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    Pont Champlain

    Montréal devra dépenser 78 millions pour protéger son eau

    16 septembre 2015 |Jeanne Corriveau | Montréal
    En mars dernier, «Le Devoir» révélait que la construction du futur pont Champlain constituait une menace pour l’approvisionnement en eau à l’usine Atwater.
    Photo: Jacques Grenier Le Devoir En mars dernier, «Le Devoir» révélait que la construction du futur pont Champlain constituait une menace pour l’approvisionnement en eau à l’usine Atwater.

    Protéger l’eau potable de Montréal de toute contamination pouvant émaner du chantier du pont Champlain coûtera 78 millions de dollars à la Ville. L’administration Coderre a sollicité l’aide financière d’Ottawa et de Québec pour effectuer les travaux d’envergure qui sont requis, mais elle attend toujours une réponse de leur part.

     

    En mars dernier, Le Devoir révélait que la construction du futur pont Champlain constituait une menace pour l’approvisionnement en eau à l’usine Atwater. La principale prise d’eau est située en amont des rapides de Lachine, mais pour être acheminée jusqu’à l’usine Atwater, l’eau brute doit emprunter un canal à ciel ouvert, celui de l’Aqueduc.

     

    Dans le cadre du chantier du pont Champlain, Infrastructure Canada doit effectuer des travaux sur l’autoroute 15, adjacente au canal de l’Aqueduc. Les risques de contamination de l’eau sont donc élevés. Pour sécuriser l’approvisionnement de l’usine Atwater, qui traite 42 % de l’eau potable de l’île, Montréal procédera à des travaux sur une distance de 900 mètres dans le canal de l’Aqueduc et construira une nouvelle canalisation en tunnel.

     

    Le comité exécutif devra donner son aval à un règlement d’emprunt de 78 millions lors de sa réunion hebdomadaire mercredi matin. L’administration Coderre n’a pas voulu commenter le dossier mardi avant que le comité exécutif l’ait approuvé.

     

    À qui la facture ?

     

    En mars dernier, la responsable du dossier de l’eau au comité exécutif, Chantal Rouleau, avait fait valoir que c’était à Ottawa et à Québec de payer la facture de ce chantier imprévu puisqu’ils étaient responsables de la menace à l’eau de Montréal. « Ce n’est pas à nous de payer ça. C’est énorme », avait-elle dit.

     

    Le ministère des Transports du Québec (MTQ) avait alors rejeté toute responsabilité. De son côté, l’attaché de presse du ministre fédéral de l’Infrastructure, Denis Lebel, avait suggéré à la Ville de Montréal de soumettre une demande de financement par l’entremise du Nouveau Fonds Chantiers Canada.

     

    « Ce nouveau programme n’est pas encore actif et les conditions d’octroi d’aide financière ne sont pas encore connues », précisent les documents remis aux élus en prévision de la réunion du comité exécutif.

     

    Comme les travaux sur l’autoroute 15 doivent commencer en mai 2018, la Ville devra avoir terminé les siens avant cette date.













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