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    Sondage Léger-Le Devoir-Le Journal de Montréal

    Coderre plaît aux Montréalais

    3 novembre 2015 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Le maire de Montréal, Denis Coderre, a toujours la cote.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le maire de Montréal, Denis Coderre, a toujours la cote.

    Les Montréalais apprécient leur maire. Deux ans après son élection, Denis Coderre jouit d’un taux de satisfaction de 72 %, révèle un sondage réalisé par Léger pour le compte du Devoir et du Journal de Montréal. Mais une majorité de répondants divergent d’opinion avec lui quant au déversement d’eaux usées dans le fleuve et trouvent la planification des chantiers bien déficiente.

     

    Questionnés sur la qualité du travail accompli par le maire Coderre, les répondants accordent une note moyenne de 6,7 sur une échelle de 10. Près des trois quarts des Montréalais interrogés sont satisfaits de sa performance, alors que 24 % d’entre eux lui accordent une note plutôt défavorable. Le taux de satisfaction est plus élevé chez les francophones (74 %) que chez les anglophones (63 %).

     

    Denis Coderre a donc toujours la cote. En juin dernier, le baromètre des personnalités préparé par Léger l’avait d’ailleurs placé au sommet du palmarès des politiciens préférés des Québécois, qui dans une proportion de 69 % avaient déclaré avoir une bonne opinion de lui.

     

    Selon une majorité de répondants, soit 54 %, la situation générale s’est améliorée à Montréal depuis l’arrivée de M. Coderre à la mairie, alors que 34 % d’entre eux jugent que la situation est restée la même et que 6 % ont plutôt perçu une détérioration.

     

    À ce chapitre, l’écart entre les francophones et les anglophones est prononcé. Ainsi, alors que 61 % des francophones estiment que la situation s’est améliorée, ce taux chute à 38 % chez les anglophones.

     

    « Les gens sont heureux de l’élection de Coderre deux ans plus tard. Montréal va mieux sous Coderre », résume Jean-Marc Léger, président de Léger. « Rappelez-vous la phrase de Denis Coderre : “Montréal is back !” Les Montréalais, de façon générale, lui donnent une bonne note. »

     

    Denis Coderre est donc populaire auprès des Montréalais, mais si l’on se fie à un coup de sonde réalisé par Léger, l’administration de Régis Labeaume a auparavant obtenu un score supérieur auprès des Québécois, avec 76 %.

     

    Les intentions de vote

     

    Ce sondage Internet réalisé auprès de 600 citoyens de Montréal révèle aussi que si des élections avaient eu lieu il y a quelques jours, l’Équipe Denis Coderre aurait recueilli 57 % des voix contre 13 % pour Projet Montréal, que dirige Luc Ferrandez depuis le départ de Richard Bergeron.

     

    Les autres partis se contentent de miettes. Le Vrai changement pour Montréal, qui avec sa chef Mélanie Joly avait recueilli 26,47 % des voix lors du scrutin de novembre 2013, ne récolte que 6 % des appuis maintenant que le parti est dirigé par Lorraine Pagé. De son côté, Coalition Montréal, avec Benoit Dorais à sa tête, n’obtient que des 5 % des appuis, contre 12,79 % lorsque Marcel Côté dirigeait cette formation aux élections d’il y a deux ans.

     

    « L’opposition est faible à Montréal, note Jean-Marc Léger. C’est sûr qu’on n’est pas en période électorale. Tout tourne autour de Denis Coderre à ce moment-ci. »

     

    Le parti de Denis Coderre est beaucoup moins populaire chez les jeunes, mais ses appuis grimpent avec l’âge des électeurs, passant de 28 % pour les 18-24 ans à 76 % chez les 65 ans et plus. À l’inverse, les troupes de Luc Ferrandez attirent davantage les jeunes, 27 %, contre 7 % d’appuis chez les aînés.


    Le déversement impopulaire

     

    Les Montréalais apprécient leur maire, mais ils ne sont pas d’accord avec lui sur tous les dossiers. Au sujet de la décision de Postes Canada de mettre fin à la distribution du courrier à domicile, qui a incité le maire à jouer du marteau-piqueur, une majorité de répondants, soit 68 %, sont d’accord avec le maire. Dans une proportion de 64 %, ils souscrivent à sa décision de s’opposer au péage sur le futur pont Champlain. Leur appui à M. Coderre est beaucoup plus mitigé dans le dossier d’Uber, que le maire veut interdire (41 % sont en désaccord avec la position du maire).

     

    Quant au déversement de huit milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve, le désaccord est encore plus important. Ainsi, 51 % des répondants désapprouvent le maire dans ce dossier alors que 34 % l’appuient. « C’est le dossier qui fait le plus mal à l’administration. Il y a une incompréhension de la population à l’endroit du maire. Les gens se demandent pourquoi il est aussi radical dans ce dossier quand on sait que la solution, c’est de polluer le fleuve », explique M. Léger.

     

    Les chantiers honnis

     

    De façon générale, les Montréalais sondés sont satisfaits de la qualité de vie (70 %), de la sécurité publique (59 %), du développement du réseau cyclable (57 %), des finances publiques (53 %), de la propreté de la ville (51 %), du développement économique (49 %) et des relations de travail (45 %).

     

    Mais la situation se gâte lorsqu’il est question de l’entretien des rues, dont une majorité de Montréalais sont insatisfaits (56 %), et de la planification des chantiers routiers, une source perpétuelle de maux de tête qui mécontente 59 % des répondants montréalais. Le niveau de taxation n’enchante guère les Montréalais, et la proportion d’insatisfaits atteint 43 %. Ce résultat n’étonne pas Jean-Marc Léger. « Les gens sont toujours très critiques. Je n’ai jamais fait un sondage où les gens disent que le niveau de taxation est bon », dit-il.

     

    Les avis sont partagés concernant l’aide aux itinérants, qui est qualifiée d’insatisfaisante par 38 % des répondants.

     

    Denis Coderre a-t-il eu raison de la corruption à Montréal ? Quelque 46 % des Montréalais interrogés estiment qu’il y a moins de corruption depuis que le nouveau maire est en poste alors que 31 % croient qu’il y en a autant, et 2 % qu’il y en a moins. Les anglophones sont d’ailleurs plus sceptiques que les francophones quant à la réduction de la corruption. « Les gens pensent que le maire est en contrôle sur cette question », souligne Jean-Marc Léger.

     

    Le sondage a été mené en ligne entre le 28 octobre et le 1er novembre 2015 auprès de 600 répondants. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 4 % dans 19 cas sur 20.













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