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    Coderre opposé au péage

    4 novembre 2015 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Une automobiliste à un poste de péage
    Photo: Getty Images Une automobiliste à un poste de péage

    Le maire Denis Coderre affirme que sous son administration, il est hors de question d’implanter des péages sur les ponts autour de Montréal.

     

    « On est capables de trouver des solutions sans toujours demander aux automobilistes de payer », a indiqué M. Coderre en entrevue au 98,5FM mardi matin. Alors qu’il se trouvait en Chine où il participe à une mission économique, le maire dit craindre que l’implantation de péages crée un « effet trou de beigne ». Selon lui, mieux vaudrait créer des fonds dédiés qui permettraient de financer les projets de transport.

     

    La question du péage a rebondi dans l’actualité cette semaine avec la publication, lundi, d’une étude menée par un groupe de recherche indépendant, le Comité de l’écofiscalité du Canada, qui préconise l’implantation de postes de péage sur les ponts autour de l’île de Montréal afin de réduire la congestion routière.

     

    La taxe sur l’essence

     

    Le ministre des Transports et ministre responsable de la métropole, Robert Poëti, rejette aussi l’option du péage dans un avenir rapproché, estimant qu’il faudra d’abord offrir aux automobilistes d’autres options en transport collectif, comme le train électrique sur le futur pont Champlain. « Sans solution alternative, ça m’apparaît être punitif et, à ce moment-là, on dira que seuls les gens qui ont de l’argent pourront utiliser les ponts. Il me semble un peu prématuré d’utiliser cette idée-là », a-t-il expliqué à Radio-Canada.

     

    Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville, Luc Ferrandez, croit que l’option du péage doit être étudiée, mais il soutient qu’avant tout, il faut s’assurer que la taxe sur l’essence est consacrée aux investissements en transport en commun : « Utilisons la taxe sur l’essence, car en ce moment, elle n’est pas affectée au transport en commun », a-t-il dit lundi.

     

    L’alliance Transit, une coalition d’organismes qui milite pour le financement des transports collectifs, a applaudi la proposition. Le péage pourrait permettre de faire d’une pierre deux coups en réduisant la congestion routière et en assurant le financement de solutions en transport pour les citoyens, a souligné Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki.













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