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    Montréal

    Mont-Royal donne le feu vert au Royalmount

    23 septembre 2015 |Jeanne Corriveau | Montréal
    Baptisé officieusement le «Quinze40» parce qu’il se trouve à l’intersection des autoroutes 15 et 40, le Royalmount accueillera un complexe d’une superficie de 4 millions de pieds carrés.
    Photo: Carbonleo Baptisé officieusement le «Quinze40» parce qu’il se trouve à l’intersection des autoroutes 15 et 40, le Royalmount accueillera un complexe d’une superficie de 4 millions de pieds carrés.

    Maintenant que la Ville de Mont-Royal a donné son aval au mégacentre commercial Royalmount, il reste peu d’obstacles à la réalisation du projet controversé de 1,7 milliard de dollars, si ce n’est son approbation par l’agglomération de Montréal.

     

    Malgré la dissidence d’un élu, le conseil municipal de Mont-Royal a entériné, lundi soir, les derniers changements de zonage requis pour que le projet du Royalmount puisse voir le jour.

     

    Baptisé officieusement le « Quinze40 » parce qu’il se trouve à l’intersection des autoroutes 15 et 40, le Royalmount accueillera un complexe d’une superficie de 4 millions de pieds carrés avec une salle de spectacle, une patinoire, un centre aquatique, des cinémas et deux hôtels en plus des boutiques et des bureaux.

     

    Les principales étapes ont été franchies, reconnaît le maire de Mont-Royal, Philippe Roy.

     

    Mais le projet suscite beaucoup d’inquiétudes à Montréal. L’agglomération de Montréal, qui regroupe les villes de l’île, sera d’ailleurs appelée à se prononcer sur des investissements en matière d’eau et d’infrastructures routières. « Ville Mont-Royal est tout à fait autonome dans son fonctionnement et ses juridictions, a rappelé le maire Denis Coderre. Mais il n’y a rien qui va se faire sans l’assentiment de l’agglomération. Ce ne sera pas un rubberstamp [approbation automatique]. »

     

    Le maire avait donné un mandat à la Commission du développement économique pour qu’elle examine le projet et ses impacts sur la congestion routière et les activités commerciales pour Montréal. Mais on ignore quand elle rendra son rapport.

     

    Trop peu, trop tard ?

     

    Le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville, Luc Ferrandez, a reproché au maire Coderre son manque de « courage » dans le dossier. « Les travaux de la Commission ne sont pas très avancés. Pendant ce temps-là, les terrains ont été achetés, le changement de zonage et les changements réglementaires ont été faits. Le maire Coderre a été mis devant un fait accompli, a commenté M. Ferrandez. Si M. Coderre avait voulu arrêter ce projet-là, il aurait agi bien avant. »

     

    Le chef de l’opposition est d’avis que le promoteur sous-estime l’impact de son projet sur la circulation automobile. Selon lui, le centre commercial attirera 100 000 véhicules de plus par jour et non 20 000, comme le clame depuis des mois le promoteur.

     

    Retombées économiques

     

    Pour sa part, le maire de Mont-Royal ne croit pas que l’agglomération pourrait bloquer le projet. « Le projet devait respecter le schéma d’aménagement de l’agglomération. Et il le respecte », a précisé Philippe Roy.

     

    Le maire Roy a indiqué qu’il ne souhaitait pas la confrontation avec les élus montréalais : « On est conscients que ce projet déborde des simples limites de Mont-Royal. Il y aura des impacts positifs et des retombées économiques pour Montréal, mais sûrement des impacts qui pourraient être négatifs. Mais on a toujours dit qu’on travaillerait avec l’administration Coderre pour que ce projet se réalise bien. »

     

    Lorsqu’il avait présenté son projet au printemps dernier, Carbonleo avait indiqué que les travaux pourraient commencer en 2017 pour une inauguration en 2021.













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