trouver une solution entre les deux pour d’abord diminuer la tension. »

     

    Depuis 2013, le SPVM donne à ses patrouilleurs une formation de réponse en intervention de crise (RIC). Au terme de 2015, 169 policiers ont reçu cette formation.

    Bilan annuel

     

    Le rapport annuel du SPVM passe aussi en revue toutes les statistiques sur la criminalité et les infractions. Ainsi, Montréal a été le théâtre de 30 homicides en 2015 — soit 2 de plus que l’année précédente — et de 111 tentatives de meurtre, contre 75 pour 2014.

     

    Le bilan cycliste s’est alourdi puisque 3 décès de cyclistes ont été enregistrés en 2015, contre 2 en 2014, et le nombre de blessés graves s’est accru de près de 43 %.

     

    Il y a eu moins de décès de piétons, soit 11 au lieu de 13, et moins de blessés graves, mais, globalement, le nombre de victimes chez les piétons a augmenté en 2015.

     

    Pour leur part, les policiers et les agents de stationnement ont donné 1,680 million de constats d’infraction, un nombre légèrement plus élevé qu’en 2014 (1,671 million).

     

    Rappelons qu’en 2016, le SPVM mènera un projet-pilote pour doter une cinquantaine de policiers de caméras portatives.


    Utilisation du Taser par le SPVM
    Année Fréquence
    2011 29
    2012 31
    2013 34
    2014 61
    2015 82












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